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la disparition de la chasse de christophe levauxProgrammée pour le 2 janvier, l’esquisse de la rentrée littéraire d’hiver 2017 se fait d’autant plus nette que sur Adepte du livre s’étoffe la traditionnelle présentation exclusivement consacrée aux premiers romans. Moins d’une semaine sépare désormais les lecteurs des 517 livres à paraître à l’occasion de la rentrée littéraire de janvier !

En partie consacrées à la littérature de genre (thriller, science fiction, littérature érotique…) fidèlement à un esprit d’ouverture des frontières littéraires, les sélections de la rentrée littéraire d’hiver côté premier roman se succèdent (#1#2#3#4 et #5) sans se ressembler, dépassant largement le chiffre officiel de 66 premiers romans cantonné à la littérature générale. Cette sixième mise en lumière des primo-romanciers de la rentrée littéraire de janvier 2017, publiés par de petits éditeurs indépendants comme par de grandes maisons d’édition, permettra une fois encore de répondre aux goûts de lecture les plus éclectiques.

Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain, êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu  ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Écriture :

  • Zing-Zing paradis de Jymmi Anjoure-Apourou (Guadeloupe), à paraître le 11 janvier : En créole, Zing-zing signifie libellule. Un insecte léger, heureux… jusqu’au moment fatal où il est emporté par le tourbillon. Gabriel Montner, 25 ans, quitte Gwada, son île natale, pour Paris. Il rêve d’être écrivain. Faisant croire à ses parents qu’il suit des études pour devenir avocat, il envoie tout valser pour se consacrer à son seul rêve et suivre la trace un peu folle et fêlée de tous les écrivains. Ainsi commence une vie d’appétit, de partage et de solitude, où se mêlent des rencontres capitales : Janis, au visage de femme ambiguë, Grand-Velours, l’ami des bons et mauvais jours… et puis Mona. Elle lui ouvre la ville avec ses rues étroites, ses passages obscurs, et l’amour pour seule odeur. La vie et l’écriture se rencontrent, s’entrecroisent, se confondent. Et le livre achevé, c’est le héros tout entier qui aura achevé sa métamorphose.
  • Le vivier de l’oubli de Nada S. Khoury & Robert A. Matta, à paraître le 8 février : Le jeu du hasard et des non-dits. Tout commence par un oubli. Un écrivain, venu visiter une maison à acheter en Provence, a laissé son iPad par mégarde dans la propriété. La conseillère découvre l’objet ; hésite légèrement ; l’allume. Elle y découvre photos (Istanbul, une femme en rouge, lui…), mots d’amour, réflexions éparses. De cette lecture clandestine lui reviennent des bribes de sa propre existence : une romance interdite (avec un prêtre), une séparation douloureuse, et la solitude. Au village, la conseillère – après avoir laissé un mot sur la nappe de la table de l’écrivain et lui avoir rendu son iPad – aperçoit la femme en rouge, celle des clichés de la tablette numérique. Intriguée, troublée, elle la suit jusqu’à une galerie. Elle la photographie discrètement…

Aux Éditions Grasset :

  • La vie magnifique de Frank Dragon de Stéphane Arfi, à paraître le 11 janvier : Le jeune Frank Dragon ne parle pas, alors il écrit son histoire, celle d’un petit garçon pris dans les drames de la seconde guerre mondiale. Il échappe aux rafles qui ont emporté ses parents, est caché à la campagne puis hébergé dans un pensionnat religieux. De brèves retrouvailles avec un père brisé par les camps l’entraînent dans une errance hallucinée avant qu’il ne parvienne enfin à échapper au monde fracassé où il a grandi. Une traversée initiatique dans la France des années 40, portée par l’imaginaire, l’humour, le regard fantasque du garçon devenu jeune homme. Et si la poésie de l’enfance était notre plus grande force face à l’adversité…

Aux Éditions du Rouergue :

