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Transport Yves FlankÀ moins de dix jours du lancement officiel de la rentrée littéraire 2017, il est plus que temps pour tout papivore, tsundoku ou autre bookaholic de peaufiner sa wish list dans le but de faire exploser sa PAL. D’autant qu’avec 581 romans à paraître du 16 août à fin octobre 2017, il sera forcément impossible de tout lire et, de fait, fatalement impératif d’opérer de cornéliens écrémages.

Entre la fidélité aux auteurs fétiches, la navrante uniformité d’une bien-pensance à une autre des diktats du must-read book ou encore d’indénombrables têtes d’affiches qui concentrent l’essentiel de l’attention médiatique – encore que la passion pour les nouvelles plumes semble se déchaîner de toutes parts (intérêt sincère et durable ou opportunisme tendanciel ?) -, bien difficile pour les primo-romanciers de sortir de l’anonymat, de se faire une place de choix sur les tables des libraires et de s’imposer dans la course aux grands prix littéraires d’automne.

Modeste contribution à une entrée dans le monde des lettres remarquée des petits nouveaux de l’automne littéraire 2017, le traditionnel bi-annuel tour d’horizon de la rentrée littéraire côté premier roman sur Adepte du livre fait l’exclusive promotion de ces premiers romans.

Des premiers romans français et premiers romans francophones aux premiers romans étrangers, des premiers romans de la littérature générale aux premiers romans de la littérature de genre (thriller, science fiction, érotique, fantasy…) et des premiers romans des grandes maisons d’édition aux premiers romans publiés par de petits éditeurs indépendants, cette spécifique mise en lumière des primo-éditions de la rentrée littéraire de septembre 2017 dépassera largement, fidèlement à l’esprit du blog d’ouverture des frontières et des genres littéraires, les 81 premiers romans officiels cantonnés à la littérature générale, afin de satisfaire toutes les préférences et autres habitudes de lecture.

Après six sélections (#1#2#3#4#5 & #6), l’inventaire complet des écrivains en herbe de la rentrée littéraire d’automne 2017 se poursuit avec ce septième assortiment de prière d’insérer.

Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain, êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu et à soutenir le premier roman ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions de L’Antilope :

Transport d’Yves Flank, à paraître le 24 août : Sur le trajet vers l’inéluctable, se croisent les pensées de l’homme brun et de la femme rousse. Avec l’homme brun, on entend, voit, sent tout ce qui se passe dans le wagon. Avec la femme rousse, on partage la passion amoureuse qu’elle chante dans sa tête, le grand amour qu’elle appelle à son secours. Dans ce premier roman oscillant entre rêve et réalité, Yves Flank choisit de faire revivre ses grands-mères sous les traits d’une femme amoureuse.

Aux Éditions Charleston :

La Styliste de Rosie Nixon (Angleterre), à paraître le 8 septembre : Luxe, paillettes, romance, coups bas et jalousie… Les coulisses de la mode ne sont pas de tout repos !
Quand Amber Green, employée dans une boutique luxueuse de Londres, se fait offrir par erreur le poste d’assistante de Mona Armstrong, LA styliste des stars, elle n’en croit pas sa chance. Seulement, les choses ne se passent pas exactement comme elle l’avait prévu. En plus d’apprendre à faire des cafés pour une patronne aux exigences particulières et dénicher des robes extraordinaires pour des actrices, elle doit aussi apprendre à gérer des égos démesurés et à prendre soin d’un cochon nain. Pas facile ! Pour couronner le tout, le nouveau boulot d’Amber place sur son chemin non pas un, mais deux prétendants aussi excitants l’un que l’autre… Notre apprentie styliste arrivera-t-elle à garder les pieds sur Terre ? Et, plus important encore, que va donc porter tout ce beau monde lors des prochains galas ?

