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les bottes de clint eastwood de jean-louis milesiSans aller jusqu’à la revente des cadeaux Noël, d’aucuns sont déçus des cadeaux reçus à l’occasion du 25 décembre. Soit parce qu’ils ont écopé de ce que l’on appelle vulgairement des cadeaux pourris, soit parce qu’ils n’ont pas obtenu les présents convoités ; les livres pour ce qui est des papivores. Pour ces derniers, la rentrée littéraire d’hiver 2017, qui débutera dans une semaine, sera l’occasion de se rattraper.

Parmi les centaines de romans à paraître en littérature française, littérature francophone et littérature étrangère (dont on ignore toujours à ce jour le nombre exact) et si l’on s’attache à la littérature générale mais également à la littérature de genre (thriller, science fiction, littérature érotique…) selon l’esprit d’ouverture des genres et des frontières littéraires prôné sur Adepte du livre, une centaine des parutions de la rentrée littéraire de janvier 2017 seront des premiers romans.

Après les premièredeuxième et troisième sélections de la traditionnelle mise en lumière de la rentrée littéraire côté premier roman,  voici la quatrième sélection des primo-romanciers ayant la chance du figurer aux catalogues des grandes maisons d’édition ou des petits éditeurs indépendants à l’occasion de la rentrée littéraire d’hiver. Cet inventaire des nouvelles plumes sera complété chaque jour jusqu’au 2 janvier, date officielle de lancement de la rentrée littéraire de janvier.

Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain, êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu  ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Mercure de France :

  • Un collectionneur allemand de Manuel Benguigui, à paraître le 3 janvier : Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Ludwig, officier de l’armée allemande, est en poste à Paris dans un service dévolu à la confiscation des œuvres d’art, où il excelle. Protégé par Goering, lui-même collectionneur compulsif, il attise les jalousies. Mais Ludwig ne déroge pas à sa mission, mû par une exigence et une intransigeance esthétiques qui l’éloignent de plus en plus du monde des hommes. Pourtant, le jour où il croise Lucette, quelque chose en lui vacille. Pour la première fois de sa vie, il est ému par un visage et un corps de chair…
  • Une bouffée d’air pur d’Amulya Malladi (Inde), à paraître le 12 janvier : On est à Bhopal, en Inde, le soir du 3 décembre 1984, quand l’usine de gaz de l’Union Carbide explose, faisant des milliers de morts et de blessés. La jeune Anjali attendait ce jour-là son mari à la gare. Très indifférent à son égard, il a oublié de venir la chercher. Elle survivra, avec de lourdes séquelles, mais exige le divorce, ce qui est alors très choquant dans la bonne société indienne. Remariée plus tard à Sandeep, un homme bon qui l’aime et qu’elle aime, elle aura avec lui un petit garçon gravement handicapé physiquement, une conséquence de ce qu’elle a vécu à Bhopal. Un jour, Anjali revoit par hasard son premier mari – qui découvre alors les catastrophiques suites de son insouciance d’autrefois. Peut-on oublier, peut-on pardonner, peut-on réparer ?

Aux Éditions La Martinière :

  • Le parfum de l’hellébore de Cathy Bonidan (Angleterre), à paraître le 12 janvier : Derrière les grilles du centre psychiatrique Falret, s’épanouissent les hellébores, ces fleurs dont on pensait qu’elles soignaient la folie. Est-ce le secret de Serge, le jardinier taciturne qui veille sur les lieux, pour calmer les crises de Gilles ? Toujours est-il que le petit garçon, autiste de onze ans, s’ouvre au monde en sa présence. Deux jeunes filles observent leur étrange et tendre manège, loin des grandes leçons des médecins du centre. Anne a dix-huit ans, c’est la nièce du directeur. Fuyant un passé compromettant, elle a coupé tout lien avec ses proches, si ce n’est sa meilleure amie, avec qui elle correspond en cachette. Elle se lie d’amitié avec Béatrice, malicieuse jeune fille de treize ans, qui toise son anorexie d’un œil moqueur, pensant garder le contrôle des choses. Mais rien ne va se passer comme prévu. Dans ce roman lumineux et plein d’espérance, les destins de chacun vont se croiser, entre légèreté et mélancolie. La vie réserve heureusement bien des surprises.

