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belle merveille james noëlLoin des 727 romans de 2007, la rentrée littéraire 2017 – grand-messe éditoriale exceptionnelle à l’Hexagone qui se tiendra pour ce cru du 16 août à la fin du moins d’octobre – fait pourtant mieux que l’année précédente et ce, malgré un premier semestre plutôt ralenti en librairie, avec ses 581 romans à paraître.

Nichés parmi ces 390 romans pour la littérature française et littérature francophone et ces 191 romans pour la littérature étrangère, ce sont bien évidemment les 81 premiers romans annoncés – l’enthousiasmante plus audacieuse programmation de nouvelles plumes depuis longtemps ! – qui seront au cœur de la traditionnelle bi-annuelle mise en lumière de la rentrée littéraire côté premier roman sur Adepte du livre.

Parce qu’entre un calendrier de publications pléthoriques et des projecteurs pour l’essentiel braqués sur les célébrités des lettres françaises ou étrangères, il est plus qu’ardu pour les aspirants écrivains de sortir de l’anonymat, de se faire une place de choix sur les étals des libraires et d’entrer dans la course aux grands prix littéraires d’automne. Encore que l’on assiste de toutes parts à un intérêt croissant pour le premier roman dont on ne peut que se réjouir pour les auteurs concernés, espérant que cette attention soit sincère et durable, les prémisses d’une tradition et non un opportunisme tendanciel…

Honneur donc aux primo-éditions de ces plumes prometteuses de la rentrée littéraire 2017 qui, comme chaque année et fidèlement à l’esprit du blog d’ouverture des frontières et des genres littéraires, seront autant des premiers romans français et premiers romans francophones que des premiers romans étrangers, autant des premiers romans de la littérature générale que des premiers romans de la littérature de genre (thriller, science fiction, érotique, fantasy…) et autant des premiers romans de grandes maisons d’édition que des premiers romans publiés par de petits éditeurs indépendants. Un tour d’horizon des primo-romanciers de la rentrée littéraire qui dépassera donc largement les quelque 80 premiers romans annoncés cantonnés à la littérature générale, afin de satisfaire toutes les préférences et autres habitudes de lecture.

Après un premier aperçu sur le cru 2017 de l’inconnu(e) littéraire, potentiel(le) promesse de toutes les audaces et de tous les renouveaux littéraires, voici la deuxième sélection de l’inventaire complet de chaque premier texte de la rentrée littéraire 2017 qui sera fait tout au long de l’été et qui démontrera que l’on retrouve les thèmes fétiches de la rentrée littéraire 2017 (autofiction, exofiction, roman/polar historique, biographie romancée, récit sociétal…) – inspirations partagées d’auteurs, demandes d’éditeurs conscients du potentiel commercial ou préférences de lecteur ? – aussi chez les écrivains en herbe. Mais pas que.

Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain, êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu et à soutenir ces néo-romanciers ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Zulma :

Belle merveille de James Noël (Haïti), à paraître le 24 août : 12 janvier 2010, jour fatidique du séisme ravageur. Un survivant ténu – autoproclamé Bernard – rencontre Amore, Napolitaine œuvrant comme bénévole dans une ONG. Le coup de foudre sonne comme un regain. Pour sortir du grand chaos de la ville soliloque et disloquée, et aider Bernard à se délivrer de son effondrement, Amore, belle tigresse de Frangipane, lui propose un voyage à Rome. À bord d’Ici-Bas Airlines, Bernard décolle, les yeux fermés. Une étrange mappemonde, entre autres belles merveilles – comme on dit l’extraordinaire dans le parler en Haïti –, se dessine dans la pensée de celui qui rêve de retourner au pays en héros… Belle merveille est un roman flash. Qui nous dit, avec un humour et une causticité débridés, l’amour, le sexe salutaire, la confusion, la folie, et puis l’absurdité de l’aide internationale quand elle tire à elle la couverture des désastres. Écrit dans une langue syncopée, magnifiquement inventive, Belle merveille est un premier roman qui porte si bien son nom.

