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le pays des hommes blessés alexander lesterÀ deux dodos de séparation des premières parutions des 581 romans annoncés pour la rentrée littéraire 2017 – 390 romans français et romans francophones et 191 romans étrangers – et après onze volets
(#1#2#3#4#5#6#7#8#9#10 & #11) de la traditionnelle bi-annuelle rentrée littéraire côté premier roman par Adepte du livre, voici la douzième sélection de premiers romans de la rentrée littéraire 2017.

Un tour d’horizon promouvant exclusivement les nouvelles plumes de la rentrée littéraire de septembre 2017, à paraître du 16 août à fin octobre, afin, dans la modeste mesure de ce blog, de les aider à affronter les difficultés à sortir de l’anonymat, à se faire une place de choix sur les tables des libraires et à s’imposer dans la course aux grands prix littéraires d’automne ; difficultés persistantes même si le penchant actuel généralisé pour le premier roman – intérêt sincère et durable ou opportunisme tendanciel ? – devrait profiter aux primo-romanciers de ce cru 2017 et sa plus audacieuse programmation de premiers romans depuis longtemps.

Une mise en lumière spécifique des primo-éditions de l’automne littéraire 2017 qui, fidèlement à l’esprit du blog d’ouverture des frontières et des genres littéraires, porte tant sur les premiers romans français et premiers romans francophones que sur les premiers romans étrangers, tant sur les premiers romans de la littérature générale que sur les premiers romans de la littérature de genre (thriller, science fiction, érotique, fantasy…) et tant sur les premiers romans des grandes maisons d’édition que sur les premiers romans publiés par de petits éditeurs indépendants. De quoi satisfaire les goûts de lecture les plus éclectiques !

Un inventaire complet des primo-auteurs de la rentrée littéraire 2017 qui dépasse forcément largement les 81 premiers romans annoncés cantonnés à la littérature générale.

Un reader’s digest personnel en totale disruption d’avec la navrante uniformité des diktats du must-read book et autres sélections formatées d’une bien-pensance en mal de curiosité se contentant trop souvent de paraphraser au mieux, recopier au pire, les communiqués de presse et présentant les mêmes sempiternels écrivains.

Bref, un festival du premier roman personnel reposant sur l’attachement intime et subjectif mais qualitativement éprouvé pour les écrivains en herbe.

Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain, êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu et à soutenir le premier roman ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Denoël :

La bibliothèque de Mount Char de Scott Hawkins (États-Unis), à paraître le 24 août : Carolyn était une jeune Américaine comme les autres. Mais ça, c’était avant. Avant la mort de ses parents. Avant qu’un mystérieux personnage, Père, ne la prenne sous son aile avec d’autres orphelins. Depuis, Carolyn n’a pas eu tant d’occasions de sortir. Elle et sa fratrie d’adoption ont été élevés suivant les coutumes anciennes de Père. Ils ont étudié les livres de sa Bibliothèque et appris quelques-uns des secrets de sa puissance. Parfois, ils se sont demandé si leur tuteur intransigeant ne pourrait pas être Dieu lui-même. Mais Père a disparu – peut-être même est-il mort – et il n’y a maintenant plus personne pour protéger la Bibliothèque des féroces combattants qui cherchent à s’en emparer. Carolyn se prépare pour la bataille qui s’annonce. Le destin de l’univers est en jeu, mais Carolyn a tout prévu. Carolyn a un plan. Le seul problème, c’est qu’en s’acharnant à créer un nouveau dieu, elle a oublié de préserver ce qui fait d’elle un être humain. Avec une galerie de personnages mémorables et une intrigue qui vous réserve plus d’une surprise, La Bibliothèque de Mount Char est à la fois terrifiant et hilarant, étrange et humain, visionnaire et captivant. Un roman qui marque l’entrée en scène d’une voix nouvelle dans le monde de la fantasy. (Fantasy)

Treize jours de Roxane Gay (États-Unis), à paraître le 7 septembre : Fille de l’un des hommes les plus riches d’Haïti, Mireille Duval Jameson mène une vie confortable aux États-Unis. Mais alors qu’elle est en vacances à Port-au-Prince avec son mari Michael et leur bébé Christophe, Mireille est kidnappée. Ses ravisseurs réclament un million de dollars à son père. Pourtant, ce dernier refuse de payer la rançon, convaincu que toutes les femmes de sa famille seraient alors enlevées les unes après les autres. Pendant treize jours, Mireille vit un cauchemar. Son ravisseur, dit le commandant, est d’une cruauté sans nom. Comment survivre dans de telles conditions et, une fois libérée, comment surmonter le traumatisme, pardonner à son père et recréer une intimité avec son mari ? Mireille et les siens vont pourtant réussir à reprendre pied et découvrir que la rédemption peut revêtir les formes les plus inattendues.

