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Bariloche Andrés NeumanÀ trois semaines du coup d’envoi de la rentrée littéraire 2017 qui débutera le 16 août – il sera bientôt plus juste de parler d’une rentrée littéraire d’été plutôt que d’une rentrée littéraire d’automne… -, il est plus que temps de choisir les livres qui occuperont les derniers mois de l’année.

Comme à l’accoutumée, il sera impossible de lire l’intégralité des 581 romans à paraître à l’occasion de cette rentrée littéraire de septembre 2017, répartis en 390 romans pour la littérature française et francophone et 191 romans pour la littérature étrangère. Et comme d’habitude (et même si le premier roman profite de la plus audacieuse programmation de nouvelles plumes depuis longtemps), les 81 primo-romanciers seront les premiers à pâtir de ces choix cornéliens ; d’autant qu’à ces publications pléthoriques s’ajoutent des projecteurs essentiellement braqués sur les cadors des lettres françaises ou étrangères, accentuant si possible la difficulté pour les aspirants auteurs à sortir de l’anonymat, à se faire une place de choix sur les étals des libraires et à entrer dans la course aux grands prix littéraires d’automne – encore que ces derniers temps, les primo-éditions semblent bénéficier d’un intérêt croissant partagé de toutes parts, ce dont on ne peut que se réjouir tout en espérant que cette attention soit sincère et durable plutôt qu’un opportunisme tendanciel…

D’où la traditionnelle bi-annuelle exclusive mise en lumière de la rentrée littéraire côté premier roman sur Adepte du livre. Comme chaque année et fidèlement à l’esprit du blog d’ouverture des frontières et des genres littéraires, l’éclairage sur les plumes prometteuses de la rentrée littéraire 2017 portera autant sur les premiers romans français et premiers romans francophones que sur les premiers romans étrangers, autant sur les premiers romans de la littérature générale que sur les premiers romans de la littérature de genre (thriller, science fiction, érotique, fantasy…) et autant sur les premiers romans de grandes maisons d’édition que sur les premiers romans publiés par de petits éditeurs indépendants.

Dépassant ainsi forcément les 81 premiers romans annoncés cantonnés à la littérature générale et satisfaisant ainsi toutes les préférences et autres habitudes de lecture, ce rituel tour d’horizon des néo-romanciers de la rentrée littéraire se déroulera tout au long de l’été, jusqu’au coup d’envoi tant attendu du 16 août.

Pour faire suite aux première et deuxième sélections de cet inventaire complet de chaque premier texte de la rentrée littéraire 2017, voici le troisième volet de présentation des écrivains en herbe de ce cru littéraire 2017, potentielle promesse de tous les renouveaux littéraires.

Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain, êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu et à soutenir le premier roman ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Aux Forges de Vulcain :

Pills Nation d’Adrien Pauchet, à paraître le 5 octobre : Paris, de nos jours, la canicule. Le taux de mortalité grimpe, à mesure que monte l’angoisse : les plus âgés ne sont pas seuls à mourir. Une drogue étrange et hors de prix, l’Orphée, fait croire à ceux qui la consomment qu’ils peuvent revoir leurs morts. L’ensemble de la société s’effondre. Mais un dernier rempart improbable se dresse : Caroline, capitaine de police, elle-même consommatrice de la drogue miracle. Qu’est-ce qu’Orphée ? Qui la fabrique ? Pourquoi ? Dealers et flics, jeunes et vieux, riches et paumés vont tous être embarqués dans une enquête en forme de descente aux enfers dont le rythme effréné est rendu délicieusement douloureux par la moiteur étouffante de la capitale au soleil de plomb. Portrait d’une société à la dérive, grand tableau d’un Paris vénéneux, ce premier roman policier nourri de séries télévisées, lorgne à la fois vers la violence incandescente de The Shield et la justesse descriptive de The Wire.

Aux Éditions L’Observatoire :

Ces rêves qu’on piétine de Sébastien Spitzer, à paraître le 23 août : Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets. Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille. Elle aurait pu le sauver. Elle s’appelle Magda Goebbels.

