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Les mille talents d'Eurídice Gusmão martha batalhaDans deux courtes journées paraîtront les premiers des 517 romans dont 66 premiers romans, répartis en 337 romans du côté de la littérature française et de la littérature francophone et 180 romans du côté de la littérature étrangère. Des chiffres officiels démentis par la traditionnelle présentation sur Adepte du livre de la rentrée littéraire côté premier roman puisque, dans l’esprit fidèle d’ouverture des frontières littéraires, le tour d’horizon des premiers romans de la rentrée littéraire d’hiver s’intéresse tant à la littérature de genre (thriller, science fiction, young adult, fantasy…) qu’à la littérature générale. Pour la rentrée littéraire de janvier 2017, ce seront donc au total 117 primo-romanciers publiés par de grandes maisons d’édition ou par de petits éditeurs indépendants qui seront mis en lumière chaque jour (#1#2#3#4#5#6#7 et #8) jusqu’au 2 janvier, début officiel de la rentrée littéraire de janvier. En ce dernier jour de l’année 2016, voici l’antépénultième sélection de premiers romans de la rentrée littéraire d’hiver 2017.

Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain, êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu  ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Denoël :

  • Les mille talents d’Eurídice Gusmão de Martha Batalha (Brésil), à paraître le 12 janvier : L’histoire d’Eurídice Gusmão, ça pourrait être la vôtre, ou la mienne. Celle de toutes les femmes à qui on explique qu’elles ne doivent pas trop penser. Et qui choisissent de faire autrement… « Responsable de l’augmentation de 100 % du noyau familial en moins de deux ans, Eurídice décida de se désinvestir de l’aspect physique de ses devoirs matrimoniaux. Comme il était impossible de faire entendre raison à Antenor, elle se fit comprendre par les kilos qu’elle accumula. C’est vrai, les kilos parlent, les kilos crient, et exigent – Ne me touche plus jamais. Eurídice faisait durer le café du matin jusqu’au petit déjeuner de dix heures, le déjeuner jusqu’au goûter de quatre heures, et le dîner jusqu’au souper de neuf heures. Eurídice gagna trois mentons. Constatant qu’elle avait atteint la ligne, cette ligne à partir de laquelle son mari ne s’approcherait plus d’elle, elle adopta à nouveau un rythme alimentaire sain. »
  • Les filles déchues de Wakewater de Leslie V. H. (Angleterre), à paraître le 2 février : Londres, à l’époque victorienne. Evelyn est envoyée par son père à Wakewater House pour soigner sa dépression nerveuse. De nos jours, l’imposant sanatorium a été transformé en habitations. C’est ici que décide de s’installer Kirsten après une rupture amoureuse douloureuse. Peu à peu, la jeune femme est de plus en plus obsédée par les mystères entourant le bâtiment et le passé trouble du fleuve. Effroi.
  • Le voyage de Lilya de Stephan Abarbanell (Allemagne), à paraître le 16 février : En 1946, Lilya Wasserfall, membre des factions sionistes, est missionnée pour retrouver Raphael Lind, un scientifique français disparu. La jeune femme s’embarque dans un périple à travers l’Europe et comprend que les SS ont obligé Lind à effectuer des recherches scientifiques secrètes sur les gaz toxiques.

Aux Éditions Kero :

