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petit pays gaël fayeÀ neuf jours du démarrage tant attendu de la rentrée littéraire 2016, excitation et impatience sont palpables et il est plus que jamais temps d’opérer sa sélection parmi les 560 livres à paraître, répartis en 363 romans français et 197 romans étrangers. Un choix d’autant plus cornélien qu’entre la foultitude de grands noms de la littérature française, de la littérature francophone et de la littérature étrangère dont on veut pouvoir dire dans les dîners mondains qu’on les a lus, les auteurs fétiches dont on ne veut rater aucun titre, les révélations des dernières années que l’on met un point d’honneur à soutenir ou encore les suites tant espérées telles Harry Potter et l’enfant maudit de J. K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany prévu le 14 octobre aux Éditions Gallimard ou La vengeance des mères de Jim Fergus annoncé le 22 septembre aux Éditions Le Cherche Midi faisant suite à son best-seller de premier roman Mille femmes blanches, les tentations sont plus que nombreuses.

Des envies de lecture aux allures d’impératifs qui laissent d’autant moins de chances aux primo-romanciers de se faire remarquer, d’où le traditionnel tour d’horizon par Adepte du livre de la rentrée littéraire côté premier roman. Après la mise en lumière de onze sélections de nouveaux auteurs (#1#2#3#4#5#6#7#8#9, #10 et #11), voici l’avant-dernier coup de projecteur sur les premiers romans à paraître dès le 17 août chez les petits éditeurs indépendants comme dans les grandes maisons d’édition.

Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain, êtes-vous prêts à sortir de votre zone de confort de lecture en vous offrant de l’inattendu, du jamais lu ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Écriture :

  • Stabat mater dolorosa de Catherine Scapula, à paraître le 24 août : Stabat mater dolorosa n’est pas tant l’histoire d’une famille corse jusqu’à sa chute que la chronique d’un microcosme isolé du reste du monde, celui d’êtres repliés dans la solitude et enfermés jusqu’à la folie dans un double exil, celui d’une île et d’un clan – et surtout celui de l’exil intérieur. Ils errent dans la pourriture d’un temps immobile qui les engloutit, où se mêlent poids du passé, religion archaïque, impossible oubli et obsession du temps qui passe, obnubilés par une mère idéalisée en attente de miracles, régnant sur sa descendance jusqu’à l’anéantir.

Aux Éditions City :

  • Les pommiers de l’orage d’Aline Cannebotin, à paraître le 24 août : 2016, dans un petit village normand. Lise emménage dans une longère et découvre un vieux journal intime. Elle y fait la connaissance de Célestine, une mère de famille du début du XXe siècle, soumise à un mari violent, travaillant sans relâche. Célestine rencontre un Normand d’Étretat, Baptiste, et entame avec lui une relation sans avenir. Peu après son mari est retrouvé mort.
  • Les ruines du passé d’Annabel Kantaria (Angleterre), à paraître le 24 août : Evie a fui la maison de son enfance, pour oublier la douleur. Mais avec la mort de son père, elle doit y revenir. Elle est heureuse mais, alors qu’elle range de vieux papiers de son père, elle découvre un secret qui rouvre de vieilles blessures et change sa vie pour toujours. Surtout, elle se rend compte que ceux qu’elle aime le plus sont capables du pire.
  • Le secret du château de Fraisac de Patrice Valette, à paraître le 7 septembre : Saint-Anthème, Forez, 1855. La foire rassemble tous les scieurs et les doleurs de la région car c’est l’époque des embauches pour la morte-saison. Parmi eux, Joseph Matheron, qui se voit proposer un salaire mirifique. Méfiant, mais ne pouvant refuser l’offre, il accepte et rencontre des hommes, une femme et une petite fille qui changeront radicalement sa vie.
  • Burning moon de Jo Watson (Afrique du sud), à paraître le 7 septembre : Le fiancé de Lilly Swanson l’abandonne devant l’autel le jour de son mariage. Elle décide alors de partir toute seule en lune de miel. Mais avant que l’avion ne décolle, elle rencontre Damien, imprévisible, sûr de lui et mystérieux. La jeune femme accepte de l’accompagner dans le seul endroit où la Lune brûle. Érotique.
  • Plus dure est la chute de Nina Sadowsky (États-Unis), à paraître le 7 septembre : Ellie a une vie parfaite : un bon travail, un appartement fabuleux et l’homme de ses rêves. Mais le jour de son mariage, juste après la cérémonie, elle apprend un secret sur le passé de son mari. Celui-ci a assassiné quelqu’un des années plus tôt et des personnes dangereuses le recherchent. Ellie doit décider si elle est prête à tout pour sauver l’homme qu’elle aime.