Aux Éditions du Seuil :

Fief de David Lopez, à paraître le 17 août : Quelque part entre la banlieue et la campagne, là où leurs parents ont eux-mêmes grandi, Jonas et ses amis tuent le temps. Ils fument, ils jouent aux cartes, ils font pousser de l’herbe dans le jardin, et quand ils sortent, c’est pour constater ce qui les éloigne des autres. Dans cet univers à cheval entre deux mondes, où tout semble voué à la répétition du même, leur fief, c’est le langage, son usage et son accès, qu’il soit porté par Lahuiss quand il interprète le Candide de Voltaire et explique aux autres comment parler aux filles pour les séduire, par Poto quand il rappe ou invective ses amis, par Ixe et ses sublimes fautes d’orthographe. Ce qui est en jeu, c’est la montée progressive d’une poésie de l’existence dans un monde sans horizon. Au fil de ce roman écrit au cordeau, une gravité se dégage, une beauté qu’on extirpe du tragique ordinaire, à travers une voix neuve, celle de l’auteur de Fief.

Ce qu’on entend quand on écoute chanter les rivières de Barney Norris (Angleterre), à paraître le 17 août : « Le monde s’achève sans cesse autour de nous. Chaque mesure de notre partition appartient déjà au souvenir et à l’imagination au moment où nous la jouons. Autant l’écouter. » C’est une soirée paisible à Salisbury. Quand soudain, non loin de la majestueuse cathédrale, un fracas de tôle froissée déchire le silence. Autour d’un banal et tragique accident de la route, cinq vies vont entrer en collision. Il y a Rita, gouailleuse et paumée, qui vend des fleurs au marché – et un peu d’herbe pour arrondir ses fins de mois. Il y a Sam, un garçon timide en proie aux affres des premières amours tandis que son père tombe gravement malade. George, qui vient de perdre sa femme après quarante ans d’une passion simple. Alison, femme de soldat esseulée qui sombre dans la dépression et se raccroche à ses rêves inassouvis. Et puis il y a Liam, qui du haut des remparts observe toute la scène. Cinq personnages, comme les cinq rivières qui jadis se rencontrèrent à l’endroit où se dresse aujourd’hui la ville. Cinq destins, chacun à sa manière infléchi par le drame. Cinq vies minuscules, qui tour à tour prennent corps et voix pour se hisser au-delà de l’ordinaire et toucher au miraculeux.

 Aux Éditions Les Escales :

La maison des Turner d’Angela Flournoy (États-Unis), à paraître le 31 août : Cela fait plus de cinquante ans que la famille Turner habite Yarrow Street, rue paisible d’un quartier pauvre de Detroit. La maison a vu la naissance des treize enfants et d’une foule de petits-enfants, mais aussi la déchéance de la ville et la mort du père.
Quand Viola, la matriarche, tombe malade, les enfants Turner reviennent pour décider du sort de la maison qui n’a désormais plus aucune valeur, la crise des subprimes étant passée par là. Garder la maison pour ne pas oublier le passé ou la vendre et aller de l’avant ? Face à ce choix, tous les Turner, de Cha-Cha, le grand frère et désormais chef de famille, à Lelah, la petite dernière, se réunissent. Et s’il fallait chercher dans les secrets et la mythologie familiale pour trouver la clef de l’avenir des Turner et de leur maison ?

Et soudain, la liberté d’Évelyne Pisier & Caroline Laurent, à paraître le 31 août : Mona Desforêt a pour elle la grâce et la jeunesse des fées. En Indochine, elle attire tous les regards. Mais entre les camps japonais, les infamies, la montée du Viet Minh, le pays brûle. Avec sa fille Lucie et son haut-fonctionnaire de mari, un maurrassien marqué par son engagement pétainiste, elle fuit en Nouvelle-Calédonie. À Nouméa, les journées sont rythmées par la monotonie, le racisme ordinaire et les baignades dans le lagon. Lucie grandit ; Mona bovaryse. Jusqu’au jour où elle lit Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir. C’est la naissance d’une conscience, le début de la liberté. De retour en France, divorcée et indépendante, Mona entraîne sa fille dans ses combats féministes : droit à l’avortement et à la libération sexuelle, égalité entre les hommes et les femmes. À cela s’ajoute la lutte pour la libération nationale des peuples. Dès lors, Lucie n’a qu’un rêve : partir à Cuba. Elle ne sait pas encore qu’elle y fera la rencontre d’un certain Fidel Castro… Et soudain, la liberté, c’est aussi l’histoire d’un roman qui s’écrit dans le silence, tâtonne parfois, affronte le vide. Le portrait d’une rencontre entre Évelyne Pisier et son éditrice, Caroline Laurent – un coup de foudre amical, plus fou que la fiction. Tout aurait pu s’arrêter en février 2017, au décès d’Évelyne. Rien ne s’arrêtera : par-delà la mort, une promesse les unit.

