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la vie commence demain céline sébillonAprès dix volets de présentation des primo-romanciers de la rentrée littéraire d’hiver 2017 (#1#2#3#4#5#6#7#8#9  & #10), la traditionnelle présentation de la rentrée littéraire côté premier roman d’Adepte du livre s’achève avec cette onzième sélection alors que débute au même moment la « petite rentrée littéraire ».

En dix jours, pas moins de 117 premiers romans auront été présentés, littérature de genre partiellement incluse (thriller, science fiction, young adultfantasy, etc.). Une ouverture des frontières littéraires qui augmente sensiblement les chiffres officiels cantonnés à la littérature générale (66 premiers romans) et permet de répondre aux goûts de lecture les plus éclectiques. Mais qui ne facilitera en revanche pas la tâche des lecteurs, y compris celle des papivores, confrontés à une rentrée littéraire de janvier censément plus restreinte mais finalement quasi équivalente à une rentrée littéraire de septembre avec pas moins de 517 romans annoncés, répartis en 337 romans français et 180 romans étrangers.

Que dire de cette rentrée littéraire d’hiver ? Annoncée comme assez plate, elle aura de surcroît à souffrir de l’approche des élections présidentielles réputées pour tenir les lecteurs à l’écart des librairies. Une réalité admise qui explique certainement que, nonobstant une production élargie pour la saison et quelques grands écrivains très attendus (Daniel Pennac et sa saga Malaussène après près de vingt années d’absence et 5 millions d’exemplaires vendus ou encore la mystérieuse Elena Ferrante et le troisième volet de sa tétralogie consacrée meilleur livre de l’année 2016 par le Magazine Lire), les éditeurs ont pris le parti de ne pas miser sur une présence massive des poids lourds de la littérature ; la rentrée littéraire de janvier 2017 pourrait bien être la meilleure occasion pour les nouvelles plumes de se faire remarquer ! Entre auteurs confirmés à la notoriété plus modeste, seconds romans, rééditions d’auteurs disparus, célébrités ayant décidé de prendre la plume et donc bien sûr premiers romans, émerge toutefois une tendance : la littérature noire, qu’elle soit issue du continent africain, de la communauté noire-américaine ou des Caraïbes ; une littérature de qualité, de plus en plus présente dans la littérature internationale, qui gagne à être découverte.

Vous savez désormais tout ce qu’il y a à savoir sur les nouveaux auteurs et leurs premiers romans de la rentrée littéraire d’hiver 2017. Ne me reste plus qu’à vous souhaiter à toutes et à tous une excellente rentrée littéraire et à vous inciter, une dernière fois, à soutenir ces primo-romanciers qui, à condition qu’on leur en laisse la chance, deviendront peut-être les best-sellers de demain. Si ces simples résumés et autres prières d’insérer ne vont ont pas séduits – 117 ! Faut-il que vous soyez difficiles ? -, je compte bien achever de vous convaincre avec les chroniques à venir de certains de ces titres, pour certaines dithyrambiques !

Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs, êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu  ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Aux forges de Vulcain :

  • Supernormal de Robert Mayer (États-Unis), à paraître le 2 février : New York, dans les années 1970. Alors que le superhéros David Brinkley profite d’une retraite bien méritée, une série de catastrophes décime ses confrères, comme Batman et Superman. Malgré un certain embonpoint et des pouvoirs qui tombent parfois en panne, David reprend du service dans une société qui le dépasse et une Amérique en pleine Guerre Froide.

