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qui de nous peut juger mario benedettiDésormais tradition sur Adepte du livre, la présentation de la rentrée littéraire côté premier roman continue. Si la rentrée littéraire 2016 est dite restreinte avec quand même pas moins de 560 livres officiellement annoncés, répartis en 363 romans français et 197 romans étrangers parmi lesquels 66 premiers romans, la sélection d’Adepte du livre exclusivement consacrée aux primo-romanciers est quant à elle et comme à son habitude élargie, fidèle à un esprit d’ouverture des frontières littéraires ne se limitant pas à la littérature générale mais frôlant aussi les horizons de la littérature de genre (thriller, science fiction, young adult, érotique, fantasy, etc.). Ainsi et depuis quelques semaines déjà, les coups de projecteur s’enchaînent (#1#2#3#4#5#6 et #7) et ne se ressemblent pas, répondant aux goûts de lecture les plus éclectiques.

Voici la huitième (et toujours pas dernière) mise en lumière de ces nouveaux auteurs publiés par de petits éditeurs indépendants comme par de grandes maisons d’édition et à paraître du 17 août à la fin octobre. Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain, êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu et à soutenir ces néo-romanciers ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Mazarine :

  • La malicieuse revanche d’un souffre-douleur d’Aurel Angeli, à paraître le 7 septembre : Au collège, sur la cour, entre brimades, racisme et harcèlement, tous les coups sont permis. Arthur, 12 ans, cherche à trouver sa place sans se faire remarquer ni devenir un souffre-douleur, comme Thierry. Mais pour séduire Giovanna, il faut bien sortir de sa réserve. À l’occasion de la lancée de la gazette du collège, les têtes de Turc décident de former leur propre bande.

Aux Éditions Autrement :

  • Qui de nous peut juger de Mario Benedetti (Uruguay), à paraître le 7 septembre : Alicia et Miguel se rencontrent au lycée de Montevideo. Peu après, le charismatique et silencieux Lucas fait irruption dans leur vie. Un curieux ménage à trois se forme sur un lit de fantasmes, de faux-semblants, de solitude et frustration, jusqu’au coup de théâtre final. Dans ce premier roman, écrit en 1953, Mario Benedetti réinvente le triangle amoureux : trois personnages, trois points de vue, trois genres littéraires. Qui de nous peut juger où est la vérité ?

Aux Éditions XO :

  • Cavale de Virginie Jouannet, à paraître le 15 septembre : Pendant deux heures, Jeanne a perdu la mémoire. Elle se réveille aux côté de son mari, poignardé à mort. Ignorant l’identité de l’assassin, rapidement épiée et traquée, elle décide de fuir dans l’espoir de retrouver la mémoire. Elle trouve refuge au Singe, petit hôtel d’une station balnéaire de l’Atlantique. C’est alors que ses souvenirs d’enfance viennent la hanter.

Aux Éditions Ring :

  • Guérilla de Laurent Obertone, à paraître le 22 septembre : 22 septembre 2016. Vivez une expérience romanesque inouïe, en temps réel au cœur de l’explosion : les trois jours de la guerre civile et l’effondrement d’un pays. Dans une France proche et obscure, une descente de police dans une cité sensible tourne au drame : un policier pris dans un guet-apens perd son sang-froid et tire aveuglément. La cité s’embrase et tout le pays vacille. De villes en villes, le feu connecte les fils d’une bombe à retardement. Forces de l’ordre, voyous, terroristes, responsables, journalistes, mouvements citoyens, tous sont submergés par le raz de marée du chaos. Rapidement, réseaux électriques et hydrauliques tombés, faute d’approvisionnements, de moyens de communication, de transports, de secours et d’ordre, le chaos gagne la campagne, la société vole en éclats et les villes sont la proie de violences, de pillages et de gigantesques incendies. Des terroristes, dépassés par les troubles, déclenchent des actions d’envergure simultanées.
    Privés de tout, livrés à eux-mêmes, les citoyens s’apprêtent à faire face au carnage. Après deux ans d’immersion au contact des plus grands spécialistes de la terreur et des catastrophes, d’agents du renseignement français et de reporters de guerre, l’auteur du chef d’oeuvre Utøya (l’affaire Breivik) et de l’enquête phénomène La France Orange Mécanique livre un roman paroxystique ultra-réaliste et nous plonge dans le déchaînement de la guerre civile qui vient.