Le bois des ombres de Barbara Dribbush (Allemagne), à paraître le 5 octobre : Anne Südhausen est revenue à Innsbruck régler la succession de sa grand-mère Charlotte. Elle se plonge dans ses journaux intimes qui lui révèlent l’internement de son aïeule en 1943 aux Bois des Ombres, établissement à mi-chemin entre sanatorium et hôpital psychiatrique. Ses découvertes ne touchent pas seulement le passé familial mais dévoilent aussi un pan de l’histoire nazie.

Le jour où Beatriz Yagoda s’assit dans l’arbre d’Ida Novey (États-Unis), à paraître le 12 octobre : Acculée par les dettes de jeu, Beatriz Yagoda s’enfuit sans laisser d’adresse. Mais beaucoup de personnes sont liées à sa prolifique carrière littéraire. Aussi Emma sa traductrice américaine, les enfants de l’auteure brésilienne, son premier éditeur et une foule de personnages tous plus rocambolesques tentent de la retrouver.

Aux Éditions Héloïse d’Ormesson :

Le Sans Dieu de Virginie Caillé-Bastide, à paraître le 24 août : Hiver 1709, dans le sud de la Bretagne. Une vague de froid sans précédent s’abat sur le Royaume de France, déclenchant une famine effroyable. Arzhur de Kerloguen, modeste hobereau breton, assiste impuissant à la mort du dernier de ses sept enfants. Sa femme perd la raison et lui, les ultimes fragments de sa foi. Maudissant dieu, il décide de devenir plus cruel encore que le seigneur ne le fut avec lui. Printemps 1715, au large des Caraïbes. L’Ombre, un farouche capitaine, fait régner la terreur dans ces mers du bout du monde qu’il écume sans relâche. Lors de l’attaque d’un galion espagnol, il épargne un prêtre jésuite et le fait prisonnier. Un affrontement s’engage alors entre les deux hommes sur l’épineuse question de l’existence de dieu. Autour du père Anselme et de l’Ombre gravitent nombre de flibustiers : fuyards, déclassés, prostituées, gueux et autres gibiers de potence qui ont renoncé à tout pour vivre une dangereuse et impensable liberté. Le Sans Dieu, navire de l’Ombre, devient une scène de théâtre exiguë pour ces hommes qui ne se sont pas choisis, mais se retrouvent condamnés à vivre et à mourir ensemble, avec l’immensité de la mer pour seul horizon. Dans ce roman de pirates, placé sous le signe de la vengeance, les tempêtes qui agitent les âmes sont bien plus redoutables que celles qui déchirent les voiles. Entre flibuste et duel spirituel, Le Sans Dieu flamboie comme un soleil noir.

Aux Éditions Cambourakis :

Revoir Marceau de Romain Meynier, à paraître le 4 octobre : Premier roman de Romain Meynier, Revoir Marceau est aussi le premier premier roman de la collection littérature des Éditions Cambourakis. Tout commence en Lozère, où le narrateur passe quelques semaines de vacances avec sa femme, Marceau. La veille de la date du retour prévu, le narrateur se retrouve « abandonné » dans sa maison de campagne par Marceau, partie sans donner aucune explication mais en prenant bien soin de l’enfermer à l’intérieur avec l’unique clé. Plutôt que de céder à la panique, il décide de rester dans la campagne lozérienne et se laisse aller de divagations en réflexions, arpentant les paysages environnants propices aux rencontres incongrues. Il rencontre ainsi un troupeau de moutons égarés, passe du temps avec son voisin – un agriculteur à la retraite –, prend le thé avec un prêtre nonagénaire et photographe. Le chemin de son retour à Paris, qu’il décide finalement de regagner, sera également semé d’embûches au milieu d’une grève qui paralyse le pays. Tandis qu’il tente toujours de joindre Marceau, qui ne cesse de ne pas répondre à ses appels… Faisant preuve d’une attention aux détails toujours jouissifs, Romain Meynier nous entraîne dans l’errance drolatique d’un homme en perpétuel décalage avec le monde et les sentiments, que l’on suit avec délectation.

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