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guide de survie pour le voyageur du temps amateur charles yuEn attendant le 17 août, date à laquelle débutera la rentrée littéraire 2016, la traditionnelle présentation sur Adepte du livre des premiers romans à paraître à l’occasion de cette grand-messe se poursuit.

Si les chiffres officiels annoncent un total de 560 livres répartis en 363 romans français et 197 romans étrangers, parmi lesquels 66 premiers romans, l’esprit adeptedulivresque d’ouverture des frontières littéraires conduit à opérer une sélection élargie de la rentrée littéraire côté premier roman : la mise en lumière exclusivement consacrée aux primo-romanciers se porte donc sur les nouveaux auteurs de littérature générale mais également sur quelques nouvelles plumes de la littérature de genre (thriller, science fiction, young adult, érotique, fantasy, etc.). En définitive, davantage de choix de lecture pour les goûts les plus éclectiques !

Après les premierdeuxièmetroisièmequatrièmecinquième et sixième coups de projecteur, le tour d’horizon de la rentrée continue avec une septième sélection de premiers pas littéraires publiés par de petits éditeurs indépendants comme par les plus grandes maisons d’édition.

Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain, êtes-vous prêts à franchir les frontières et les genres littéraires, à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu et à soutenir ces néo-romanciers ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Aux forges de Vulcain :

  • Une bouche sans personne de Gilles Marchand, à paraître le 25 août : Un comptable se réfugie la journée dans ses chiffres et la nuit dans un bar où il retrouve depuis dix ans les mêmes amis. Le visage protégé par une écharpe, on ne sait rien de son passé. Pourtant, un soir, il est obligé de se dévoiler. Tous découvrent qu’il a été défiguré. L’homme commence à se raconter. Léger et aérien en apparence, ce récit devient le roman d’un homme qui se souvient et survit – vivante et poétique incarnation d’une nation qui survit aux traumatismes de l’Histoire.
  • Guide de survie pour le voyageur du temps amateur de Charles Yu, à paraître le 22 septembre : Le héros répare les machines à voyager dans le temps. Il a pour seuls compagnons un chien et une intelligence artificielle qui a le béguin pour lui. L’essentiel de son travail est de sauver des usagers pris dans le passé. Un jour, il se trouve lui-même prisonnier d’une boucle temporelle et doit partir à la recherche de son propre père, un inventeur frustré et méconnu qui créa la machine à remonter le temps. Drôle, virtuose et touchant, ce roman est la rencontre improbable mais réussie entre Proust et Asimov.

Aux Éditions Serge Safran :

  • Le Garçon d’Olivia Resenterra, à paraître le 25 août : Dans un village de province, une mère âgée et sa fille vivent sous le même toit. Leurs journées sont rythmées par les commérages, remontrances réciproques et rendez-vous chez le médecin. Un jour, les deux femmes croisent un jeune garçon sur le stand de tir d’une fête foraine. La mère adopte alors un comportement étrange. Mise à l’écart, la fille tente d’en savoir plus sur ce mystérieux garçon. Son enquête la mène à un campement gitan installé à l’entrée du village… Olivia Resenterra nous entraîne dans une analyse sans complaisance des rapports mère-fille et nous montre comment une rencontre anodine peut libérer des frustrations et désirs étouffés.
  • L’amour hors sol de Mathias Lair, à paraître le 1er septembre : Alexia et Frédéric se retrouvent vingt ans après. Ils s’étaient dit qu’une fois les enfants partis, le conjoint aussi, ils pourraient enfin s’aimer pleinement. Comme au temps de l’adultère, ils décident de s’aimer à l’hôtel. Dans le règne de l’ici et maintenant, le plaisir et la joie de l’instant. D’hôtel en hôtel, de Paris aux châteaux de la Loire, ils vivent le bouleversement de la première fois, les jeux de petite perversité, la réinvention de l’amour… Mathias Lair nous plonge au cœur des méandres du désir charnel pour tenter d’éclaircir les mystères du sentiment amoureux.

Aux Éditions Plon :

  • D’extase et d’amour féroce de Dylan Landis (États-Unis), à paraître le 18 août : New York, Greenwich Village, années 1970. Rainey Royal, quatorze ans, vit avec son père musicien de jazz culte. Sa mère a déserté le foyer pour vivre dans un ashram et elle est livrée à elle même. L’adolescente qui se révèle forte et cruelle, violente même, joue de son pouvoir de séduction sur les autres et essaie de trouver son chemin. Avec une élégance rare, Dylan Landis dessine le portrait d’une jeune fille à la fois conquérante et vulnérable. Personnage envoûtant, Rainey Royal déploie sa beauté au fil de ce bouleversant roman d’apprentissage.
  • Les mains lâchées d’Anaïs Llobet, à paraître le 18 août : Madel, journaliste française aux Philippines, est venue passer quelques jours à Tacloban, la ville natale de son petit ami, Jan. Mais un typhon de catégorie 5, Yolanda, le plus fort de l’histoire de l’humanité, s’invite sur cette île de Leyte. En soulevant une vague de six mètres, il dévaste tout sur son passage, emporte plus de 7000 personnes. Parmi elles, Jan. Madel échappe de peu à la noyade, sans parvenir à sauver l’enfant qu’il lui avait confié. Au milieu du chaos, au prix d’une difficile anesthésie de ses sentiments, Madel doit assumer son rôle de journaliste. Elle rencontre d’autres survivants : Baba, la grand-mère du village, Jirug le Valeureux, un gamin de dix ans, Jack, le pompier devenu croque-morts, David le médecin… Dans ce monde ravagé, où ses confrères journalistes se transforment en vautours, Madel va tenter de trouver sa place et de recueillir la parole survivante, pour conjurer la mort qui a peut-être emporté Jan, pour avoir une raison de continuer à vivre. Mais un typhon de cette violence ne laisse jamais en paix ceux qu’il a épargnés.

