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Butcher's crossing John WilliamsAprès douze volets de la traditionnelle « rentrée littéraire côté premier roman » d’Adepte du livre (#1#2#3#4#5#6#7#8#9, #10#11 et #12), voici venu le treizième et dernier épisode de la présentation des primo-romanciers de la rentrée littéraire 2016.

Ce ne sont finalement pas moins de 152 premiers romans qui auront été présentés au cours des deux derniers mois, littérature de genre partiellement incluse (thriller, science fiction, young adult, érotique, fantasy, etc.). Une ouverture des frontières littéraires qui augmente sensiblement les chiffres officiels cantonnés à la littérature générale (66 premiers romans) et permet de répondre aux goûts de lecture les plus éclectiques. Mais qui ne permettra pas en revanche de faciliter la tâche des lecteurs, même des papivores qui, selon un récent sondage de l’Ifop, représentant 17 % de la population et lisant plus de 15 livres par an auraient besoin de pas moins de 35 années pour lire les 560 romans annoncés répartis en 363 romans français et 197 romans étrangers.

À cinq jours désormais du début de l’avalanche éditoriale, que dire de cette rentrée littéraire dite de septembre qui représente quelque 20 % du chiffre d’affaires annuel pour la fiction moderne grand format ?

  • Que l’on retrouve immanquablement certaines têtes,
  • Qu’à l’inverse d’une production littéraire légèrement resserrée, l’on observe un mercato littéraire à la hausse,
  • Que deux tendances se dégagent : l’exofiction (mélange de biographie et de fiction) et les thématiques post-traumatiques liées à la douloureuse actualité des derniers mois (attentats, radicalisation, double nationalité, jeunesse désœuvrée en perdition…).

Vous savez désormais tout ce qu’il y a à savoir sur les nouveaux auteurs et leurs premiers romans de la rentrée littéraire 2016. Ne me reste plus qu’à vous souhaiter à toutes et à tous une excellente rentrée littéraire et à vous inciter, une dernière fois, à soutenir ces nouvelles plumes qui, à condition qu’on leur en laisse la chance, deviendront peut-être les best-sellers de demain. Si ces simples résumés et autres prières d’insérer ne vont ont pas séduits – 152 ! Faut-il que vous soyez difficiles ? -, je compte bien achever de vous convaincre avec les chroniques à venir de certains de ces titres, pour certaines dithyrambiques !

Alors, lecteurs en tous genre, liseurs de tous horizons, êtes-vous prêts à sortir de votre zone de confort en vous offrant de l’inattendu, du jamais lu ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Les Escales :

  • La voix des vagues de Jackie Copleton (Écosse), à paraître le 13 octobre : L’émouvante saga d’une famille brisée par les tourments de l’histoire. Un jour, Amaterasu Takahashi ouvre la porte de sa maison, à Philadelphie, à un inconnu défiguré qui lui annonce être son petit-fils. C’est impossible. Son petit-fils et sa fille, Yuko, sont décédés près de quarante ans plus tôt, lors du bombardement de Nagasaki. Pourtant, cet homme détient une collection de lettres scellées privées, véritable boîte de Pandore renfermant les secrets familiaux les plus intimes qu’Ama s’était juré d’oublier après sa fuite du Japon. Forcée de se confronter à cette époque révolue, Ama se remémore les années d’avant guerre et son passé rejaillit : sa fille qu’elle a tant voulu protéger, l’histoire d’amour qui les a séparées et – enfouie au fond de sa mémoire – sa vie de geisha qu’elle aimerait oublier à jamais. Osera-t-elle croire au miracle ?

Aux Éditions Autrement :

  • La grande baleine de Vincent de Oliveira, à paraître le 12 octobre : Dans un monde privé de la lumière du soleil depuis trente ans, deux hommes décident de partir à la recherche des derniers vestiges de l’humanité.

Aux Éditions Fayard :

  • Hyde de Daniel Levine, à paraître le 5 octobre : Hyde, enfermé dans le cabinet du docteur Jekyll, attend son arrestation. Il met ce temps à profit pour raconter son histoire. Une réécriture du roman de Stevenson du point de vue de Mr Hyde.

Aux Éditions P.O.L. :

  • Première à éclairer la nuit de Jocelyne Desverchère, à paraître le 3 octobre : A aime B qui est mariée avec C, dont elle a une petite fille mais qui la trompe avec D. B, l’apprenant, succombe aux avances de A dont elle est rapidement enceinte. Mais elle choisit finalement de revenir avec C qui élèvera la fille de A comme si c’était la sienne. Un chassé-croisé amoureux qui met en scène des gens ordinaires, sans ambition, ni amertume.