Aux Éditions Fleuve :

  • Le pactole de Cynthia d’Aprix Sweeney (États-Unis), à paraître le 8 septembre : Un hiver particulièrement rude saisit les Plumb, famille aussi riche que dysfonctionnelle, dont la progéniture a développé des compétences spéciales dans l’art de s’éviter. Bea et Melody, Jack et Leo, les quatre frères et sœurs n’ont plus rien en commun, si ce n’est un joli magot laissé en héritage par leur père, et qui leur sera distribué le jour des 40 ans de la benjamine Melody.

Aux Éditions Terra Nova :

  • Le livre des possibles d’Erika Swyler (États-Unis), à paraître le 7 septembre : Simon Watson, bibliothécaire, vit seul dans une maison qui tombe en ruine. Sa mère, une sirène de cirque, est morte noyée, sa sœur Enola est partie et lit l’avenir dans le tarot d’un cirque ambulant. Un jour, un antiquaire lui dépose un vieux livre à restaurer, le journal du propriétaire d’un cirque, endommagé par l’eau, qui raconte notamment la mort par noyade d’une sirène.

Aux Éditions Héloïse d’Ormesson :

  • Lucie ou la vocation de Maëlle Guillaud, à paraître le 18 août : Lucie est amoureuse. Éperdument. Mais pour imposer celui qu’elle a choisi, elle va devoir se battre. Ne pas céder face aux larmes de sa mère, à l’incompréhension de sa grand-mère et à la colère de Juliette, sa meilleure amie. Malgré les humiliations quotidiennes, les renoncements, l’isolement et l’ascèse, elle résiste et rêve d’absolu. Un jour pourtant, le sacrifice qu’elle a durement payé est violemment ébranlé par la découverte d’un secret. S’est-elle fourvoyée ou est-elle victime d’une manipulation ? Avec une sensibilité et une justesse infinie, Lucie ou la vocation nous entraîne dans les coulisses d’un monde fermé, soumis aux règles impénétrables d’une congrégation vouée au divin. Subtilement le roman dévoile ce processus d’abnégation jusqu’à ce que le doute s’immisce. Une histoire en étroite résonance avec nos problématiques sociétales et qui permet peut-être de saisir avec plus d’acuité la violence que le sacrifice impose et surtout sa puissance à tout exiger de vous.
  • La faim blanche d’Aki Ollikainen (Finlande), à paraître le 18 août : 1867. Une terrible famine dévaste la Finlande. Malgré l’hiver glacial, Marja n’a d’autre solution que de prendre la route avec ses deux jeunes enfants, abandonnant sa ferme et son mari, au seuil de la mort. Elle ira à Saint-Pétersbourg, dans l’espoir d’un sort meilleur. Et ils sont nombreux à se diriger vers le sud, cohortes de paysans errants désespérés mais résolus à survivre. Sur la route, elle rencontre Ruuni, un jeune garçon qui lui semble digne de confiance. Mais face à un tel dénuement pourra-t-il leur venir en aide ? En butte à la méfiance, l’égoïsme et la haine, une lutte de chaque instant s’engage où le vivant tourne au spectre et le climat extrême à l’angoisse pure. Peinture sensible d’un calvaire, alternant descriptions réalistes et passages oniriques, La Faim blanche est un roman d’une grande intensité dramatique, où l’on découvre l’une des dernières marches pour la faim à l’orée du XXe siècle. Aki Ollikainen met au jour les abîmes de la nature humaine, mais aussi les espoirs qu’elle fait naître.

