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Gourmande Isabelle KicheninPlus que trois jours avant le début officiel de la rentrée littéraire 2017 programmée du 16 août à la fin du mois d’octobre, avec à sa suite, 581 romans publiés par de petits éditeurs indépendants comme par de grandes maisons d’édition, dont 390 côté littérature française et littérature francophone et 191 côté littérature étrangère.

Un automne littéraire 2017 attendu avec d’autant plus d’impatience que la traditionnelle bi-annuelle présentation exclusivement consacrée aux premiers romans de la rentrée littéraire par Adepte du livre a déjà largement donné de quoi faire exploser les wish lists et autres PAL (#1#2#3#4#5#6#7#8#9 & #10).

Une mise en lumière uniquement axée sur le premier roman afin, dans la modeste mesure de ce blog, de soutenir des primo-éditions qui peinent à sortir de l’anonymat, à sa faire une place de choix sur les étals de librairies et à s’imposer dans la course aux grands prix littéraires d’automne. Encore qu’il soit actuellement dans le vent de s’enflammer pour la debut novel. Flamme sincère et durable ou feu de paille opportuniste et tendanciel ? Quoi qu’il en soit, ce souffle devrait, au moins pour ce cru 2017 et sa plus audacieuse programmation de premiers romans depuis longtemps, porter les primo-auteurs.

Cette onzième exploration des prière d’insérer exclusivement consacrée aux premiers romans français, aux premiers romans francophones et aux premiers romans étrangers de la rentrée littéraire de septembre 2017 reste fidèle à l’esprit du blog privilégiant l’ouverture des frontières et des genres littéraires en mettant en lumière tous les titres de la littérature générale mais aussi quelques primo-romanciers de la littérature de genre, du thriller à la science fiction, en passant par le rayon érotique ou encore new adult… Un reader’s digest personnel qui, loin de la navrante uniformité des diktats du must-read book et autres sélections formatées d’une bien-pensance en mal de curiosité se contentant trop souvent de paraphraser au mieux recopier au pire les communiqués de presse et présentant les mêmes sempiternels écrivains, ne fera l’inventaire que des nouvelles plumes et dépassera largement les 81 premiers romans officiels cantonnés à la littérature générale afin de répondre aux goûts de lecture les plus éclectiques.

Serez-vous le pionnier de ces nouvelles contrées littéraires ? Pourrez-vous vous targuer, quand l’un (ou plusieurs, c’est tout le mal qu’on leur souhaite) de ces écrivains en herbe sera devenu un auteur incontournable de la scène littéraire hexagonale ou de la scène littéraire internationale, d’avoir été de celles et ceux qui l’ont lu avant tout le monde et ont participé aux prémisses de ce succès alors incertain ? Pour éventuellement devenir le leader d’opinions littéraires des dîners mondains de demain, soyez une fois encore les bienvenu(e)s dans mon propre festival du premier roman, lecteurs en tous genresliseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain. Êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu et à soutenir le premier roman ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Orphie :

De peur que la vie ne lui échappe de Catherine Lama, à paraître le 28 août : 20, 30, 40 km/h, Héloïse fonce à vélo. Rien ne l’arrête ! 3, 4, 5 heures du matin, Héloïse danse à perdre haleine. De peur que la vie ne lui échappe. Héloïse croise Aiglon. La musique les unit dans un corps à corps torride, hors du temps. Entre rêve et réalité, une partition à deux voix où se mêlent plaisir et mélancolie. Anna se rend sur la terre des ancêtres de Guillaume, son fiancé mort quelques mois auparavant à la Réunion, qui souhaitait qu’elle découvre la Chine et plus particulièrement la région dont la capitale est Canton. La jeune femme aura de nombreuses surprises et révélations.