Aux Éditions de l’Aube :

La douleur du géant de Diekoye Oyeyinka (Nigeria), à paraître le 24 août : « L’histoire nigériane est l’histoire africaine, une histoire que nous écrivons nous-mêmes sans être pleinement conscients de ce que nous essayons de dire. » C’est parce qu’il pense ainsi que Diekoye Oyeyinka, dans ce premier roman, a choisi de nous raconter la naissance du Nigeria libre. Il le fait en donnant la parole au jeune Seun, qui, de retour au pays après des années de vie en Occident, va devoir renouer avec son histoire et celle du Nigeria, les deux étant inextricablement liées. Parfois, nous quittons Seun pour suivre d’autres destins – ceux d’Emeka, de Dolapo, ­d’Aisha –, et ensemble, c’est au Nigeria, ce géant africain, qu’ils donnent vie sous nos yeux. Le pays le plus ­peuplé d’Afrique, l’une des plus grandes puissances économiques du continent, gangrené par la corrup­tion, est à lui seul un personnage saisissant. Le lecteur n’a pas d’autre option que d’être happé par ce récit puissant, poétique, violent et foisonnant. Ne passez pas votre chemin : ce livre vous habitera longtemps.

Il ne faut jamais faire le mal à demi de Lionel Fintoni, à paraître le 24 août : Dans les quartiers Nord de Paris, des enfants roms ­disparaissent. Un ex-médecin légiste égaré dans l’humanitaire quémande de l’aide auprès d’un ancien collègue, capitaine de la PJ. Celui-ci accepte, à contrecœur, de ­s’engager dans une affaire aux ramifications inattendues. Entre des négociants maghrébins associés à un groupe mafieux russe, un photographe au talent discutable, une clinique privée réservée à une clientèle richissime, des interventions parallèles de la DGSI et Marjiana, la jolie Rom au charme déroutant, le capitaine Alain Dormeuil, réchappé d’un univers de violence et en convalescence d’amours malheureuses, finira par réaliser que Machiavel avait raison : « Il ne faut jamais faire le mal à demi… » (Thriller)

Tilt d’Hélie Harty, à paraître le 5 octobre : Vanvan en a assez d’être perçu comme un petit délinquant sans avenir, et du manque de considération porté à son combat, la libération des nains de jardin. Au début de cette aventure, il s’apprête à passer à l’action dans le jardin du pavillon de Michel et Micheline. Mais c’est sans compter sur Tilt, le petit fox terrier du couple.

La Disparue du Venezuela de Diane Kanbalz, à paraître le 5 octobre : Philippe Larcœur, policier attaché à l’ambassade de France au Venezuela, est appelé sur une affaire d’enlèvement d’une ressortissante française dans l’une des zones les plus dangereuses d’Amérique latine. Faisant progressivement de cette enquête une affaire personnelle, il brave tous les dangers dans un pays où la corruption, la mort et la trahison sont monnaie courante. (Thriller)

Aux Éditions Léo Scheer :

La Distance d’Alexandre Steiger, à paraître le 23 août : Une fuite d’eau dans un immeuble. La fuite d’un amour  : Jeanne. Une facture à régler, et le prix de l’absence à payer. Alexandre, comédien rêveur au chômage, se regarde, non sans humour, dériver dans un Paris menacé par la crue, à la recherche d’un rôle et de son amour perdu. Il glisse dans la sous-location de sa propre vie et le microcrédit de son cœur. Mais sa soif d’absolu le rattrape, tandis que le souvenir de Jeanne persiste. Il faut aller ailleurs. Peut-être substituer, à son amour, une autre histoire  : celui d’une vedette de cinéma, de l’Art ou de Dieu… À moins que la véritable passion ne réside dans ce qui sépare deux êtres  : la distance comme condition d’un amour éternel.

Aux Éditions Mauconduit :