Aux Éditions Le Passage :

  • Les bottes de Clint Eastwood de Jean-Louis Milesi, à paraître le 5 janvier : Didi, c’est pas le genre de femme à s’embarrasser de principes. Ce qui l’ennuie, ce n’est pas de tromper son mari, c’est de devoir chercher son plaisir. Comme si quelqu’un s’amusait systématiquement à le planquer. Et à vous de le trouver ! Mais quand ledit mari meurt subitement, cela l’affecte plus qu’elle n’aurait cru. Son David, artiste bottier de son état et si piètre amant qu’elle n’en avait que plus d’appétit pour les autres, lui manque soudain cruellement. Les copines l’ennuient, les autres hommes n’ont plus le même goût… et la belle-mère a perdu les pédales au point de lui demander conseil sur sa propre vie sexuelle. Alors, Didi jette dans le coffre de sa voiture les bottes que David avait façonnées pour Clint Eastwood, bien décidée à trouver où habite la star et à les lui enfiler. Car depuis la mort de David, quelque chose a cessé de briller dans les yeux de Didi. Quelque chose qu’elle-même ignorait être là.
  • Le peintre disgracié de Dominique Cordellier, à paraître le 12 janvier : Dans l’ombre des frères Le Nain, de Bamboche, de Vermeer, de Poussin et de tant d’autres encore, Michael Sweerts mène une vie obscure. Peintre du menu peuple, il donne beaucoup à tous et leur prend quelque peu. La vie va comme elle vient. Mais voilà qu’à Paris, où il croise un Molière dont nul ne sait le nom, Madame de Saint-Sauveur lui laisse une blessure au cœur. Cet amour secret l’illumine et l’étreint. Jeté sur les routes, il ne peut s’en défaire. Il le portera partout. À Rome, où il peint dans une lumière noire, empruntant ses couleurs à la suie du soleil. À Amsterdam, où les Missions étrangères l’enrôlent. Puis en Syrie, en Perse, et jusqu’en Inde. Là, devenu musicien par le chemin des solitaires, il chantera pour tous l’infini madrigal du néant et celui des soupirs abolis. Avec Le Peintre disgracié, Dominique Cordellier nous offre le roman coloré d’un artiste, parmi les plus ténébreux de son temps, qui, tout au long d’une vie en mouvement, pris entre la peinture et la musique, l’intégrisme et l’amour, choisit à chaque instant d’échouer en beauté.

Aux Éditions Plein jour :

  • Autoportrait [remake] de Gaspard Delanoé, à paraître le 5 janvier : Artiste, squatteur, livreur de journaux, ancien prétendant à la mairie de Paris (sous le slogan  » Un autre Delanoë est possible « ), fondateur du mouvement Pft (Parti faire un tour), Gaspard Delanoë, au moment de tomber le masque du personnage lunaire, loufoque qu’il incarne, ne pouvait le faire que de manière inattendue. Qu’est-ce qu’une vie ? Il répond, en s’appropriant la méthode d’Édouard Levé dans son propre Autoportrait (POL, 2005), par un texte en éclats, chatoyant, anarchique, où, sautant du coq à l’âne, il dresse la liste des souvenirs, des goûts, des angoisses, des ridicules, des joies qui font de lui ce qu’il est. Se raconter peut être un jeu, une aventure facétieuse et grave, où la vérité d’une vie surgit comme par hasard. En choisissant, pour son acte de naissance comme écrivain, de s’inscrire dans les pas d’Édouard Levé, comme Georges Perec le fit avec Joe Brainard pour Je me souviens, Gaspard Delanoë se regarde dans le miroir d’un autre, et s’y découvre plus réel, plus vrai et plus invraisemblable encore qu’il ne pouvait l’imaginer. Puis il retourne le miroir, et chacun de nous peut s’y reconnaître, se découvrir au reflet de cette vie unique et semblable à toutes les autres, qui se livre ici tout entière.

