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une comédie des erreurs nell zinkÀ vingt-cinq jours de la grande effervescence éditoriale, Adepte du livre compte neuf épisodes (#1#2#3#4#5#6#7#8#9) de son traditionnel tour d’horizon de la rentrée littéraire exclusivement consacré aux primo-romanciers, soit bien plus que les 66 premiers romans parmi les 560 livres répartis en 363 romans français et 197 romans étrangers annoncés pour cette rentrée littéraire 2016 par des chiffres officiels cantonnés à la littérature générale. Résultant de l’esprit d’ouverture des frontières littéraires et de l’envie de répondre aux goûts de lecture les plus éclectiques, cette présentation des nouveaux auteurs, en partie élargie à la littérature de genre, s’enrichit de son dixième volet.

Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain, êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu et à soutenir la rentrée littéraire côté premier roman ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions du Seuil :

  • Une comédie des erreurs de Nell Zink (États-Unis), à paraître le 18 août : Dans une petite université de la Virginie, une jeune lesbienne idéaliste tombe amoureuse de son professeur de poésie, réputé pour ses frasques homosexuelles. Improbable mais pas impossible, nous sommes au milieu des années 1960. S’ensuivent quelques nuits d’amour torrides, une grossesse inattendue, un mariage à la va-vite, un deuxième enfant, et un ressentiment qui tourne à la haine mutuelle. Peggy plaque alors mari et fils pour disparaître avec sa fille de trois ans dans une cambrousse du sud des États-Unis. Elles squattent une bicoque délabrée et vivotent sous les identités usurpées d’une femme noire et de sa fille. La petite Karen est pâle et blonde, et alors ? À cette époque-là et dans ces régions-là, une goutte de sang noir dans un arbre généalogique suffit à justifier d’une appartenance à la race considérée jusque peu comme inférieure. Ce qui arrange Peggy, car c’est la planque idéale. Mais échappe-t-on jamais à ses origines ? Les hasards du destin rapprocheront les membres de cette famille ô combien dysfonctionnelle, pour le meilleur et pour le pire.

Aux Éditions du Sous-sol :

  • Minnow de James E. Mc Teer II (États-Unis), à paraître le 25 août : En quête d’un médicament pour sauver son père atteint d’une maladie rare, Minnow, jeune garçon originaire de Caroline du Sud, s’aventure pour la première fois sur les longs sentiers humides et labyrinthiques de sa terre natale. Un médecin vaudou, le « docteur Crow », lui a confié une dangereuse mission en échange du remède miracle : rejoindre les lointaines Sea Islands, sur les traces de Sorry George, l’arrière-petit-fils d’un puissant sorcier, un esclave débarqué d’Espagne, tristement connu pour avoir fait succomber à la fièvre cinquante-deux âmes. Minnow, aventurier par la force du destin, va alors tenter le tout pour le tout, et s’enfoncer dans ces marais où se tapissent d’étranges créatures. Et lorsqu’un ouragan échappé de l’océan vient ravager la région, son périple se transforme en une odyssée, un voyage intime et épique dont personne ne ressort indemne. Avec ce premier roman, James E. Mc Teer II nous entraîne au cœur du passé, des fantômes et des légendes qui peuplent les îles et les marais du Deep South. À travers l’errance d’un jeune garçon prêt à tout pour sauver son père, il nous offre une ode à l’enfance et à ses mystères. Une écriture et un monde renversants, à mi-chemin entre Swamplandia de Karen Russell et Les Bêtes du sud sauvage de Benh Zitlin.

Aux Éditions de L’Olivier :

  • Des anges dans la neige de Stewart O’Nan (États-Unis), à paraître le 18 août : Pennsylvanie, hiver 1974. Une petite ville sans histoire. Des coups de feu claquent, étouffés par la neige. Annie Marchand vient d’être abattue en plein jour par son mari.Arthur Parkinson a quatorze ans. Lorsqu’il entend les détonations, son cœur se brise : il sait que l’irrémédiable s’est produit. Annie, qu’il aimait en secret, est partie à jamais. Comme son père, qui décide subitement de quitter la maison familiale. Pourquoi Annie a-t-elle été assassinée ? Pourquoi chacun s’acharne-t-il à détruire ce qu’il aime ? Comment trouver sa voie dans un monde où tout ce à quoi l’on croyait se dérobe et s’effrite ? Quinze ans après, Arthur s’interroge, et démêle peu à peu l’enchevêtrement des fils tissés par le Destin. Avec ce premier roman, Stewart O’Nan s’affirme comme un conteur exceptionnel. Explorateur d’une Amérique profonde dont rien ne peut combler le vide spirituel, il porte un regard sensible sur ces tragédies ordinaires.

Aux Éditions Le mot et le reste :

  • La naufragée du lac aux dents blanches de Patrice Gain, à paraître le 20 octobre : Deux marins, sortis indemnes du naufrage de leur bateau, s’installent pour se ressourcer dans une cabane près d’un lac alpin haut perché. Ils sont accompagnés par Léon, un vieux guide solitaire. Par une nuit glaciale, ils trouvent sur la rive du lac une jeune femme à bout de force. Après avoir fui la barbarie de son pays, Saamiya est désormais à la recherche de sa fille Sahra. Elle trouve les mots et la force pour leur confier son indicible histoire. Débute alors un incroyable périple qui les conduira jusque dans le Grand Nord Canadien. Au cœur de l’hiver, dans une nature éblouissante et sauvage, ce voyage extraordinaire en compagnie personnages attachants, un rien déjantés mais doués pour la vie, se lit d’une traite.