Aux Éditions Le Cri :

  • Le Prince de la Concorde : la vie lumineuse de Jean Pic de la Mirandole de Catherine d’Oultremont (Belgique), à paraître le 25 août : La biographie romancée de Catherine d’Oultremont se déroule dans le respect scrupuleux des grandes étapes de ce que fut la vie de Jean Pic de la Mirandole : sa quête incessante du savoir qui va le conduire dans toutes les grandes universités et les plus célèbres centres d’études d’Italie, où il rencontrera les plus grands maîtres des plus grandes écoles de pensée de l’époque. À travers ce roman, nous découvrons en autant de vignettes variées et diverses les foyers les plus vivants de la Renaissance italienne du XVe siècle, avec en arrière-plan les tensions géopolitiques de cette tumultueuse et brillante Italie. Ce roman devient ainsi une belle et vivante introduction à cette période fascinante que fut la Renaissance, d’où allait sortir notre modernité.

Aux Éditions Rue Fromentin :

  • L’été chez Cochise de Nicolas Roiret, à paraître le 25 août : Aujourd’hui, c’est le grand jour pour Rico : il quitte l’hôpital après une cure pour se sevrer de l’alcool. Effrayé par le retour à l’air libre, sans surveillance, avec toutes les bouteilles de tous les bars de la ville à portée de mains, il s’installe chez Cochise, un motard qui a suivi le même traitement que lui. Lorsque Rico pousse sa porte, il découvre une étonnante communauté, une sidérante « réserve d’Indiens » dans le 12e arrondissement de Paris : Babar, l’ancienne star du X ; Gomez, son Sancho Pança débile ; Nounours, le recordman du shot de tequila ; Kito, une superbe Congolaise, qui joue avec les nerfs de tous ; Narbé, le théoricien du cinéma porno… Tous passent sous le toit de Cochise. Pas forcément le meilleur endroit pour oublier l’alcool. Après d’intrigants allers retours entre Paris et la Côte d’Azur, la « réserve d’Indiens » vire à l’asile de fous et sombre dans l’horreur lors d’une soirée arrosée. Finie la communauté. Place à la trahison et la vengeance. Rico doit d’abord lutter contre lui-même pour ne pas rechuter dans l’alcool puis contre cette association de fous dangereux pour fuir sans risquer sa vie. Mais en aura-t-il le temps et la force ?

Aux Éditions Bragelonne :

  • Poussières d’os de Karin Salvalaggio (États-Unis), à paraître le 17 août : Collier, Montana. Grace a 18 ans. Orpheline élevée par sa tante, elle vient d’être transplantée du cœur quand elle assiste au meurtre d’une femme dans la neige. C’est sa mère, qu’elle n’a pas vue depuis onze ans. Enceinte jusqu’au cou, l’agent Macy Greeley est chargée d’enquêter sur ce meurtre et sur le passé de Grace. Elle revient sur les lieux d’une ancienne affaire, la disparition d’un groupe de jeunes filles, bien des années plus tôt… Sous ses airs de Fargo et de The Killing, le premier roman de Karin Salvalaggio met aux prises une galerie de femmes avec une série de prédateurs masculins, des vautours meurtriers. Plusieurs intrigues se croisent brillamment : les deux enquêtes de Macy, inspectrice hors pair dont la vie affective est un fiasco, sur fond de secrets de famille, de déviance et de trafics en tout genre. À la frontière canadienne, tout le monde se connaît et les poids lourds transportent de lourds secrets.

Aux Éditions Piranha :

  • La salle d’attente de Tsou Yung-Shan (Taïwan), à paraître le 1er septembre : Hsu Ming-Chang a rencontré sa future épouse à l’université de Taipei. Leurs amis ont bien du mal à comprendre ce qui les unit : c’est une étudiante brillante et ambitieuse, alors que lui est réservé, toujours plongé dans ses livres. Il la suit pourtant en Allemagne où il s’enferme peu à peu dans un monde intérieur fait de lectures et de silences interminables. Jusqu’au jour où elle lui annonce sobrement qu’elle le quitte. Désormais installé à Berlin, hermétique aux richesses culturelles de la ville, il attend… qu’une fonctionnaire, pour qui les gens assis en face d’elle ne sont pas de vrais gens mais des dossiers, décide ou non de prolonger son visa. Surtout, il attend de trouver un sens à sa vie et de découvrir sa véritable identité, loin de son île natale.

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