Aux Éditions Léo Scheer :

  • Les Verticaux de Romaric Sangars, à paraître le 24 août : Vincent Revel, journaliste parisien, écrivain raté, trentenaire désabusé, rencontre deux êtres qui vont relancer sa fièvre initiale. Le premier est une jeune femme inspirée  : Lia Silowsky, habitée par une forme de mysticisme où se mêlent chants bulgares et visions oniriques. Le second, Emmanuel Starck, est un aventurier revenu s’installer à Paris après avoir beaucoup voyagé, expert en hackingcomme en arts martiaux, hanté par les traditions d’une chevalerie résolument obsolète. Avec eux, Vincent se livre à des sabotages symboliques plus proches du happening que de l’attentat, tandis que son intérêt pour Lia se mue en authentique passion.

Aux Éditions des Équateurs :

  • À la place du mort de Paul Baldenberger, à paraître le 25 août : David a douze ans et attend la belle Nina devant l’aumônerie jouxtant le lycée. Elle ne viendra jamais au rendez-vous. À la place, une Peugeot bleue et un homme armé. Il ne relâchera l’enfant que trois heures plus tard. Trois heures, le temps pour le bourreau de commettre son crime. Trois heures dans la tête de l’enfant qui fera tout pour survivre. Entremêlés à ces heures obscures, les fragments de sa vie d’adulte et d’une enfance à l’ombre d’un frère absent : une banlieue tranquille au mitan des années 1980, quelques échappées sur la Côte d’Azur, des voyages lointains et des amours lumineuses pour tromper le vertige.  Femmes et paysages dessinent une géographie intime secouée de tremblements. Nulle vallée de larmes, juste l’urgence de trouver la liberté, l’amour, la poésie. L’écriture somptueuse nous plonge au cœur de ce combat pour conjurer la tragédie et rester du côté de ceux qui sont « un peu plus vivants que morts ». Un premier roman à bout portant.
  • L’opticien de Lampedusa d’Emma-Jane Kirby (Angleterre), à paraître le 1er septembre : La cinquantaine, l’opticien de Lampedusa est un homme ordinaire. Avec sa femme, il tient l’unique magasin d’optique de l’île. Ils aiment les sardines grillées, les apéros en terrasse et les sorties en bateau sur les eaux calmes autour de leur petite île paradisiaque. Il nous ressemble. Il est consciencieux, s’inquiète pour l’avenir de ses deux fils, la survie de son petit commerce. Ce n’est pas un héros. Et son histoire n’est pas un conte de fées mais une tragédie : la découverte d’hommes, de femmes, d’enfants se débattant dans l’eau, les visages happés par les vagues, parce qu’ils fuient leur pays, les persécutions et la tyrannie. L’opticien de Lampedusa raconte le destin de celui qui ne voulait pas voir. Cette parabole nous parle de l’éveil d’une conscience. Au plus près de la réalité, d’une plume lumineuse et concise, Emma-Jane Kirby écrit une ode à l’humanité.

Aux Éditions Chandeigne :

  • Autisme de Valério Romão (Portugal), à paraître le 15 septembre : À travers le prisme de la fiction, Autisme dépeint sans concession le combat sans relâche d’un couple, Rogério et Marta pour leur fils Henrique atteint d’autisme. Il dresse un constat sans appel sur l’absence de structures adaptées, le manque d’accompagnement, la solitude et le désarroi des parents. Fruit d’une expérience personnelle, Autisme est à la fois le récit de cette lutte quotidienne qui envahit peu à peu toute la vie des parents et une réflexion poignante, universelle, sur la parentalité la transmission et le couple. En allant chercher son petit-fils Henrique à l’école, Abílio son grand-père apprend qu’il s’est fait renverser par une voiture et qu’il se trouve aux urgences. Rogério et Marta, ses parents, attendent désespérément des nouvelles dans le hall. Autisme est le récit de cette attente hallucinée dans l’univers clos des urgences, entrecoupé de scènes – souvent au vitriol – de la vie quotidienne. Avec une ironie mordante et un humour décapant, Valério Romão dissèque ses personnages au microscope et orchestre leurs voix tumultueuses par des dialogues incantatoires. Les phrases longues tissent entre eux flux de pensée et dialogues avec un travail sur la langue à la fois soutenu et très oral. Roman polyphonique, ce roman coup de poing se clôt par une magnifique Lettre au père.

12 réflexions sur “Rentrée littéraire 2016 côté premier roman #7

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        • Je m’en doutais. Je suis également partisane de ne publier mes chroniques au plus tôt que la veille de la date officielle de la parution. Trop tôt, ça n’a pas grand intérêt si ce n’est d’afficher son privilège d’avant-première et c’est frustrant pour les personnes qui seraient tentées mais devraient attendre des semaines avant de pouvoir se procurer le livre.
          J’ai déjà fait de jolies découvertes. J’espère qu’il en va de même pour toi. Vivement que ça commence !

          Aimé par 1 personne

          • À vrai dire je ne suis pas encore très avancée dans les lectures de la rentrée, je n’en ai pour l’instant que deux à mon actif, mais les deux m’ont plu et j’espère encore découvrir plein de perles en août ! :)

            Aimé par 1 personne

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