Le pays des hommes blessés d’Alexander Lester (Angleterre), à paraître le 14 septembre : Rhodésie, années 1970. La colère gronde dans cette ancienne colonie britannique devenue indépendante, mais restée aux mains des Blancs. Alors qu’une guerre civile sans précédent s’apprête à ravager le pays, le jeune Wayne Roberts, fils d’un puissant propriétaire terrien rhodésien, n’a qu’une obsession : sauver Msasa, la ferme familiale dont il doit un jour hériter. Il y consacre tout son temps, pendant que son jeune frère Patrick préfère au dur labeur les romans d’aventures. La guerre achève d’éloigner les deux frères : Wayne veut à tout prix défendre la terre familiale contre les nationalistes africains, tandis que Patrick estime que les terres doivent être rendues au peuple shona. Ce sera le début d’une plongée dans la violence que rien, et surtout pas leur irrépressible besoin de vengeance, ne pourra arrêter. Le sang qui les lie pourra-t-il les réconcilier un jour ?

Tu riras moins quand tu connaîtras les hommes de Florent Bottero, à paraître le 21 septembre : Vendée 1856 : le nom de Joseph Roubaud se répand en France comme un écho de terreur… Joseph Roubaud est infirme de naissance, on l’appelle le pied-bot. Il rappelle ces héros un peu tordus que la plume d’un Hugo rend bouleversants, l’Homme qui rit, ou Quasimodo, sauf que ce Roubaud est un vrai salaud qui mérite cent fois la mort. Il a commencé par exécuter trois types qu’il soupçonnait d’avoir violé sa fille Ophélie. La petite de douze ans était tout ce qui le rattachait à l’humanité, son cadavre flotte dans la rivière voisine. Les villageois, eux, le soupçonnent d’être lui-même le bourreau de son Ophélie. Tout l’accuse, mais plutôt que de répondre aux interrogations de la police, Roubaud se lance dans une expédition sanguinaire, fuite en avant désespérée et dérisoire. Il est accompagné de La Forge, un géant au visage figé dans un calme olympien, « fruit du métal et de la terre », un homme de béton, une sorte de robot avant la lettre, qui ignore tout de ses origines, de son enfance, de l’amour… Un couple bancal et maudit, furieux et génial, qui va écrire sa légende, révéler les mensonges des uns, les turpitudes des autres. Chabert, le maire du village, sera la première victime de ces vérités exposées, sa famille totalement détruite. Car dans ce conte apocalyptique, les discours sont des armes, les mots tuent, les idées massacrent.

Une seconde d’éternité de Fioly Bocca (Italie), à paraître le 12 octobre : Une seconde d’éternité est un roman sur la magie d’une rencontre, quand le regard d’un inconnu nous révèle que rien n’arrive par hasard. Anita vit à Turin depuis des années, mais c’est dans les Dolomites qu’elle a grandi. Une région où le vent souffle, où sans relâche l’air frais charrie des odeurs de bois et de terre, et où Anita continue à revenir régulièrement pour voir sa mère, gravement malade. Tous les soirs, dans son petit appartement turinois, lorsqu’elle s’installe devant son ordinateur pour lui souhaiter bonne nuit par e-mail, elle lui raconte mensonge sur mensonge. Elle lui cache que son travail dans une agence littéraire ne lui plaît pas du tout, et que son fiancé Tancredi est distrait, absent et refuse de s’engager. Au lieu de cela, Anita décrit les préparatifs pour le mariage, imagine l’église de son village décorée de fleurs et tous les enfants qui viendront à la noce. Mais ce fragile château de cartes s’effondre lorsqu’elle croise le regard d’Arun, un inconnu dont les yeux profonds percent la façade qu’Anita avait construite. Mais qui est cet homme doux et rêveur, cet auteur pour enfants qui aime la mer en hiver ? Anita, qui voudrait le tenir à distance, se sent irrésistiblement attirée vers lui…

Station : La chute d’Heaven d’Al Robertson (Angleterre), à paraître le 19 octobre : Un premier roman qui dynamite les codes du cyperpunk et du space opera ! Après sept ans de guerre entre les IA (Intelligences Artificielles) rebelles de la Totalité et l’humanité – dirigée par les dieux du Panthéon, des consortiums qui se manifestent sous forme humaine -, la Terre n’est plus qu’un gigantesque champ de ruines. La plupart des humains ayant échappé au conflit vivent à bord de Station, un immense complexe spatial. Jack a combattu la Totalité pour le compte du Panthéon, secondé par Hugo Fist, une intelligence artificielle de combat installée en lui. Considéré comme un traître parce qu’il a épargné l’une des IA rebelles, Jack revient des confins du système solaire pour trouver sur Station les réponses aux questions qui le taraudent depuis sept ans. Le temps presse : le contrat de licence d’Hugo Fist arrive bientôt à échéance ; au-delà, c’est l’IA qui prendra le contrôle, effaçant irrémédiablement l’esprit de Jack, le condamnant au néant. (Science fiction)