Gourmande d’Isabelle Kichenin (Réunion), à paraître le 9 octobre : Bien décidée à ne plus succomber à l’amour, Mathilde, professeur de Lettres à l’université de La Réunion, se laisse émouvoir par un de ses étudiants. Rappeur rebelle, Damien protège sa petite amie, Marie, de ses pulsions destructrices. Ensemble, ils font tous les trois dialoguer leurs fêlures et livrent une chorégraphie violente. Celle de victimes d’abus en quête de légèreté. Un roman sensible et charnel sur les violences faites aux enfants et leurs terribles séquelles sur les vies adultes.

Aux Éditions Stock :

Colombe sous la lune de Laurence Campa, à paraître le 23 août : De Erich Maria Remarque à Pierre Lemaître, la Grande Guerre a été tant racontée, mais elle nous remue encore. Pourquoi ? Parce que dans cette période de cauchemar précipité, la vie semble plus dense : les amitiés, les trahisons, les amours rêvées, la jeunesse perdue. Laurence Campa imagine un personnage de poilu tout juste sorti de l’enfance, qui semble tombé là par hasard, comme un Fabrice del Dongo transporté en 1915. Thomas part à la guerre. Thomas a fui Colombe, une jeune femme dont il rêve, à qui il parle au fond de lui, sur qui il compte comme échappatoire, comme douceur, comme rêvasserie heureuse. La réalité, elle, revient à lui, et comme le jour suit la nuit, la nuit gagne en retour du terrain ; Thomas doit résister, il va s’abîmer et grandir. Par ces pages qui révèlent un talent de reconstitution impressionnant, on éprouve ses « orages d’acier », qui détruisent tout sur leur passage. Il y a la boue des tranchées que les jeunes soldats ont appelées L’Étoile de mer, les trous d’obus, les tactiques muettes, mais aussi le silence de l’attente, l’espoir minuscule. Et le retour à la vie. Un roman court et soufflant, porté par une atmosphère lunaire.

Mon père, ma mère et Sheila d’Éric Romand, à paraître le 23 août : C’est l’album d’une famille, issue d’un milieu populaire, avec ses codes, ses tabous, ses complexes, son ignorance, ses contentieux, dans les années 70 et 80. Le narrateur y raconte son enfance solitaire au milieu des turbulences. Pour son entourage, il a des goûts bizarres, des attitudes gênantes, des manières qui provoquent la colère de son père et la désolation de sa mère. Il dessine des robes et coiffe les poupées de sa sœur. Il fait son possible pour ne pas ajouter au malaise. Pour s’échapper, il colle son oreille à son mange-disque. Regarde les émissions de variétés scintillantes… Et admire une célèbre chanteuse dont il aime les robes à paillettes, les refrains joyeux. Il voudrait être elle. Il voudrait être ailleurs. Un premier roman tout en sensibilité sur fond de nostalgie douce amère et d’humour salutaire.

Demain sera tendre de Pauline Perrignon, à paraître le 23 août : Une fille, un père. Un homme tendre et têtu, qui voit sa famille grandir et ses espoirs s’éteindre. Lui qui croyait à une France construite sur une gauche généreuse, sur un syndicalisme réformateur, une presse moderne et utopique, cet homme de convictions voit la mélancolie le gagner. Mais il a un foyer où vivent sa femme et ses quatre filles, et tout au fond de lui, il transmet le flambeau à la nouvelle génération. L’amour de la musique, des lettres, de la liberté. Ce texte repose sur une belle alchimie  : il expose avec franchise, humour et douceur le regard d’une fille sur son père parti trop tôt. Un premier roman remuant.

Les huit montagnes de Paolo Cognetti (Italie), à paraître le 23 août : « Quel que soit notre destin, il habite les montagnes au-dessus  de nos têtes. » Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes.  Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana, au cœur du val d’Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la  montagne. Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers, puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié. Vingt ans plus tard, c’est dans ces mêmes montagnes et auprès de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son  passé – et son avenir. Dans une langue pure et poétique, Paolo Cognetti mêle l’intime à l’universel et signe un grand roman d’apprentissage et de filiation.