Aux Éditions Buchet-Chastel :

La Fuite de Paul-Bernard Moracchini, à paraître le 17 août : Prisonnier d’une société qu’il méprise, un homme décide de partir à la rencontre de son animalité profonde. Perdu en plein bois, vivant de ses chasses avec, pour seule compagnie, son chien Lione, le narrateur va se détacher de toute notion de réalité et vivre de ses rêves. Une errance onirique qui lentement bascule… La Fuite, premier roman de Paul-Bernard Moracchini, est une invitation en terre inconnue. L’échappée exaltée d’un homme vers la nature.

Bariloche d’Andrés Neuman (Argentine), à paraître le 5 octobre : Demetrio Rota est éboueur à Buenos Aires et, pour échapper à un quotidien morne et sans substance, il s’adonne la nuit à une passion dévorante : les puzzles. Pièce après pièce, à la manière d’une Pénélope revenant chaque fois à l’ouvrage, Demetrio reconstruit son passé, pour mieux tisser une mémoire fragile, vitale, faisant revivre sous nos yeux le parcours d’un homme comme un autre, écrasé par un présent qui l’étouffe. Les émois de l’adolescence, le premier amour, les mécanismes aliénants de nos vies contemporaines, les évocations d’une nature sublime et les réalités des mégapoles modernes dénuées d’humanité : les aléas de la mémoire et des réflexions de Demetrio Rota nous entraînent dans une fable contemporaine poignante et interrogent puissamment les limites et les écueils de nos existences sans horizon.

Aux Éditions Flammarion :

Parmi les miens de Charlotte Pons, à paraître le 23 août : « Il y a peu de choses que je n’acceptais pas venant de maman. La voir mourir en faisait partie. » Quand le médecin leur annonce que leur mère est vivante mais en état de mort cérébrale, Manon laisse échapper qu’elle préfèrerait qu’elle meure. C’est trop tôt pour y penser, lui répondent sèchement Adèle et Gabriel. Délaissant mari et enfant, Manon décide de s’installer parmi les siens. Au cœur de cette fratrie grandie et éparpillée, elle découvre ce qu’il reste, dans leurs relations d’adultes, des enfants qu’ils ont été. Et tandis qu’alentour les montagnes menacent de s’effondrer, les secrets de famille refont surface. Qui était vraiment cette mère dont ils n’ont pas tous le même souvenir ? Charlotte Pons écrit une tragédie ordinaire tout en tension psychologique et révèle un talent fou pour mettre en scène, dans leur vérité nue, les relations familiales.

Aux Éditions Préludes :

Une robe couleur de vent (Everyday magic trilogy, tome 1) de Sophie Nicholls (Angleterre), à paraître le 4 octobre : Fabia Moreno vient de s’installer avec sa fille, Ella, dans la petite ville de York, où elle a ouvert un magasin de vêtements vintage. Une boutique de rêve, comme les femmes de York n’en ont encore jamais vu. Car Fabia possède un don pour dénicher la robe idéale et l’ajuster à chaque cliente. Autour de son commerce, bientôt, les destins se croisent, les identités se révèlent et les amours s’épanouissent… mais naissent aussi la méfiance et la jalousie. L’exubérance de Fabia dérange, et la jeune Ella, à la peau cuivrée, est une adolescente bien mystérieuse. Parviendront-elles à s’intégrer dans la communauté ? Quel sombre secret cache Fabia derrière ses tenues flamboyantes et son accent chantant ? Sa fille elle-même sait-elle tout de l’histoire familiale ? Dans la lignée du roman Chocolat de Joanne Harris, adapté au cinéma avec Juliette Binoche et Johnny Depp, Une robe couleur de vent est un véritable bonheur de lecture, ode à la tolérance et hymne à la vie.