Aux Éditions L’Âge d’homme :

  • Puccini l’aimait de Brigitte Hool (Suisse), à paraître le 20 octobre : Dans ce roman librement inspiré de la vie de Puccini, la cantatrice soprano Brigitte Hool propose de découvrir le célèbre compositeur sous la facette de l’amour. Intimiste et brillamment tragique, ce récit dans les coulisses de la création, de la musique et du succès plonge dans les secrets et intrigues d’un homme passionné, toujours entouré de femmes pour nourrir ses opéras de la force d’une muse ardente. Mais seule une amante saura le porter dans son impétuosité géniale et l’accompagner sa vie durant…

Aux Éditions Infolio :

  • En état de luire d’Ivan Salamanca (Suisse), à paraître le 29 septembre : Un triptyque constitué de vignettes en prose qui mettent en scène trois personnages. La première partie distribue les différents éléments, désordonnés, qui prennent place dans les deux récits suivants.

Aux Éditions Hugo roman :

  • Métropol tome 1 Corps-à-corps de Martin Holmen (Suède), à paraître le 15 septembre : Même s’il ne monte plus sur le ring, l’ex-champion de boxe Harry Kvist se sert toujours de ses poings. Pour gagner sa vie, d’abord, grâce à sa petite officine de recouvrement de créances. Et pour survivre, tout simplement. Survivre dans le Stockholm des années 1930, où la Grande Dépression est aussi rigoureuse que l’hiver. Tout juste trouve-t-il quelque réconfort dans le sexe, avec des femmes ou des hommes de passage. Lorsqu’il est accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, Kvist va devoir naviguer entre les bas-fonds et les beaux quartiers, les bars clandestins et les bordels, pour retrouver la seule personne qui puisse l’aider à prouver son innocence. Un premier roman noir, rugueux et stylé, par l’auteur suédois le plus prometteur du moment !

Aux Éditions de la revue phénicienne :

  • Un homme heureux dort bien la nuit de Valérie Pharès, à paraître le 14 septembre : Un businessman qui court après la vie, d’immenses bureaux à La Défense, des comptes en banque gonflés à bloc… Antoine Fuchs a tout construit sur l’avoir et le paraître lorsqu’un accident de voiture, puis une rencontre, bousculent sa vision des choses. À ce moment de son existence, Antoine comprend que ce qu’il n’a jamais su exprimer par des mots se manifeste par des maux. Insomnies, angoisses récurrentes, crise dans son couple, et surtout deux enfants en manque de repères et dont le comportement s’apparente à tous les non-dits et faux-semblants qui suintent sur les murs de son luxueux hôtel particulier. Son ambition dévorante n’est-elle finalement rien d’autre que le reflet d’un ego exacerbé ? Ce roman est le récit d’une quête. Celle d’un homme qui a vendu son âme au diable et qui, s’il veut réussir à donner un vrai sens à sa vie, doit la reconquérir en relevant le plus grand des défis : celui d’être heureux.

Aux Éditions Libretto :

  • Miel et vin de Myriam Chirousse, à paraître le 18 août : Au château, l’enfant « maudit » cause incendies, maladies et accidents mortels autour de lui. Rien ni personne ne lui résiste. Ce bâtard finira pourtant par devenir Charles de l’Éperai, l’héritier en titre, dont le caractère sombre n’est pas sans évoquer le personnage de Heathcliff créé par Emily Brontë dans Les Hauts de Hurlevent. Non loin de là, une enfant est abandonnée dans la forêt. Recueillie par une famille noble, elle grandit sous le nom de Judith de Monterlant. Les destinées de ces deux êtres se croisent : ils s’attirent irrésistiblement et s’égarent dans les méandres d’une passion dévorante. Judith se marie pourtant avec un autre, et Charles, malgré son rang, prend le parti de la Révolution et du peuple. 1789 est là, le monde bascule et les nobles sont aux abois. Qu’adviendra-t-il de Charles et de Judith ?
  • Madame d’Antoni Libera (Pologne), à paraître le 8 septembre : Dans la Varsovie morne et gris des années 1960, au temps où le communisme paraissait durer éternellement, il était commun de rêver d’une autre époque. Le narrateur de Madame – un jeune lycéen en quête d’absolu, persuadé d’être né trop tard – va se projeter dans l’histoire et la culture de l’Europe en rencontrant son nouveau professeur de français, la belle et élégante Madame dont le passé énigmatique attise la sensualité. De la Pologne communiste à l’Europe déchirée des années 1930, entre éducation sentimentale et roman socio-politique, un plaidoyer vibrant pour la puissance du Verbe et la grandeur des mythes.