Aux Éditions Rivages :

  • Ton cœur comme un poing de Sunil Yapa (Sri Lanka / États-Unis), à paraître le 11 janvier : « Cocktail molotov littéraire » selon Colum McCann, ce premier roman nous plonge dans une manifestation populaire à l’aube des années 2000, à Seattle, avant-goût d’Occupy Wall Street ou de Nuit debout. 50 000 personnes sont venues dire leur envie d’un monde meilleur. Cela se terminera par des visages en sang, des arrestations et des polémiques. Inspiré d’un événement réel, le texte n’est pas un reportage, mais bien un roman qui dévoile les histoires et les émotions de ce « peuple dans la rue ». C’est aussi une traversée de l’Amérique, où s’entrechoquent les races et les classes, les faibles et les puissants, et tous les autres… Très remarqué aux Etats-Unis, Ton cœur comme un poing (TP) prouve une fois de plus la force de la fiction pour comprendre la marche du monde.

Aux Éditions La Nerthe :

  • Les hommes gris d’Ettore Settanni (Italie), à paraître le 16 janvier : Cette traduction du roman d’Ettore Settanni a été publiée à Paris en 1937. Il n’en existe pas d’édition italienne. Bien qu’un des premiers à avoir utilisé certains procédés de Joyce (Settanni est, par ailleurs, cosignataire de la traduction d’un chapitre de Finnegans Wake) il n’en demeure pas moins qu’Ettore Settanni a écrit là un ouvrage des plus singuliers, conjuguant réalisme et surréalisme, anticipant de façon remarquable ce que l’on appellera le Nouveau Roman.

Aux Éditions Le Dilettante :

  • Teddy le Kosovar de Bill d’Isère, à paraître le 18 janvier : D’Isère qu’il dit qu’il est, ce drôle de Bill ! Il peut être d’où il veut, on s’en moque, c’est quelqu’un qui vous les plante profond, les crocs dans le bulbe, et dont la littérature ne vous lâche pas avant la dernière goutte. La preuve avec cette première rafale : Teddy le Kosovar, plus grizzly que bear le Teddy, fameux pour avoir chapardé un mahousse magot, quinze millions. Sans bruit, sans violence et sans haine. On rembobine et ça repart ! Tout commence avec maman, une fille-mère albanaise exfiltrée, clandestine livrée en vrac dans un container, à la réception un Kistouch, entendez Phil, chemisier à la manque, qui remet la dame aux autorités. L’enfant naît à l’hôpital, grandit Michel-Mirosh dans la banlieue de Lyon, entre salles de classe et terrain vague, préau et Gitans. Survient l’enfer : un beau-père qui veut faire leur bonheur. Maladie sans lendemain, on se rassure, car revoilà la déviance joyeuse, mais également le centre de redressement dont Michel entreprend de percer le coffre du dirlo, une boîte à biscuits sans lingots, ô folle enfance, mais pleine de carnets de notes : déception. Punition : aide-démanteleur du réseau ferré. Ça forme et c’est en plein air, un rêve ! Mouais. S’enchaînent ensuite toutes sortes d’activités enrichissantes : de videur de palettes en supermarché à expéditionnaire de fâcheux pour baloches le week-end. Tout ça pour se bâtir un confort de gagne-petit, fragile et menacé. Donc nécessité de passer la troisième, et là survient l’idée, la vraie, la seule, la grande : devenir convoyeur mais pour fondre sur les fonds comme aigle albanais sur l’agnelet d’alpage, l’occasion de ruse surfine et de l’assomption, enfin, du Teddy dans l’Olympe des braqueurs ! À déguster, donc, entre Dard et Audiard, la geste de Teddy l’albanais, long en bouche et tonique en diable, bonne régalade !

Aux Éditions Atelier Mosésu :

  • Pas de deux de Sophie Aubard, à paraître le 19 janvier : Manon et Solyne réapprennent à vivre après la tragédie à laquelle elles ont survécu. Le 24 décembre 1997, à Saint-Barthélemy, leur voiture entre en collision avec un avion et provoque la mort des deux autres passagers. Peut-on vivre ou survivre après un tel drame ? Qui est responsable ? Manon et Solyne tentent de trouver les réponses et surtout reprendre le cours normal de leurs vies. Une intrigue passionnante où chaque personnage réagit de façon différente aux épreuves de la vie.

8 réflexions sur “Rentrée littéraire d’hiver 2017 côté premier roman #4

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  8. Merci pour vos repérages précieux, moi, j’ai repéré (entre autres, il y a tellement) Nous, les passeurs , de Marie Barraud. Robert Laffont. Et La vie magnifique de Frank Dragon, de Stéphane Arfi.

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