Aux Éditions Grand West :

  • Beurre salé d’Anne Mahé, à paraître le 1er octobre : À Plougasnou, petit village du Finistère, en ce début du XXe siècle, Marie, femme de pêcheur péri en mer, élève seule son fils Pierrick, aidée de sa marraine « la bonne Soazig ». La vie est dure pour les paysans en Bretagne qui font pousser le blé noir, la pomme de terre et les cultures légumières. À force de courage, de travail, de ténacité, Marie réalise le rêve qu’elle avait fait avec son mari défunt : acheter une terre. Pierrick grandit heureux avec ses amis, ses voisins, entre l’école où il apprend le français et les valeurs républicaines et l’église où il apprend le catéchisme en breton. Sa mère lui transmet l’attachement à la terre, à son village, à ses racines. À vingt-et-un ans, il part faire son service militaire, à son retour, il se marie. Le 1er août 1914, la mobilisation générale est décrétée. Pierrick, Loïck et Goulven sont rappelés. Dans ce petit village, si tranquille, centré sur son clocher, la vie est bouleversée. Les femmes, qui doivent maintenant assurer le travail dans les fermes, vivent au rythme des nouvelles, des lettres échangées et des rares permissions. Un lien très fort se crée entre ces deux mondes éclatés où l’horreur s’immisce au quotidien. Quand la paix arrive enfin, pour ceux qui se retrouvent, la vie continue mais tout a changé.

Aux Éditions Michel Lafon :

  • Le Détour de S.A. Bodeen (États-Unis), à paraître le 22 septembre : Livvy, 17 ans, romancière à succès d’une série fantastique pour adolescents, est victime d’un accident de la route dans un endroit isolé. Lorsqu’elle revient à elle, elle s’aperçoit qu’on la retient prisonnière dans une cave. Une mère et sa fille dérangée lui en veulent et exigent des excuses. Pourquoi ? (Young Adult)

Aux Éditions Pierre-Guillaume de Roux :

  • La révolution buissonnière de François Jonquère, à paraître le 15 septembre : François de Llucia (1752-1794), qui s’illustra comme député à l’Assemblée législative avant de devenir maire de Perpignan, n’a pas sa langue dans sa poche pour fustiger les atrocités d’une Révolution dont il avait pourtant caressé le rêve. En digne enfant du Roussillon, fier descendant des héros de la Reconquista, l’homme n’est pas du genre à refuser le combat, même perdu d’avance. Les troupes de l’envahisseur espagnol qui ont croisé le fer avec lui après avoir rencontré son légendaire « regard de loup » en tremblent encore. Hélas, si vaillant et glorieux qu’il fût, Llucia n’en sera pas moins arrêté sur la foi d’obscurs soupçons… Mais s’il pleut des têtes par milliers, depuis que Dame Guillotine règne en maître sur la République née moribonde, ce sont aussi d’innombrables masques qui tombent pour notre plus grand plaisir sous les coups de plume et d’épée de l’heureux Llucia. Car François de Llucia, c’est un peu le don Quichotte de la Révolution. Ami de Laclos, de l’abbé Birotteau ou même de Danton -qu’il surnomme « le Gros Georges » -, il tombe amoureux contre ses propres principes quand il ne sauve pas des vies ou ne cause pas passionnément littérature avec son  geôlier. Ce qui est certain, c’est qu’il parvient, en toutes circonstances, à nous faire oublier l’horreur de l’Histoire grâce à ce merveilleux sens de la bagarre, dont la fougue et la drôlerie n’auraient pas déplu aux Trois Mousquetaires. François Jonquères, descendant des Llucia, signe ici un premier roman d’une vivacité captivante.

Aux Éditions Persée :

  • Or et argent d’Anne Glacet, à paraître le 1er septembre : Yvonne et Xavier ont 80 ans et entendent bien profiter de la vie pendant quelques années encore. Par curiosité, ils décident de se rendre chez une voyante pour connaître précisément la date de leur mort : celle-ci interviendra le 15 janvier à deux heures du matin, pour tous les deux. Mais un autre couple décédera en même temps qu’eux…

Aux Éditions Le serpent à plumes :

  • Le jour de l’émancipation de Wayne Grady (Canada), à paraître le 2 septembre : En 1925, Jack naît blanc dans une famille noire de l’Ontario. Noir pour ses parents et blanc aux yeux des autres, Jack, l’homme aux deux visages, subit sa double et paradoxale identité. En 1945, il arrive à se faire passer pour blanc. Débarqué à Terre-Neuve dans un contingent de la marine canadienne, il rencontre Vivian, qu’il séduit par ses talents de musicien. Celle-ci découvrira-t-elle sa véritable identité ? Pendant combien de temps peut-on se fuir soi-même avant que le passé nous rattrape ? Le jour de l’émancipation est un roman magistral qui aborde des thèmes profondément humains tels que les relations familiales, l’amour et le racisme à une époque où le Canada vit de grands changements à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Aux Éditions du Mot passant :

  • L’orage de la colère de Jean Fabre, à paraître le 22 septembre : Sarti, le maître de la Prade dans les Hautes Corbières, se retrouve seul dans sa grande maison. Trois de ses enfants sont partis volontairement, il a mis sa seconde fille dehors et sa femme a fini par rejoindre un de ses fils. Seul le dernier, Charlot, est resté. Il le façonnera à son image : menteur, lâche, sournois, violent et vindicatif.

4 réflexions sur “Rentrée littéraire 2016 côté premier roman #10

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