  • Dans la forêt lointaine de Marie-Pierre Burtin, à paraître le 4 janvier : Un jeune homme en quête d’une mère qu’il n’a jamais vue. Une veuve esseulée qui n’ose pas lui dire que ce n’est pas elle qu’il cherche. Une fille qui voit d’un très mauvais œil l’arrivée de son nouveau frère. Dans un village qui cache de nombreux secrets, ils vont malgré eux déclencher des forces qui les dépassent. Et la montagne et ses escarpements, la forêt et ses labyrinthes se trouvent être un décor bien pratique pour enfouir les drames passés et préparer ceux à venir. Un premier roman traversant les générations au cœur d’un huis-clos contraint par une nature aussi fascinante qu’impitoyable.
  • Canicule de Jane Harper (Australie), à paraître le 11 janvier : Kiewarra. Petite communauté rurale du sud-est de l’Australie. Écrasée par le soleil, terrassée par une sécheresse sans précédent. Sa poussière. Son bétail émacié. Ses fermiers désespérés. Désespérés au point de tuer femme et enfant, et de retourner l’arme contre soi-même ? C’est ce qui est arrivé à Luke Hadler, et Aaron Falk, son ami d’enfance, n’a aucune raison d’en douter. S’il n’y avait pas ces quelques mots arrivés par la poste : Luke a menti. Tu as menti. Sois présent aux funérailles… Thriller.
  • L’Inachèvement d’Axelle Faussadier, à paraître le 15 février : « Elle se replongea ainsi dans la vie d’Emma Bovary, sa quête effrénée du bonheur, sa stupidité, sa mort d’héroïne ratée. Elle laissa les mêmes émotions l’agiter qu’à son adolescence ; elle sentit pourtant que sa lecture était nouvelle, pleine de ce qu’elle était en ce jour, dans ce lit de douleur. Elle s’impatientait d’une page à l’autre et atteignit la dernière, plus échauffée que jamais par cette mort grotesque, ce gâchis lentement accompli pour avoir trop désiré. » Contrairement à l’héroïne de Flaubert, la jeune Austia se jure de ne pas s’épuiser dans de vaines attentes. Elle se promet donc de porter un regard lucide sur l’amour et de garder la maîtrise de sa destinée. Elle s’attache alors à Théodore qui semble à la hauteur de ses espérances. Mais à force de penser sa vie, Austia, ne risque-t-elle pas de passer à côté ? Une héroïne âpre et froide qui se découvre une inaptitude à la vie dont elle ne supporte pas les déceptions. Axelle Faussadier signe le portrait dur et poignant d’une éternelle insatisfaite.

Aux Éditions MF :

  • Hyperrectangle d’Aden Ellias, à paraître le 17 janvier : Nos parents d’Éléonore Dupin habitent en province, dans le Massachusetts, près des criques. Ils sont encore ensemble et tout ce qu’il y a de plus vivants, et j’ajoute plutôt contents d’exister pour que le portrait psychologique soit rapidement complet. On ne les voit pas souvent à Paris et Madrid flamboyant, mais on s’écrit, on se téléphone, on va les voir à pied à cheval ou en canoë quand nos activités nous en laissent le temps. J’ai sans doute omis de spécifier qu’Éléonore Dupin œuvre dans le psychiatrique, en tant qu’infirmière de nuit, et que moi aussi bien sûr, en tant qu’Albert Camus. Sotie* (*Pièce politique dont l’actualité du monde est le prétexte. Jouée par des « Sots », son hypothèse est que la société toute entière pourrait bien être exclusivement composée de fous.) subtile dont le narrateur nous fait suivre le fil de malicieux déraisonnements que l’on découvrira appuyés d’un gai savoir retourné comme peuvent l’être un gant ou une opinion, Hyperrectangle parodie non sans gravité les procédés de ce que l’on a nommé « autofiction » dans la production littéraire française. Cette pratique et le quasi-genre dont elle s’auréole parfois s’en trouvent littéralement démantelés. En une unité de temps et de lieu fantasque, Hyperrectangle dynamite ainsi le thème du jeune écrivain qui ne nous épargnerait aucun détail de sa vie amicale, intellectuelle ou sexuelle. L’invention formelle y est mise au service d’une dissection comique radicale du contemporain. Dans le même mouvement se trouve renouvelé le questionnement le plus profond et le plus ancien sur le pouvoir de la littérature et sur ses fins.
  • Appeau d’Uspudo, à paraître le 9 février : Nous suivons les aventures de Turtifli Lenboise. Il sort des eaux, invente des mots, chante d’admirables comptines et multiplie les rencontres et les aventures. Dans le style d’un Lewis Carroll contemporain qui ne renoncerait à aucun néologisme et ne dédaignerait pas l’argot, Appeau emporte le lecteur dans un tourbillon de récits instantanés qui sont autant de visions poétiques : des nouveaunés grandissent dans un cinéma devant le film de leur vie, Luc et Lucie s’aiment malgré les circonstances, Al Sirobule se fend d’une préface « traduite de l’étranger par un local », on croise un mage « délusionniste » et une vache nommée Doris. Mais Turtifli Lenboise retombe toujours sur ses pieds. D’une inventivité verbale constante, ce petit roman semble né de la rencontre entre un poète pratiquant les cadavres exquis et un musicien de free jazz. À lire à haute voix et à plusieurs.

