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les heures miroirs de valérie malletEn quelques chiffres, la rentrée littéraire d’hiver 2017 représente 517 romans répartis en 337 romans français, 180 romans étrangers et 66 premiers romans à paraître dès le 2 janvier. La traditionnelle présentation de la rentrée littéraire côté premier roman sur Adepte du livre, c’est ne valoriser que les premiers romans mais, selon un esprit d’ouverture des frontières littéraires, tant issus de la littérature de genre (thriller, science fiction, littérature érotique, fantasy, young adult…) que de la littérature générale. Ce seront donc plus d’une centaine de primo-romanciers publiés à l’occasion de la rentrée littéraire de janvier 2017 par de grandes maisons d’édition ou par de petits éditeurs indépendants qui seront chaque jour mis en lumière.

Le tour d’horizon (#1#2#3#4#5 et #6) des nouvelles plumes de la rentrée littéraire d’hiver continue avec cette septième sélection. Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain, êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu  ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Allia :

  • L’été des charognes de Simon Johannin, à paraître le 5 janvier : ‘‘Le soleil s’est lézardé par fragments de petites lumières orange en touchant les premières cimes, sous les feuilles des hêtres ça nous faisait presque des peaux de léopard pendant qu’on regardait le feu droit dans les flammes, puis la lumière est morte et tout le monde est parti.’’ Ici c’est La Fourrière, un ‘‘village de nulle part’’ et c’est un enfant qui raconte : massacrer le chien de ‘‘la grosse conne de voisine’’, tuer le cochon avec les hommes du village, s’amuser au ‘‘jeu de l’arabe’’, rendre les coups et éviter ceux des parents. Ici on vit retiré, un peu hors-la-loi, pas loin de la misère aussi. Dans cette Guerre des boutons chez les rednecks, les bêtes sont partout, les enfants conduisent leurs parents ivres morts dans des voitures déglinguées et l’amitié reste la grande affaire. C’est un pays d’ogres et d’animaux errants, un monde organique fait de pluie et de graisse, de terre et d’os, où se répandent les fluides des corps vivants et ceux des bestioles mortes. Même le ramassage scolaire ressemble au passage des équarrisseurs. Mais bientôt certains disparaissent, les filles vous quittent et la forêt finit par s’éloigner. D’une bagarre l’autre, la petite musique de ce premier roman vous emmènera jusqu’à l’adolescence, quand la douleur fait son entrée et que le regard change, dans les turbulences d’une langue outrancière au plus près du rythme de l’enfance : drôle et âpre, déchirante et fiévreuse, traversée de fulgurances.

Aux Éditions Addictives :

  • Le milliardaire était presque parfait d’Ève Souliac, à paraître le 19 janvier : Une comédie romantique fraîche et pétillante. Un yacht de luxe, des invités glamour, un emploi de serveuse bien rémunéré… Madison Seyner a décroché le jackpot ! Artiste et photographe fauchée, elle a quelques dettes à éponger, et ce contrat tombe pile au bon moment. Mais entre une chef psychorigide, une top model névrosée, un client pot-de-colle, un ado dragueur et une gamine capricieuse, rien n’est simple ! Et ce n’est pas Angel Doran, propriétaire du yacht, qui lui facilite la tâche avec ses sourires moqueurs, son humour provocant et sa beauté si particulière. Qu’à cela ne tienne ! Madison aime les défis et Monsieur-Beau-gosse n’a qu’à bien se tenir… Sentiments, passion, sensualité… avis de tempête !

Aux Éditions Lattès :