Aux Éditions City :

  • Le café chat de Melissa Daley (Angleterre), à paraître le 4 janvier : Molly, une petite chatte à rayures, perd son propriétaire bien-aimé. Placée dans un refuge, elle s’enfuit et, épuisée, finit par rencontrer Debbie, une jeune femme un peu marginale ayant récemment acheté un café et qui doit s’occuper de sa fille malade. Mais la mégère du quartier n’aime guère les nouveaux arrivants, humains ou animaux.
  • Les enfants de la villa Eugénie d’Anne-Marie Martrinchard, à paraître le 4 janvier : 2 mai 1857. Grâce aux frères Péreire, la ville d’Arcachon vient de naître. Les riches familles bordelaises se font construire des villas de rêve nichées dans les pins, qui abritent le luxe, les plaisirs et la maladie. Parmi elles, Charles et Amélie Delpech, un couple de négociants de morue, en font bâtir une pour leur fille Eugénie, en dépit de leurs difficultés de couple.
  • La vie commence demain de Céline Sébillon, à paraître le 4 janvier : En route avec Bernard pour rendre visite à leur tante Blanche, Anne se demande à quel moment donner à son compagnon la lettre de rupture écrite il y a longtemps déjà. De son côté, Blanche récupère dans un tiroir secret son journal intime oublié, dans lequel elle révèle un passé sulfureux. Mais la voiture du couple entre en collision avec celle d’Anita, une aide-soignante.
  • Le chemin de l’oubli de Rebecca Griffiths (Pays de Galle), à paraître le 1er février : Adolescente, Sarah a été enlevée et retenue en otage, avant de réussir à s’enfuir. Son visage a fait la une de tous les journaux et la reconstruction a été difficile. Dix-sept ans plus tard, le coupable de son enlèvement est sur le point d’être libéré. Craignant une nouvelle tempête médiatique, elle s’enfuit sous un nouveau nom au Pays de Galles, mais elle se sent épiée. Thriller.
  • La plus belle année de sa vie de Diana Rosie (États-Unis), à paraître le 1er février : Tino, 7 ans, est surpris que son grand-père Alberto ne fête jamais son anniversaire. Mais Alberto ne sait pas quand il est né et n’a aucun souvenir avant son arrivée dans un orphelinat, pendant la guerre civile espagnole. Le petit garçon et le vieil homme se lancent alors dans la quête de leurs origines perdues, au cœur d’une Espagne qui s’efforce d’oublier un passé douloureux.
  • L’aube des libertés d’André Lavocat, à paraître le 1er février : À la fin des années 1950, la vie d’une petite ville du Morvan est bouleversée par l’arrivée d’un directeur parisien ambitieux et brutal à la tête de l’usine. Un événement imprévisible le contraindra à démissionner. Entre-temps, son fils et celui d’un ouvrier créent des liens d’amitié, sur fond de violences sociales, des innocences de l’enfance et des turpitudes de chacun. Roman régional.

Aux Éditions Gallimard :

  • L’appel de la lune de Tidiane N’Diaye (Sénégal / France), à paraître le 12 janvier : «Tu sais, Isiban, la France a permis l’installation sur son sol d’Italiens, d’Espagnols, de Juifs persécutés ailleurs, de Noirs africains, d’Antillais, d’Arabes et autres Polonais. Ce pays, à l’image de tant d’autres, s’est construit sur un territoire donné, mais par mélange et fusions successives de populations les plus diverses. Leurs apports ont grandement aidé à la formation de la nation française. Par cette diversité et cette richesse, la France parle au monde, avec un message fort et universel, né des idéaux des Lumières. Et je sais qu’en Afrique du Sud les choses évolueront tôt ou tard dans ce sens.» En Afrique du Sud, vers la fin du XIXe siècle, la «politique indigène» mise en place par les colons anglais balisait déjà la route d’un système de développement séparé et fondé sur la «race». Aussi, rien n’y favorisait l’union fusionnelle entre Isiban, princesse zouloue, et le jeune Marc Jaubert, vigneron descendant de huguenots français. Pourtant, de leur rencontre dont le seul témoin fut la lune, œil de la nuit, naît un amour tout aussi magique que passionné. Et, dans un univers d’intolérance, de violences extrêmes, leurs élans amoureux nous révéleront mieux qu’un essai historique les tourments de l’Histoire.