Aux Éditions Mosaïc :

  • Une mariée de trop de Louise Vianey, à paraître le 31 août : La robe blanche sublime, l’entrée solennelle au bras de son père, les alliances scintillantes et le murmure d’émotion qui traverse l’assistance : depuis qu’elle en rêve, de son mariage avec Gabriel, Margot a eu le temps de l’imaginer dans les moindres détails. Son futur époux a tenu à tout organiser lui-même, pour lui faire – a-t-il dit – une surprise dont elle se souviendra toute sa vie ; et elle lui fait totalement confiance pour rendre la réalité encore plus belle que dans ses rêves les plus fous. Si bien qu’en montant les marches de l’église de la place Franz-Liszt dans une robe de conte de fées pour rejoindre l’homme qu’elle aime, Margot se sent pousser des ailes. Loin, très loin, d’imaginer que le plus beau jour de sa vie est sur le point de prendre les couleurs d’un véritable cauchemar…

Aux Éditions Albin Michel :

  • Sortie de classe de Laurent Torres, à paraître le 1er septembre : Issu d’une famille bourgeoise, Julien est professeur de français dans un collège de banlieue. Tout en racontant son quotidien difficile, il se remémore ses propres années de lycée. Dans les deux époques, un personnage sert d’ancrage : Louis, un ancien camarade de classe taciturne, et Sofiane un de ses élèves exclu. Dépassé par sa propre impuissance et par les paradoxes du système éducatif, Julien interroge sa fonction – de professeur, de citoyen et d’homme. Une saisissante radiographie de l’école, le roman d’une génération désenchantée.

Aux Éditions Kero :

  • Je m’appelle Leon de Kit de Waal (Angleterre), à paraître le 24 août : Comment se constituer une toute nouvelle famille de bric et de broc ? Leon, 9 ans, est un garçon courageux. Quand un jour sa mère n’arrive plus à se lever le matin, il s’occupe de son demi-frère Jake. Quand l’assistante sociale emmène les deux garçons chez Maureen au gros ventre et aux bras de boxeur, c’est lui qui sait de quoi le bébé a besoin. Mais quand on lui enlève son frère et qu’on lui dit que chez ses nouveaux parents il n’y a pas de place pour un grand garçon à la peau sombre, c’en est trop. Heureusement Leon rencontre Tufty, qui est grand et fort, qui fait du vélo comme lui et qui, dans son jardin, lui apprend comment prendre soin d’une petite plante fragile. Mais Leon n’oublie pas sa promesse de retrouver Jake et de réunir les siens comme avant. Le jour où il entend une conversation qui ne lui était pas destinée, il décide de passer à l’action… Émouvant, dramatique mais aussi jubilatoire, Je m’appelle Leon évoque de façon éloquente la force de l’amour, le lien indéchirable entre frères, et ce qui, en fin de compte, fait une famille. Par l’auteur de La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry.

Aux Éditions Quasar :

  • Monsieur le curé fait sa crise de Jean Mercier, à paraître le 18 août : Rien ne va plus dans la paroisse de Sainte-Marieaux-Fleurs, à Saint-Germain-La-Villeneuve : les membres de l’équipe florale se crêpent le chignon, une pétition de fidèles circule contre le curé, l’évêque est mécontent, la chapelle Sainte-Gudule est menacée de démolition, on a vandalisé le confessionnal et la vieille Marguerite entend parler les morts… Sans compter que Monsieur le curé a disparu ce matin. Une foule de situations comiques soulèvent la question de la vocation face aux difficultés du quotidien.

Aux Éditions Quidam :

  • La magie dans les villes de Frédéric Fiolof, à paraître le 18 août : Portrait d’un homme ordinaire, mal accordé avec sa vie, sa femme et ses enfants, aux prises avec ses peurs, ses souvenirs, ses rêves et ses renoncements, La Magie dans les villes parle de ce qu’il reste lorsqu’on a renoncé à tout.

Aux Éditions Piranha :

  • Butcher’s crossing de John Williams (États-Unis), à paraître le 6 octobre : Au cœur de l’Ouest américain, terre de grandeur naturelle et de décadence humaine, une expédition tragique se prépare… Dans les années 1870, le jeune Will, étudiant à Harvard, décide de tenter la grande aventure de l’Ouest sauvage dans l’espoir qu’un rapprochement avec la nature donnera un sens à sa vie. Parvenu à Butcher’s Crossing, une minable ville du Kansas, il se lie d’amitié avec un chasseur qui lui confie qu’il sait où se trouve un des derniers troupeaux de bisons, caché au fond d’une vallée des montagnes du Colorado voisin. Will accepte de financer l’expédition et d’y participer, persuadé que c’est là le moyen d’atteindre son but. Le voyage, semé d’embûches, est éprouvant et périlleux mais la vallée ressemble effectivement à un paradis plein de richesses. Absorbés par le massacre de l’immense troupeau, les hommes ne tardent pas à perdre toute notion du temps et se retrouvent piégés par l’hiver… Par l’auteur de Stoner.

3 réflexions sur “Rentrée littéraire 2016 côté premier roman #13

  1. Pingback: Rentrée littéraire 2016 côt...

    • Je suis incorrigible, je sais… Mais je sais aussi que vous adorez ça ! Très bons choix. J’ai pour ma part eu la chance de recevoir en SP Puccini l’aimait. Sinon, Butcher’s crossing me tente terriblement.

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