Aux Éditions Persée :

  • Les beignets sur la plage d’Alain Rozland, à paraître le 4 janvier : Julien a quarante-quatre ans. Le premier souvenir de sa vie est une plage, un joyeux brouhaha d’enfants, la mer et la saveur sucrée des beignets. Sans qu’il en ait conscience, ce premier souvenir va constituer une toile de fond omniprésente dans sa vie. Il le mènera irrésistiblement vers la liberté. Miné depuis vingt ans par son quotidien routinier de juriste, dans une filiale d’une grande banque française, Julien est également malheureux dans son couple avec Sophie, une jeune serveuse de vingt-sept ans. Observateur éclairé de notre société, sur laquelle il pose un regard à la fois ironique et désabusé, Julien brosse en outre une fresque de personnages qui croisent son chemin de manière durable ou fugace. Ces personnages, et les événements qu’il partagera avec eux, traceront peu à peu son chemin – parfois sombre et sinueux – vers une redécouverte de lui-même et un nouveau destin, teinté d’espoir et de beauté.
  • La plage de l’Étang de Michel Voisin, à paraître le 4 janvier : Pierre et Mathilde grandissent pendant la Première Guerre mondiale. Ils s’amusent sur la plage de l’étang, leur terrain de jeu préféré. Devenus adolescents, les deux amis s’éloignent. Pierre part au service militaire puis s’engage pour l’Indochine. Là-bas, il rencontre une Indochinoise. Le destin de trois êtres avec, en toile de fond, une fresque sociale.

Aux Éditions Le bord de l’eau :

  • La cabane en bois de Dominique Hoflack, à paraître le 17 janvier : Yohann a douze ans lorsqu’il croise l’ami de son père, ermite, chasseur, pécheur, guérisseur… « homme de la nature » et organisateur des battues si fin connaisseur des coins à carpes. Des parties de pêche aux courses dans la forêt médocaine, l’enfance de Yohann se vit en liberté. Et puis viennent les premiers doutes. L’ami de la famille ne peut pas agir « mal »… puisqu’il initie Yohann aux secrets de la vie en pleine nature. « À douze ans on brûle de curiosité, de renouveau, d’aventures lointaines et inédites. À douze ans on ne se pose aucune question, on se laisse aller, en toute confiance, surtout quand on a en face de soir l’ami du père, que l’on suit aveuglément… » Dans la cabane en bois, il n’y avait qu’une couche…
  • Pasquale Paoli et la fille de l’aube tome 1 L’asphodèle et l’olivier de Marie-Paule Dolovici, à paraître le 17 janvier : La Corse du XVIIIe siècle : une île en proie aux révolutions et en lutte contre la République de Gênes, maîtresse de l’île. Au mitan du siècle, un homme émerge : Pasquale Paoli, fils de Hyacinthe, illustre combattant du peuple corse. Confiant en son avenir, le jeune soldat revient en Corse, rentrant d’un exil forcé passé à Naples aux côtés de son père. Il y a fait de brillantes études, lu les philosophes des Lumières, et sait que la démocratie est un combat qu’il choisit de mener sur la terre de ses ancêtres. Sur le chemin du pouvoir, Paoli va rencontrer Anna, jeune femme volontaire, pleine de feu et de passion. Habillée en homme, quittant une vie de misère et de peine, elle décide de se mêler à la troupe paoliste. Face à l’Europe, Paoli concrétise le rêve d’une île maîtresse de son destin. Mais sur la terre corse, il devra choisir entre pouvoir et amours. L’histoire de Corse n’a pu s’écrire sans passion… Le roman historique de la révolution corse et des amours secrètes du Père de la Nation corse Pasquale Paoli… Cette fresque historique (en 3 volumes) restitue une vie à un homme, Pasquale Paoli, devenu un mythe, une sorte de statue au marbre poli, à laquelle le roman donne chair, et le rend accessible à travers une histoire d’amour, unique et tragique.

2 réflexions sur “Rentrée littéraire d’hiver 2017 côté premier roman #9

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