Aux Éditions Cambourakis :

  • Norwood de Charles Portis (États-Unis), à paraître le 11 janvier : En partant du Texas, Charles Portis doit convoyer des voitures volées jusqu’à New York. Au cours de ce road trip, il croise des personnages étonnants, ainsi que sa future femme. Ces rencontres donnent lieu à des situations cocasses.

Aux Éditions Belfond :

  • Volia Volnaïa de Victor Remizov (Russie), à paraître le 12 janvier : Un roman russe fulgurant, une plongée dans l’immensité sibérienne, qui conte l’éternel affrontement entre désir de liberté et asservissement au pouvoir. Porté par une seule devise, Volia volnaïa, «Libre liberté», une très forte quête identitaire, avec, en toile de fond, le tableau contrasté de la Russie d’aujourd’hui, tiraillée entre tradition et modernité.

Aux Éditions De Borée :

  • L’or bleu de Philippe Robin, à paraître le 16 février : Au début du XXe siècle, en Auvergne. Antoine Roussel est un brillant jeune homme qui partage son temps entre ses études et la ferme familiale, où l’on produit pour subsister une fourme vendue au marché. Embauché comme herboriste par un pharmacien de Rouen, il goûte à Honfleur un stilton anglais qui lui donne l’idée d’améliorer la fourme pour en faire un fromage bleu.

Aux Éditions Au Diable Vauvert :

  • Théâtre des dieux de Matt Suddain (Nouvelle-Zélande), à paraître le 16 février : Ce livre est le journal héroïque et probablement véridique, retrouvé et publié par Blacklist Publishing – maison d’édition sauvant de l’oubli les œuvres perdues et censurées – et rapporté par son employé-éditeur polyvalent Matt Suddain, des aventures du plus grand voyageur interstellaire de tous les temps, M. Francisco Fabrigas. Explorateur, philosophe, physicien, hérétique, il embarque à bord d’un navire spatial pour un voyage redoutable à destination d’une autre dimension. Parmi son équipage, on compte enfants, esclaves, aristocrates, criminels, botanistes et deux passagers clandestins : un jeune homme sourd contrôlant l’électricité et une fillette aveugle à la peau verte. Les poursuivent le Pape de l’Univers, un magnétiseur coquet ou encore une pieuvre géante… Dix sept mille navires lèvent l’ancre, aucun d’eux ne reviendra. Complots obscurs, cultes démoniaques, jungles meurtrières, pagaille quantique, naissance de la Création et mort du Temps : tout cela, et bien plus encore, vous attend dans ce récit cosmique venu d’au-delà le voile de la réalité. Matt Suddain met en abîme le récit de genre de fascinante manière, digne d’un Umberto Eco. De Stevenson et Jules Verne à Douglas Adams, de Mervyn Peake à China Miéville, Suddain mixe siècles, techniques narratives et influences dans un patchwork psychédélique et satirique digne de Terry Pratchett. Science fiction.

Aux Éditions Charleston :

  • L’année du flamant rose d’Anne de Kinkelin, à paraître le 6 janvier : Louise, Ethel, Caroline. Trois amies, joyeuses mais solitaires, partagent tout, leurs peines et leurs bonheurs, leur passion aussi pour les belles choses. Toutes trois sont des créatrices, des faiseuses de rêves, dans leurs ateliers qui se font face dans un passage parisien. Louise, joaillière, crée des bijoux qui réjouissent le coeur et les yeux. Ethel, corsetière, réveille les sentiments et les sens des amoureuses éperdues (et des autres). Caroline, relieuse, redonne vie aux livres anciens, tout en rêvant la sienne. Toutes trois, passionnées, sont amoureuses de l’amour, mais celui-ci leur semble inatteignable… Le jour où Louise s’entiche d’un flamant rose empaillé, superbe et quelque peu étrange, qu’elle installe dans son atelier, son regard sur la vie semble changer. Après sa rupture, elle est face à un défi : se relever, tenir debout, comme le flamant sur une patte, pour sa petite fille, Rose, malgré sa fragilité et les obstacles. Cette année, les trois femmes sauront-elles trouver la force de se reconstruire ?

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