L’essence du mal de Luca d’Andrea, à paraître le 26 octobre : Une communauté isolée du Tyrol du Sud tait depuis des années un triple meurtre. Pour protéger qui ? ou quoi ? Un thriller original et puissant, entre Jo Nesbø et Stephen King. En 1985, dans les montagnes hostiles du Tyrol du Sud, trois jeunes gens sont retrouvés morts dans la forêt de Bletterbach. Ils ont été littéralement charcutés pendant une tempête, leurs corps tellement mutilés que la police n’a pu déterminer à l’époque si le massacre était l’œuvre d’un humain ou d’un animal. On se transmet de génération en génération de terribles histoires sur cette forêt de Bletterbach. Trente ans plus tard, Jeremiah Salinger, réalisateur américain de documentaires marié à une femme de la région, entend cette histoire et décide de partir à la recherche de la vérité. À Siebenhoch, petite ville des Dolomites où ils se sont installés, les habitants font tout – parfois de manière menaçante – pour qu’il abandonne ses recherches. Même son beau-père, Werner, ancien responsable de la brigade de secours alpin, qui a découvert les trois cadavres. Même sa femme, inquiète pour la sécurité de son mari et de leur fille Carla. Le triple meurtre est comme porteur d’une malédiction. Comme si, à Bletterbach, une force meurtrière qu’on pensait disparue s’était réveillée. Une force aussi ancienne que la Terre elle-même. L’essence du mal est le premier roman de Luca D’Andrea, considéré comme le petit génie du polar en Italie.

Aux Éditions du Rocher :

Redites-moi des choses tendres de Soluto, à paraître le 6 septembre : C’est l’histoire d’un couple qui se sépare, d’une famille qui explose. Il y a un homme veule et une femme digne, des éperdus et des chairs à plaisir, des enfants manipulateurs. Il y a de l’amour, du sexe, de la violence, du désir, de la bêtise, du gâchis, des fuites, des trouilles bleues, du hasard taquin, des magasins de parfumerie, du skate-board, une poire de vitesse, des mensonges, un voyage, du chic et une boutique pour dame. Du tragique, des drôleries, de la fatalité.

La partition intérieure de Réginald Gaillard, à paraître le 4 octobre : « C’est sans gloire qu’au mois d’octobre 1969 je suis arrivé à Courlaoux. » 2012, un prêtre revient sur ses années passées dans un village du Jura, alors qu’il se destinait à une tout autre carrière ecclésiastique. Il est confronté à des villageois fort différents de lui, et plus particulièrement à Charlotte, que tout le monde appelle « la folle », et dont la vie pour l’essentiel se concentre sur les tombes du cimetière. Il y rencontre aussi, retiré du monde, un compositeur néerlandais dont l’unique désir est de se consacrer à l’écriture, persuadé qu’il a une grande œuvre à livrer. Mais son intimité blessée heurte avec violence sa quête du son parfait… À mesure qu’il fréquente ces deux êtres que pourtant tout sépare, Jean va connaître ce retournement du cœur qui amène à la connaissance des profondeurs de la foi. Ce récit nous entraîne sur une crête, au fond des âmes et à la frontière du visible. Malgré la nuit et les replis d’un silence ardent, pointe dans la beauté simple de la campagne jurassienne une lueur brûlante : ce que l’on croit détruit a peut-être été sauvé…

Aux Éditions Maurice Nadeau :

Along the railroad tracks, une histoire allemande de Roger Salloch (États-Unis), à paraître le 13 octobre : Lire ce premier roman, c’est cheminer aux côtés de Reinhardt Korber, peintre et professeur d’art, à Berlin au printemps 1935. C’est le suivre dans les rues, à l’ombre des cafés, sous les bourgeons des tilleuls de Unter den Linden. Dans la lumière diaphane d’un printemps radieux, à travers le mythe des trois Rois mages qui parviennent à échapper à la cruauté d’Hérode/Hitler, ce livre est un roman sur Reinhardt, et deux de ses étudiantes, Lotte et Rebecca, un trio d’esprits libres résistant au monde envahissant du Parti avec ses soldats et ses croix gammées. Rebecca est juive, Lotte ne l’est pas. Lorsque la famille de Rebecca est forcée de quitter l’Allemagne, Rebecca est jalouse de Lotte qui restera sur place avec le professeur. Elle convainc Lotte que Reinhardt est tombé amoureux d’elle et, lorsque Rebecca s’en va, la jalousie de Rebecca devient la colère de Lotte, et la colère de Lotte devient sa passion. Reinhardt Korber n’est pas comme les autres jeunes hommes du Berlin de 1935. Il n’est pas un héros, il s’efforce simplement à porter un regard vrai sur les choses, puis à les regarder à nouveau. Si l’Allemagne est sur les rails d’un chemin de fer allant vers la tragédie, Rebecca, Lotte et Reinhardt sont seuls. Ce ne sont pas des héros, mais leur histoire change presque l’Histoire…

3 réflexions sur “Rentrée littéraire 2017 côté premier roman #12

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