Aux Éditions Grasset :

  • Petit pays de Gaël Faye (Rwanda / France), à paraître le 24 août : En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français… Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.
  • Fils du feu de Guy Boley, à paraître le 24 août : Nés sous les feux de la forge où s’attèle leur père, ils étaient Fils du feu, donc fils de roi, destinés à briller. Mais l’un des deux frères décède précocement et laisse derrière lui des parents endeuillés et un frère orphelin. Face à la peine, chacun s’invente sa parade : si le père s’efface dans les vagues de l’ivresse, la mère choisit de faire comme si rien ne s’était passé. Et comment interdire à sa mère de dresser le couvert d’un fantôme rêvé ou de border chaque nuit un lit depuis longtemps vidé ? Pourquoi ne pas plutôt entrer dans cette danse où la gaieté renaît ? Une fois devenu adulte et peintre confirmé, le narrateur, fils du feu survivant, retrouvera la paix dans les tableaux qu’il crée et raconte à présent. Ainsi nous dévoile-t-il son enfance passée dans une France qu’on croirait de légende, où les hommes forgent encore, les grands-mères dépiautent les grenouilles comme les singes les bananes, et les mères en deuil, pour effacer la mort, prétendent que leurs fils perdus continuent d’exister. Dans une langue splendide, Guy Boley signe ainsi un premier roman stupéfiant de talent et de justesse.

Aux Éditions Paul & Mike :

  • Les petites filles rêvent de chevaux de Cécile-Marie Hadrien, à paraître le 22 septembre : Cette chronique autobiographique en trompe-l’œil d’une rupture sentimentale dresse le portrait d’une femme moderne dans tous ses paradoxes et ses rêveries. Avec délicatesse et humour, ce récit remonte le cours d’une existence à l’ombre d’une sœur adulée et encombrante, depuis l’adolescence et ses premiers émois amoureux jusqu’à l’âge adulte.

Aux Éditions HC :

  • Comme si j’étais seul de Marco Magini (Italie), à paraître le 25 août : Drazen Erdemovic a 20 ans lorsque la guerre éclate en Yougoslavie. Impliqué dans le massacre de Srebrenica, il est traduit devant le Tribunal pénal international et est seul à avouer sa participation. À sa voix s’ajoute celle du magistrat Romeo Gonzalez qui évoque le déroulement du procès et met en évidence les motivations subjectives des juges et celle de Dirk, casque bleu néerlandais parlant au nom de l’ONU qui n’est pas intervenue. Les voix de ces trois hommes évoquant chacun à leur niveau, le massacre et leurs implications, suivent une partition bien rythmée. Par l’intermédiaire de ce trio narratif, Marco Magini fait parler les consciences humaines avec une finesse et une humanité déroutantes et aide à déceler les chemins sinueux par lesquels chaque protagoniste va renoncer à la notion même de justice. Le choix d’un des passages les plus dramatiques de l’histoire européenne récente, ainsi que le style, dont l’aridité porte en creux la puissance émotionnelle, font de ce récit un texte à part, d’autant plus puissant qu’il est inspiré d’une histoire vraie. Finaliste du prix Calvino, Mention spéciale du Jury, Finaliste du prix Strega, Lauréat du prix Un roman pour le cinéma, Lauréat du prix du Premier Roman de Chambéry.

Aux Éditions Jérôme Do Bentzinger :

  • Darius à Grendelbruch de Catherine Baer, à paraître le 18 août : Darius, un jeune teckel de quelques mois seulement, raconte ses premières vacances à Grendelbruch, un petit village alsacien, avec ses maîtres, des Juifs strasbourgeois.
  • J’avais oublié de Catherine Noll, à paraître le 3 octobre : Denis fait la connaissance d’un jeune garçon qui semble le connaître parfaitement et être capable de ressentir ses émotions mieux que lui-même… Une réflexion sur le fondement de l’existence et sur l’évolution individuelle.
  • Antoine de Laure Karpiel, à paraître le 3 octobre : Delphine, 22 ans, a tout pour être heureuse. Belle, jeune et intelligente, elle vient d’être recrutée dans un cabinet d’audit prestigieux. Elle y fait la connaissance d’Antoine qui vit à cent à l’heure. Ils tombent amoureux mais la maladie vient bouleverser leur relation.

Aux Éditions du Seuil :

  • Tout dire de Jeremias Gamboa (Pérou), à paraître le 13 octobre : Un matin de septembre, dans une banlieue de Lima, un jeune homme s’assied devant son ordinateur et se met à écrire son premier roman et aussi sa propre histoire. Il s’appelle Gabriel Lisboa. Issu d’un milieu très pauvre, il s’inscrit à l’université d’État où ses brillants résultats lui permettent d’obtenir une bourse pour l’université de Lima, une des plus prestigieuses du pays. L’ambition de Gabriel est de devenir écrivain et lorsqu’il obtient un stage dans l’un des grands journaux du pays sa vie bascule. L’initiation au métier de journaliste, la poursuite de brillantes études universitaires, la rencontre avec des étudiants poètes lui permettent de surmonter peu à peu sa timidité, ses complexes de classe, sa peur des femmes et de s’ouvrir à la culture et à la littérature. Roman sur la jeunesse, l’amitié et l’amour, Tout dire est aussi un grand roman d’apprentissage, un récit passionnant sur la difficulté pour un jeune homme déshérité de trouver sa place dans le monde et de se construire une identité.

Aux Éditions Denoël :

  • Hôtel Angleterre de Marie Bennett (Suède), à paraître le 13 octobre : Suède, hiver 1940. Georg doit défendre le pays contre l’armée soviétique et subir les humiliations infligées par des officiers incompétents. Pendant ce temps, Kerstin, son épouse, survit à Malmö, prise entre sa mère distante et son frère qui pratique le marché noir. Alors qu’elle n’espère plus le retour de Georg, elle tombe amoureuse de Viola, une femme riche et cultivée.

2 réflexions sur “Rentrée littéraire 2016 côté premier roman #12

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