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mon gamin pascal voisineDu 16 août à la fin du mois d’octobre, les éditeurs publieront 581 romans à l’occasion de la rentrée littéraire 2017. Parmi ces 390 romans français et francophones et 191 romans étrangers à paraître, la plus audacieuse programmation de primo-éditions depuis longtemps : 81 premiers romans !

Des nouvelles plumes qui, perdues au milieu de la pléthore d’auteurs inscrits au départ de ce grand rush éditorial dont les plus célèbres concentrent l’essentiel de l’attention et des projecteurs, auront bien du mal à sortir de l’anonymat, à se faire une place de choix sur les tables des libraires et à entrer dans la course aux grands prix littéraires d’automne et ce, même si le premier roman semble ces derniers temps susciter de toutes parts un intérêt croissant – espérons qu’il s’agisse moins d’un opportunisme tendanciel que d’une attention sincère et durable…

Dans la traditionnelle bi-annuelle présentation de la rentrée littéraire côté premier roman d’Adepte du livre, la lumière est exclusivement braquée sur les primo-romanciers. Pour cette rentrée littéraire d’automne 2017 comme chaque année, fidèlement à l’esprit du blog d’ouverture des frontières et des genres littéraires, l’éclairage sur les écrivains en herbe de la rentrée littéraire de septembre 2017 portera tant sur les premiers romans français et premiers romans francophones que sur les premiers romans étrangers, tant sur les premiers romans de la littérature générale que sur les premiers romans de la littérature de genre (thriller, science fiction, érotique, fantasy…) et tant sur les premiers romans de grandes maisons d’édition que sur les premiers romans publiés par de petits éditeurs indépendants.

Soit, à l’arrivée, bien plus que les 81 premiers romans annoncés, cantonnés à la littérature générale. De quoi satisfaire toutes les préférences et autres habitudes de lecture !

Après les premièredeuxième et troisième sélections de cet inventaire complet de chaque premier texte de la rentrée littéraire 2017 qui se déroulera tout au long de l’été, voici le quatrième volet de présentation des premiers romans du cru littéraire 2017.

Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain, êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu et à soutenir le premier roman ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Calmann-Lévy :

Un astronaute en Bohême de Jaroslav Kalfar (République Tchèque), à paraître le 16 août : Jakub est un astrophysicien missionné par la République tchèque pour partir dans l’espace analyser un inquiétant nuage qui recouvre Vénus. À la veille de son départ et alors que des hordes de caméras le suivent partout, Jakub n’a qu’une hâte, se retrouver enfin seul. Cependant, au bout de treize semaines de voyage, il apprend par écran interposé que sa femme Lenka le quitte. Esseulé au milieu des étoiles, Jakub est aussitôt pris d’une terrible crise d’identité, qui le conduit à revisiter son passé : son père lié au Parti communiste et jugé bourreau suite à la révolution de Velours, le décès accidentel de ses parents, son départ de Prague pour être élevé par ses grands-parents, puis plus tard, son coup de foudre pour Lenka. Jakub remet soudain tout le sens de sa vie, et de l’humanité entière, en question. Plus Vénus approche, moins il s’en soucie car sa vraie mission devient la reconquête de son épouse, à des années-lumière de lui. Une odyssée époustouflante qui interroge tout autant l’Univers que l’intime.

Mon Gamin de Pascal Voisine, à paraître le 16 août : Cet été 1977, un été de vinyles, de chaleur et de baignades, Thierry a 14 ans et découvre la musique, les premiers émois, les montagnes russes de l’adolescence où tout est à la fois morne et intense. Il passe ses journées avec son meilleur ami, Francis, un handicapé mental qui vit à l’hôpital psychiatrique voisin depuis toujours. Le gentil Francis adorait la mère de Thierry, et va chaque semaine poser un petit caillou sur sa tombe. Il a vu naître Thierry, qu’il appelle « mon gamin », et lui voue une amitié joyeuse et entière. Mais le destin s’appuie souvent sur pas grand-chose. Un infirmier tatoué fan d’Elvis, une belle-mère trop jeune et trop jolie, une guitare à deux manches, un chat bien curieux… Et tout bascule. Quarante ans après ce mois d’août 1977, Thierry, devenu un chanteur à succès sous le nom de Marc Alder, va enfin découvrir la vérité sur les quelques jours qui ont changé toute sa vie.