Comme une grande d’Élisa Fourniret, à paraître le 21 août : « J’enrage du rythme de dingue, de me sentir écartelée entre le taf, la vie de famille, l’amour avec mon homme, la difficulté d’être maman et maîtresse dans le même espace-temps, le perpétuel manque de fric, la nécessité de la création. Tout ce business est le fruit de mes choix de vie, mais bon dieu, y’a des moments, je te jure, où l’amertume pourrait m’attraper dans sa main glacée. » L’histoire de l’héroïne commence à Longwy, en Lorraine. Ses parents, descendants d’immigrés polonais et italiens, sont ouvriers, en lutte comme des milliers d’autres dans cette région où l’industrie sidérurgique portée par Usinor- Sacilor finit de s’écrouler. Une casse humaine dont la famille réchappe en quittant la région, en changeant de vie. Aujourd’hui, elle a quarante ans et une liberté revendiquée. Comme une « grande » et comme tant de femmes d’aujourd’hui, elle élève son fils, pilotant « seule, vaille que vaille, un rafiot conçu à deux ». Pas si simple de tout mener de front et vivre intensément. C’est en déambulant dans les rues et les bistrots de l’Est parisien – Belleville, Ménilmontant, Bastille… qu’elle va pouvoir rebattre les cartes et retrouver une nouvelle énergie. Ce road-movie urbain est ponctué de souvenirs de son enfance près des hauts-fourneaux – joyeuse, malgré les galères – et de dialogues tendres avec son fils. Il raconte aussi les rencontres, l’amour, le sexe. Et l’incessante recherche de compromis avec « l’autre, qu’on a aimé », le père de l’enfant, aujourd’hui envolé.

Aux Éditions Plon :

La colère de Kurathi Amman de Meena Kandasamy (Inde), à paraître le 24 août : Un roman coup de poing par la nouvelle voix forte de la littérature indienne. « Tu veux que je comprime la tragédie au format Twitter ? Comment peut-on se glisser ainsi au cœur des ténèbres ? » Comment transformer un drame en fiction ? Pourquoi écrire sur une tuerie qui a eu lieu il y a plus de quarante ans en Inde et sur ses quarante-quatre victimes oubliées par l’histoire ? À travers les voix aussi diverses que celles des intouchables ou des propriétaires terriens, l’auteur décrit ce massacre, se plaçant sous le patronage de l’irascible déesse Kurathi Amman. Au-delà de l’émotion et de la colère provoquées par ces faits, l’auteur pose la question de la fiction et de ses limites en n’hésitant pas à malmener son lecteur. Ce roman tendu, entre rage contenue, lyrisme et humour grinçant, nous donne un aperçu des forces qui ont contribué à la création de l’Inde moderne.

Pour te perdre un peu moins de Martin Diwo, à paraître le 24 août : Un garçon, une fille, une histoire universelle. Ils s’aiment, se déchirent, elle s’en va. Lui s’écroule. La jeunesse et l’innocence avec. Un roman qui frappe, âpre, enlevé, emporté, qui ne s’oublie pas. Une signature, une écriture, une voix, une époque, une génération.
« Vous avez peur ?
– Oui. Peur de l’après. Peur, parce que mettre le mot fin à ce livre, c’est mettre le mot « fin » à notre histoire. Aujourd’hui, Elle existe grâce à l’écriture, mais après ? Après, Elle n’existera plus et ça, je ne sais pas si je suis capable de le supporter.
– N’avez-vous pas envie qu’il soit lu ?
– Vous savez quoi ? Je l’ignore. Enfin, il faudrait déjà que je le termine. Je ne sais pas si j’ai le courage d’écrire certaines choses. Celles que je vous confie par exemple. A vous, je peux les dire, mais au lecteur ? Nos conversations sont quand même très personnelles, non ? Et puis le but du livre n’est pas de déballer mes sentiments, c’est un roman, vous savez ? Enfin… un roman… en réalité c’est un double meurtre, un cri.
– Et ce cri, n’est-ce pas pour être entendu que vous l’avez poussé ?
– Ok je vois où vous voulez en venir. Vous pensez que j’ai écrit ce livre pour la faire revenir, c’est ça ? »

Aux Éditions Locus Solus :

Requiem pour un joueur d’Erwan Le Bihan, à paraître le 8 septembre : Samuel travaille au siège d’une grande société à Paris. Marié, père de famille, bon salaire. Relations avec ses collègues superficielles et standardisées. Attente d’une promotion… C’est un peu par hasard qu’il commence à miser sur Internet. Très vite l’obsession de gagner le tenaille. À coups de mensonges et de dettes, le vernis de son assise sociale se fissure, suivi par l’éclatement familial. Samuel, comme le Achab de Melville, a aperçu sa baleine blanche et ira jusqu’au bout pour la retrouver. D’une écriture sobre et inquiétante, Requiem pour un joueur renouvelle la figure littéraire du joueur, à l’heure de la prolifération des sites de paris en ligne.

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