Aux Éditions Don Quichotte :

Petits remèdes à la dépression politique de Jean-Christophe Brochier, à paraître le 24 août : « L’histoire de ma génération est l’histoire de ceux qui n’ont pas fait la guerre (ni la révolution ni rien du tout), n’en ont pas été des victimes directes, mais à qui on a tenu un discours de névrosés imbuvable, où toute remise en cause du passé était proscrite. Il fallait gober le tout. Nazisme, France libre, collabos et résistants, Drieu l’ordure et Malraux le clairvoyant, Auschwitz et Varsovie, Dresde et Stalingrad, le Vercors et Hiroshima… » « Le 30 mars 2016, à Paris, lors d’un meeting contre la loi Travail, l’économiste Frédéric Lordon se fait lyrique : “La sédition des jeunes au naturel, c’est la hantise du pouvoir. Mais sa hantise au carré, c’est le contact des jeunes avec les classes ouvrières, et plus généralement avec le salariat, soit exactement ce qui en train de se passer ici ce soir !” Respire à fond, Fredo, respire à fond et ferme les yeux. La nuit est longue. » Le diagnostic est sans appel, Jean-Christophe Brochier fait une grave dépression politique : lassitude du mensonge collectif, colère permanente contre l’ordre des choses, problème chronique avec l’autorité. Mais à la réflexion, ce petit-fils de résistant n’a-t-il pas toujours eu la sédition dans le sang ? À huit ans déjà, il volait les hosties des pères jésuites ; à treize, il manifestait contre le service militaire. À dix-huit, il découvrait Stendhal et la musique punk ; à vingt-deux, il jouait dans un groupe de rock’n’roll, votait Mitterrand et tentait de travailler sans subir le patronat… Au rythme d’un calendrier révolutionnaire dont chaque jour est un 14 juillet, il retrace les illusions et désillusions d’un révolté chronique en 365 fragments acérés qui piquent tous là où ça fait mal.

Aux Éditions Intervalles :

Petits hommes de Konrad Laghos, à paraître le 21 août : À dix ans, André est un garçon à peu près comme les autres. Il vit avec sa mère, professeur de littérature, et aime jouer aux cow-boys avec son meilleur ami Jean. Mais André a un don : le piano. Un jour, pour la première fois, son père, un homme d’un certain âge, vient le chercher à la sortie de l’école. Cet événement, banal pour tant d’autres enfants, bouleverse sa vie.

La voix de Cabo de Catherine Baldisserri, à paraître le 21 août : À vingt ans, Teresa Monti fuit Montevideo et la brasserie familiale pour l’amour de Damaso, un télégraphiste avec lequel elle emménage dans un phare du bout du monde. Des années plus tard, dans l’étroite cuisine du phare de Cabo Polonio où Teresa fait la classe aux enfants des pêcheurs, Machado, un chasseur de loups de mer analphabète, fait son apparition. Sur les bateaux qui naviguent entre les îles, il a entendu parler de la maîtresse de Cabo, et pressent que son salut dépend de cette femme engagée, ardente, insoumise. Pendant ce temps-là, à travers le pays, les Tupamaros organisent leur mouvement révolutionnaire. Cinq années plus tard, c’est une femme brisée que l’on retrouve derrière le bar de la brasserie de son enfance à Montevideo. Tandis qu’un dramaturge américain de passage tente de redonner à Teresa goût à la vie, une seule question hante la maîtresse de Cabo : Machado a-t-il tenu la promesse qu’il lui a faite lors de leurs adieux ?

Aux Éditions Gaïa :

Tangvald d’Olivier Kemeid (Québec), à paraître le 16 août : Peter Tangvald vogua sur tous les océans du globe. Profondément inadapté à la société et au monde du travail, il refuse une vie de week-ends et s’exile sur les mers, bâtit de ses mains son voilier en bois, vit en maillot de bain. Il épouse et épuise sept femmes, dont deux meurent en mer. Tangvald était originaire de Norvège, et apprit à naviguer presque par hasard. S’il fait plusieurs fois le tour du monde, sans équipement radio et à la voile, c’est sans souci de performance ni des grandes découvertes. C’est en revanche riche en moments épiques. Il devient ici le personnage d’un roman picaresque : en 1986, dans les eaux troubles de la baie de Boquerón à Porto Rico, Tangvald croise celui qui recomposera son destin hors normes. Fasciné par cette vie tragique et rocambolesque, Olivier Kemeid s’invite avec fièvre dans la légende. Tangvald, ou une vie fantasmée.

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