Retour à la poussière de Matt Goldman (États-Unis), à paraître le 25 octobre : Minnesota. Maggie Somerville a été assassinée et son corps est retrouvé dans sa chambre. Mais il a été recouvert d’une épaisse couche de poussière, résultat de centaines de sacs d’aspirateurs éventrés. Malgré le manque d’indices et de preuves exploitables, le privé Nils Shapiro, aidé de son ancien collègue de la police Anders Ellegaard, tente de retrouver le meurtrier. (Thriller)

Aux Éditions Serge Safran :

La fille du van de Ludovic Ninet, à paraître le 17 août : Sonja, jeune femme à la chevelure rousse, fuit son passé militaire en Afghanistan et lutte contre ses cauchemars. Elle se déplace et dort dans un van. Tout en enchaînant des petits boulots, elle erre dans le sud de la France. Échouée à Mèze, dans l’Hérault, elle rencontre Pierre, ancien champion olympique de saut à la perche, homme aux rêves brisés. Puis se lie d’amitié avec Sabine qui la fait embaucher dans un supermarché, et Abbes, fils de harki au casier judiciaire bien rempli. Entre Mèze, Sète et Balaruc-les-Bains, sur les bords de l’étang de Thau, tous les quatre vont tenter, chacun et ensemble, de s’inventer de nouveaux horizons, un nouvel avenir.

Loki 1942 de Pierre Benghozi, à paraître le 7 septembre : Stavanger, Norvège, hiver 1942. L’institutrice Ida Grieg et ses cinq plus mauvais élèves sont condamnés à mort en représailles à un attentat commis contre l’occupant Allemand. Des six personnes présentes dans la classe, une seule, choisie au hasard, sera épargnée. Or Ida, résistante, est détentrice d’un poème de la mythologie scandinave qui renferme un message destiné à son réseau. Elle n’a qu’une nuit pour essayer d’apprendre à ses cancres les vers de Loki, l’ancien dieu de la discorde.

Aux Éditions du Rouergue :

Encore vivant de Pierre Souchon, à paraître le 16 août : Alors qu’il vient de se marier avec une jeune femme de la grande bourgeoisie, l’auteur, bipolaire en grave crise maniaco-dépressive, est emmené en hôpital psychiatrique. Enfermé une nouvelle fois, il nous plonge au cœur de l’humanité de chacun, et son regard se porte avec la même acuité sur les internés, sur le monde paysan dont il est issu ou sur le milieu de la grande bourgeoisie auquel il se frotte. Il est rare de lire des pages aussi fortes sur la maladie psychiatrique, vue de l’intérieur de celui qui la vit. Ce récit autographique est le premier livre publié par Pierre Souchon, journaliste au Monde diplomatique et à L’Humanité.

Aux Éditions Sabine Wespierser :

Climats de France de Marie Richeux, à paraître le 24 août : Tout commence à Alger en 2009, avec l’émotion profonde de Marie au moment où elle découvre « Climat de France », le bâtiment qu’y construisit Fernand Pouillon. La pierre de taille, les perspectives imposantes, elle les connaît intimement : elle a grandi à Meudon-la-Forêt, dans un ensemble bâti par le même architecte. Mue par le désir de comprendre ce qui mystérieusement relie les deux lieux, elle plonge dans leur passé, et dans celui de leurs habitants. Plusieurs récits s’entrelacent, comme autant de fragments d’une histoire dont elle traque le motif entre l’Algérie et la France : l’arrivée de Fernand Pouillon à Alger en mai 1953, invité à construire mille logements pour la fin de l’année par le maire récemment élu ; le souvenir d’une nuit de 1997 à Meudon-la-Forêt, quand Marie, treize ans, ne parvient pas à s’endormir à cause des chants de deuil résonnant dans la cage d’escalier ; les confidences de son voisin Malek, que ses parents, sentant le vent tourner à Oran, ont envoyé en France en 1956 et qui, devenu chauffeur de taxi, semble avoir échappé à la guerre dont la violence se déployait pourtant dans les rues de Paris. Ici, comme en écho à l’émotion fondatrice, celle du lecteur naît de la manière dont l’écrivain laisse s’élever les voix de ces hommes et de ces femmes que l’histoire, parfois à leur insu, a traversés et qui, de part et d’autre de la Méditerranée, obstinément et silencieusement ont déroulé leur existence.