  • Presque ensemble de Marjorie Philibert, à paraître le 4 janvier : Tout commence le 12 juillet 1998. En pleine finale France-Brésil, Victoire et Nicolas se rencontrent dans un bar à Paris. Ces deux révoltés placides deviennent inséparables et se lancent dans la vie de couple. Mais loin de la passion rêvée, nos héros se retrouvent embarqués dans une odyssée domestique désespérément tranquille… L’arrivée de Ptolémée, le chat, leur procure un temps le paradis tant souhaité. Mais rien ne dure ! Drôle et mordant, Presque ensemble explore avec brio le sentiment amoureux à l’épreuve du quotidien, ou simplement peut-être de la vie.
  • Ne parle pas aux inconnus de Sandra Reinflet, à paraître le 11 janvier : « Ne parle pas aux inconnus », c’est ce que Camille entend depuis l’enfance. Elle ne rêve pourtant que d’aller voir ailleurs. N’importe où plutôt que ce canapé qui menace de l’engloutir comme il engloutit déjà les kilos de sa mère, campée devant la télé. Camille vit dans un pavillon neuf, c’est joli “pavillon”, à une lettre près ça s’envole sauf que sa famille n’est pas du genre à papillonner. Perchée sur la pointe des pieds, Camille cherche une issue. Elle regarde au-delà des fumées d’usine, au-delà du Rhin, là où Eva se cache, peut-être. Depuis que son amoureuse polonaise a disparu, Camille a la nausée. Un pied dans l’enfance, un autre dans l’âge adulte, ça fout le vertige, surtout quand plus personne ne vous tient la main. Au bord du vide, elle décide de faire le grand saut et de prendre la route, pouce en l’air, vers l’est et cet inconnu qu’on lui défend d’embrasser. D’Allemagne en Serbie, de Roumanie en Hongrie, elle va, au fil des rencontres, mettre ses peurs à la porte et interroger le lointain et le proche. Un voyage dans l’inconnu au cours duquel elle croisera ces étrangers dont ses parents lui disaient de se méfier et qui tous, à leur manière, l’aideront à trouver ce qu’elle ne cherchait pas : elle-même. Qui sont vraiment les étrangers autour de nous ? Les secrets les mieux gardés ne sont-ils pas les plus en vue ? Comment devenir adulte sans abandonner l’enfant en nous ? Et si la famille était la plus grande inconnue ?
  • Mon Citronnier de Samantha Barendson (Espagne / littérature francophone), à paraître le 11 janvier : 15 août 1978. Franco Barendson meurt dans une chambre d’hôtel à San Carlos de Bariloche en Argentine. Il laisse une fille de deux ans qui ne sait pas grand-chose de cette mort et grandit sans trop poser de questions. Cette fille, c’est l’auteure elle-même qui, à l’approche de la quarantaine et voyant ses grands-parents partir, éprouve le besoin d’en savoir plus sur celui dont sa mère ne parle jamais. Interroger la mémoire familiale, vite, avant qu’il ne soit trop tard. Le récit qu’elle coud est un patchwork de souvenirs, de conversations, d’odeurs et de photographies. L’image de Franco trop tôt disparu s’installe dans son imaginaire. Elle a un père puisqu’elle peut se (et nous) le raconter. Jusqu’au jour où, presque par hasard, elle découvre un secret. Un second récit se met en place, celui d’une enquête pour connaître la vérité, pour comprendre, pour retrouver les témoins disséminés au fil des années et des pays. Allers-retours entre l’Argentine, l’Espagne et la France, entre les années 1970 et aujourd’hui, pour tenter de ne plus idéaliser son père mais lui rendre sa véritable identité. À mi-chemin entre enquête policière et récit poétique, l’écriture fragmentaire de Samantha Barendson joue avec les nerfs comme avec les émotions. On s’émeut devant cette quête du père, on s’énerve à la recherche d’une lettre disparue, on sourit aux questions de la petite fille, on se révolte avec l’adolescente en crise identitaire, on patine avec la femme d’aujourd’hui à la recherche d’un passé décomposé. Quant à la figure du père qui se dessine finalement, elle n’est pas forcément celle que l’on attendait… Les secrets vivent plus longtemps que ceux qui les portent, en révélant celui de Franco, sa fille lui rend la vie, la vérité et la poésie.

Aux Éditions Paul & Mike :

  • Je suis un tueur humaniste de David Zaoui, à paraître le 2 février : Babinsky a un don. Un don du ciel. Il vise et il tire comme personne. Repêché dans l’orphelinat où il a grandi par un professionnel du crime, il devient malgré lui tueur à gages. Mais attention ! Un tueur à gages, certes, mais humaniste ! Et… qui a mis un point d’honneur à son job de liquidateur : rendre heureuses ses futures victimes avant de les tuer.