Les talons rouges d’Antoine de Baecque, à paraître le 23 août : Juin 1789, l’Ancien Monde bascule. Les Villemort forment une longue lignée d’aristocrates, un clan soudé par l’idée ancestrale de leur sang pur, un sang dont précisément cette famille se délecte. Les Villemort, ces « talons rouges », sont aussi des vampires. Deux d’entre eux veulent renoncer au sang de la race pour se fondre dans la communauté des égaux. Ils sont les héros de ce roman oscillant entre le fantastique et le réel des journées révolutionnaires. Voici William, l’oncle revenu d’Amérique, qui a pris là-bas le goût de la liberté et épouse la cause des esclaves affranchis, s’entourant d’une garde couleur ébène. Voici Louis, le neveu exalté, beau, précipité dans l’action révolutionnaire, épris de Marie de Méricourt jusqu’à lui donner la vie éternelle. Comment échapper à la malédiction venue du fond des âges  ?

Aux Éditions Le Serpent à plumes :

Avant tout, se poser les bonnes questions de Ginevra Lamberti (Italie), à paraître le 17 août : Gaia est Gaia. Gaia habite une sublime vallée italienne où les vieilles femmes persécutent les limaces. Puis Gaia rejoint Venise où les petits chefs des centres d’appels persécutent les étudiantes en langues rares dans son genre. Gaia a un père facétieux quoique fragile. Gaia a une mère patiente mais pas que. Gaia aime les chats et vit en colocation. Gaia n’est peut-être pas hypocondriaque mais est certaine plusieurs fois par semaine d’être victime d’un infarctus, notamment. En somme, Gaia c’est toi ou si ce n’est toi c’est donc ton frère, ta sœur, ta fille ou ta voisine, cette personne humaine magnifique, drôle et d’une énergie rare, cette délicieuse joie.

Aux Éditions Le Passage :

L’ivresse du sergent Dida d’Olivier Rogez, à paraître le 31 août : Soldat déprimé au sein d’une armée laissée à l’abandon, le sergent Dida se contente de survivre. Il ne croit plus en rien. Un jour pourtant, la chance s’arrête sur le seuil de sa vie. Dans une station-service écrasée de soleil, un officier jette son mégot dans une flaque d’hydrocarbure. Ce mépris souverain pour la mort enflamme l’imagination du sergent. Il vient de rencontrer son héros… Il ne faut pas rater cette occasion ! Le jeune homme a encore quelques réflexes. Il paraît qu’on ne rattrape pas un couteau qui tombe ? Eh bien Dida tente le coup ! Il va prendre le risque ! Dans un pays qui s’effondre, le sergent Dida va se lever ! Ici, dans cette terre d’Afrique de l’Ouest qui l’a vu naître, tandis que le dictateur se meurt, Dida entreprend son ascension vers le pouvoir. Mais le destin est une camisole. Saura-t-il s’en libérer ? Échapper au rôle que tous veulent lui faire jouer ? Avec L’Ivresse du sergent Dida, puissant roman aux couleurs de l’Afrique, Olivier Rogez interroge les ressorts du pouvoir, cette drogue violente qui transforme l’âme humaine, pour le pire ou le meilleur.

Aux Éditions Eaux troubles :

Je compte les morts de Geneviève Lefebvre (Québec), à paraître le 28 août : Scénariser l’histoire de Maria Goretti, la sainte patronne des victimes ? Une offre bénédiction qu’Antoine Gravel ne peut refuser. Il a connu ses heures de gloire, mais là, le scénariste est fauché, déprimé, avec pour seul confident un cochon mélomane. Une série de meurtres de très jeunes filles dans le quartier Griffintown – là même où la productrice Maggie Sullivan désire tourner le film – plonge Antoine dans une histoire encore plus sordide que le scénario qu’il est en train d’imaginer. Un jour, il en tirera peut-être un livre. En attendant, il compte les morts… Dans la plus pure tradition du roman noir, une histoire urbaine déstabilisante, pleine de rêve et de misère, d’espoir et de trahison, de vie et de mort.

4 réflexions sur “Rentrée littéraire 2017 côté premier roman #11

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