  • Aller en paix de Ludovic Robin, à paraître le 4 janvier : Dans un hameau isolé de Savoie, la lente dissolution d’un jeune couple avec deux enfants. Portrait déchirant d’une jeune femme à la dérive, roman de l’amour infini que lui porte son compagnon, ode à la forêt : Aller en paix  est un premier roman impressionnant par son écriture, son auscultation méticuleuse du quotidien et la profondeur de son regard sur l’existence.
  • Des femmes en noir d’Anne-Isabelle Lacassagne, à paraître le 11 janvier : À la mort d’un vieux prêtre, les responsables de son diocèse découvrent qu’il s’agissait d’une femme. Sans que personne ne s’en doute, elle exerçait paisiblement sa vocation depuis des années. Abasourdi, consterné, l’évêque décide de diligenter une enquête, chargeant un prêtre plus jeune et la chancelière de l’évêché de comprendre comment, pourquoi et avec quelles complicités une telle supercherie a été possible. Le père Bernard-Marie, aussi ardent qu’austère, et Charlotte, la juriste qui aime son Église passionnément sans s’aveugler sur ses faiblesses, ont beau avoir des visions divergentes sur la juste manière d’affronter la vérité, ils vont ensemble sonder la vie de Pascal Foucher et rassembler les témoignages de tous ceux qui l’ont, sinon connu, du moins côtoyé. Mais si l’un aimerait instruire à charge, l’autre ne peut se défendre d’admirer le courage de celle qui a enfreint l’interdit. Dans ce roman libre et singulier, Anne-Isabelle Lacassagne interroge avec humour et tendresse la vocation féminine mais aussi les rapports homme-femme dans l’Église d’aujourd’hui.

Aux Éditions Maurice Nadeau :

  • Brooklyn Strasse de Gabrielle Segal, à paraître le 14 février : Les voix des habitants d’un petit immeuble de Brooklyn s’expriment : celles de Mary-June Parker et ses fils libérés de l’emprise de Pete, mari et père violent ayant brusquement disparu ; celle de Norman Klein, qui s’accommode du deuil à sa façon ; celle de Madleen Hutikton, propriétaire, de l’épicier Stephan Karmerr, de Pete aussi, dont un seul d’entre eux sait ce qu’il est devenu.

Aux Éditions Le Soupirail :

  • Le goût des ruines de Bernard Allays, à paraître le 15 février : À trente ans passé, Simon décide de rompre avec une existence qui le déçoit. Il vend sa librairie, organise son départ et cherche une destination pour disparaître ou renaître. Le suicide de Rose, sa première passion, et la découverte de cadavres de chiens déposés sur son seuil viennent cependant créer un désordre qui pourrait le retenir… Un premier roman qui offre une traversée insolite à travers le regard de Simon, observateur d’un monde qui se délite.

Aux Éditions Le Passeur :

  • Je n’écrirai que morte d’Elizabeth Letourneur, à paraître le 2 février : « La vie c’est ça : une fois pour toutes. Une fois pour toutes, chaque chose se fait. Une fois pour toutes, chaque chose se perd. Une fois pour toutes, on aime et on sait. Tout n’a lieu qu’une fois. Je sais ça. […] J’ai un fils en travers de ma vie. Je le sens qui bouge en moi quand je tousse mes regrets. » Au départ, il y a cette décision : l’adoption. Après de longues démarches et un voyage aux confins du monde, Antoine arrive dans la vie de la narratrice. Mais celle-ci ne le supporte pas. Elle le bat. Ses appels au secours restent sans réponse. Elle sombre dans la spirale de la violence envers ce fils désiré et pourtant rejeté. Pas à pas, cette femme parviendra à la guérison, à laquelle elle accédera par la force de sa rage transmuée en amour. Un texte rare, intime et puissant, pour dire la douleur et l’amour, les affres de la maternité. Une écriture à cœur ouvert.

Aux Éditions Philippe Picquier :

  • Le pont sans retour de Vincent-Paul Brochard, à paraître le 5 janvier : Julie Duval, étudiante en japonais, part pour un périple en Asie au cours de l’été 1989. Elle est accompagnée d’une de ses amies d’origine japonaise. En réalité, cette dernière appartient à un groupe de militants révolutionnaires qui œuvre en Europe pour le compte du dictateur Kim II-Sung. Durant une escale, Julie est enlevée et conduite à Pyongyang.

Aux Éditions Quidam :

  • La disparition de la chasse de Christophe Levaux (Belgique), à paraître le 5 janvier : Jean-Pierre contemple le petit empire qu’il s’est construit à force de manigances. Laurence regarde son ventre tomber toujours plus bas. Virginie rêve de la petite graine qui viendrait « meubler » son intérieur. Et toi, Thierry, tu éructes et trépignes dans le vide jusqu’à te perdre. La médiocrité est partout, le marché de dupes a de beaux jours devant lui et, sous les masques de façade, le délitement est à l’œuvre.
    La Disparition de la chasse est à l’image de ses personnages avides, bouffons ou pathétiques : comique et grotesque, désespérément.

5 réflexions sur “Rentrée littéraire d’hiver 2017 côté premier roman #6

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