Aux Éditions Le Nouvel Attila :

  • Marx et la poupée de Maryam Madjidi (Iran / littérature francophone), à paraître le 12 janvier : Depuis le ventre de sa mère, Maryam vit de front les premières heures de la révolution iranienne. Six ans plus tard, elle rejoint avec sa mère son père en exil à Paris. À travers les souvenirs de ses premières années, Maryam raconte l’abandon du pays, l’éloignement de sa famille, la perte de ses jouets – donnés aux enfants de Téhéran sous l’injonction de ses parents communistes -, l’effacement progressif du persan au profit du français qu’elle va tour à tour rejeter, puis adopter frénétiquement, au point de laisser enterrée de longues années sa langue natale. Dans ce récit qui peut être lu comme une fable autant que comme un journal, Maryam Madjidi raconte avec humour et tendresse les racines comme fardeau, rempart, moyen de socialisation, et même arme de séduction massive.

Aux Éditions Thierry Marchaisse :

  • Antinéa mon amour de Sophie Caratini, à paraître le 19 janvier : En 1933, Jean du Boucher, officier saint-cyrien, est affecté à l’unité méhariste chargée de conquérir le nord de la Mauritanie. Il dirige une troupe de tirailleurs sénégalais auprès desquels il apprend la vie dans le désert. Il s’adapte à la société maure dont il adopte les us et les coutumes. Une histoire sur le choc du colonialisme qui ouvre de nouvelles perspectives.

Aux Éditions Les Équateurs :

  • Les heures miroirs de Valérie Mallet, à paraître le 2 février : Paris 1960, Adrienne libre et passionnée a épousé Pierre un député arriviste qui roule en DS. Exigeante et impatiente, leur vie bourgeoise près du parc Monceau ne lui ressemble pas. À tout point de vue, le couple est stérile. Adrienne se trouve enceinte, « comme par magie », dit-elle. C’est Gabriel – le jeune médecin de ses parents (dont elle rêvait en secret lorsqu’elle était adolescente) qui lui annonce sa grossesse. Alors que Lucie grandit dans le ventre de sa mère, une histoire d’amour naît entre Gabriel et Adrienne. « L’unique » homme qu’elle avoua plus tard avoir admiré. Enfin divorcée de Pierre, Adrienne quitte la rive droite pour la rive gauche troque ses ras du cou pour des chemises indiennes, élève sa fille dans l’esprit libre d’après 68 où « il est interdit d’interdire ». Pour Lucie, Adrienne est davantage qu’une mère, un personnage qui vit et lui fait vivre sa vie comme un roman. Elles voyagent, se nourrissent de leur complicité viscérale, fonctionnent en vase communicants. Un amour inconditionnel mais Adrienne ne lui dit rien, conserve le secret. Lucie est une enfant rêveuse, Adrienne la croit fragile. À l’âge de 35 ans Lucie découvre « par hasard » que Pierre n’est pas son père. Libérée d’un poids insoupçonné et bien que violemment repoussée par Arnauld le géniteur de passage qui est arrivé comme un cheveu sur la soupe, Lucie pardonne à tous car elle a l’impression d’enfin naître. Lucie se révèle, incarne ses rêves, scrute la magie du hasard, comprend mieux le mystère de toutes ces morts qui depuis son enfance l’accompagne. Les heures miroirs parle de magie, de l’illusion de ce que l’on croit vivre et de ce que l’on rêve, de l’ombre du secret et de la lumière du pardon.

Aux Éditions Glénat :

  • Et si tout s’arrêtait là ? de Mélanie Valier, à paraître le 15 février : Un roman palpitant où se mêlent amour, sexe et trahison et dont l’action se déroule dans le milieu de l’ultra-trail et des sports extrêmes de montagne. Emma, étudiante américaine en sociologie, débarque pour un an à Chamonix, lieu d’observation idéal pour sa thèse dont le sujet est la prise de risques en montagne. Au-delà des alpinistes et grimpeurs de haut niveau, c’est pour elle l’occasion de se frotter aux stars des sports extrêmes que sont l’ultra-trail, le freeride, le base jump, la wingsuit… Sa rencontre avec Matthieu, le champion chamoniard de freeride et de trail running, va entraîner Emma dans une aventure amoureuse et sexuelle inédite. Mais au fil des semaines, les rivalités, jalousies et trahisons vont émerger et s’amplifier jusqu’à plonger Emma dans l’angoisse et la peur. Une intrigue haletante durant laquelle les protagonistes et le lecteur auront du mal à reprendre leur souffle.

4 réflexions sur “Rentrée littéraire d’hiver 2017 côté premier roman #7

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