Les belles de Halimunda d’Eka Kurniawan (Indonésie), à paraître le 14 septembre : Fondée par une princesse à la beauté fatale, Halimunda est une ville imaginaire de la côte sud de Java. Eka Kurniawan y déploie l’histoire d’une lignée de femmes marquée par une malédiction dont l’origine remonte à la fin de l’occupation néerlandaise. Le livre s’ouvre au moment où Dewi Ayu, la prostituée la plus célèbre de la ville, sort de sa tombe vingt-et-un ans après sa mort. Couverte de son linceul, sa très longue chevelure flottant au vent, elle traverse Halimunda pour rentrer chez elle. Dans la véranda est assise une jeune fille d’une insoutenable laideur. Dewi Ayu comprend que son vœu a été exaucé : épouvantée par la succession de catastrophes qui s’étaient abattues sur ses trois filles aînées, aussi séduisantes que leur mère, sur leurs familles et sur la région entière, elle avait tout mis en œuvre pour que la quatrième fût laide. La repoussante jeune femme reçoit pourtant la nuit les visites d’un mystérieux prince charmant. L’identité du visiteur nocturne, et la raison pour laquelle Dewi Ayu est revenue parmi les vivants, seront élucidées à la faveur d’une époustouflante plongée dans le passé. La difficile conquête de l’indépendance, les massacres des communistes en 1965 et la dictature de Soeharto constituent la toile de fond de cette tragédie de la vengeance où destinées individuelles et collectives sont intimement liées. Alternant réalisme historique et figures légendaires, convoquant à loisir spectres et esprits, passant de l’émotion la plus pure à un humour ravageur, de l’idylle romantique à la violence la plus crue, Eka Kurniawan impressionne par la diversité de ses registres. Et la maîtrise narrative avec laquelle il mène au pas de charge son lecteur éberlué vers le dénouement l’inscrit d’emblée parmi les grandes voix de la littérature mondiale.

Aux Éditions La Cheminante :

Et ma langue se mit à danser d’Ysiaka Anam, à paraître le 5 octobre : Ce récit à la première personne est un carnet de voyage intérieur explorant des questions fondamentales : l’enfance et l’exil, la honte et le silence, ce qui empêche de grandir mais aussi ce qui permet de croître. La perte d’une langue et la réinvention d’une autre offrent un voyage qui glisse du pays natal, au pays(age) intérieur, en passant par plusieurs non-lieux imaginaires. Sur le parcours, Ysiaka Anam exhume les mandats oubliés dans les poches, les chaussons qui réchauffent la mémoire, la vie qui invente toujours. On y éprouve l’exil intime et son incarnation dans les viscères et la langue d’une femme, aux différents âges de sa vie. Une très belle écriture porte cette expérience de la couleur de peau et de l’exil, et interroge profondément notre humanité. Avec la perte de la langue maternelle comme fil de tissage, ce cheminement permet progressivement de raccrocher ces choses qu’on cherche parfois à enterrer, et sur lesquelles on vient régulièrement trébucher.

Aux Éditions du Fleuve :

La face cachée de Ruth Malone d’Emma Flint (Angleterre), à paraître le 19 octobre : 1965. Une vague de chaleur déferle sur le Queens, banlieue ouvrière de New York, et plonge ses habitants dans un état léthargique. Un matin ordinaire, Ruth Malone, mère célibataire aux allures de star hollywoodienne, constate la disparition de ses deux enfants. Peu après, le corps de la petite Cindy est retrouvé abandonné sur un chantier, son doudou encore à la main. Lorsque, quelques jours plus tard, la dépouille de son fils, Frankie Jr, est découverte dans des conditions similaires, des voix accusatrices s’élèvent contre Ruth. De la voisine qui a toujours eu des doutes aux médias avides de scandale, tout le monde semble avoir quelque chose à lui reprocher. Mais qui est Ruth quand personne ne la regarde ? Cette « mère » qui collectionne les partenaires depuis des années et ne verse pas une larme devant les corps sans vie de ses enfants. Alors que presse, opinion publique et tribunaux condamnent Ruth avant l’heure, un seul homme va tenter de découvrir qui est vraiment cette femme : nouvelle Médée monstrueuse ou victime innocente ?

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