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une singularité nue sergio de la pavaD’ici quelque quarante jours, le 17 août précisément, sortiront les premiers des 560 livres annoncés pour cette rentrée littéraire 2016. Parmi les 363 romans français et 197 romans étrangers de cette production un tantinet resserrée comparativement aux années précédentes, 66 premiers romans.

Un chiffre officiel toujours inférieur à celui du traditionnel festival du premier roman de la rentrée littéraire par Adepte du livre puisque dans un esprit d’ouverture des frontières littéraires, le coup de projecteur exclusif sur les nouveaux auteurs ne se cantonne jamais à la littérature générale mais se tourne également vers la littérature de genre (thriller, science fiction, young adult, érotique, fantasy, etc.). De quoi satisfaire tous les goûts de lecture des amoureux du premier roman !

Après les premièredeuxièmetroisièmequatrième et cinquième sélections, le tour d’horizon estival des primo-romanciers de la rentrée littéraire 2016 publiés par de petits éditeurs indépendants comme par les plus grandes maisons d’édition continue avec ce sixième volet.

Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain, êtes-vous prêts à franchir les frontières et les genres littéraires, à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu et à soutenir ces néo-romanciers ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Le Tripode :

  • Anguille sous roche d’Ali Zamir, à paraître le 1er septembre : Quelque part dans l’océan Indien, une jeune femme se noie. Ses forces l’abandonnent mais sa pensée, tel un animal sur le point de mourir, se cambre : dans un ultime sursaut de vie et de révolte, la naufragée nous entraîne dans le récit de sa vie… Roman aussi étourdissant qu’envoûtant, qui n’est pas sans rappeler L’Art de la joie de Goliarda Sapienza par la beauté de son héroïne et la force de sa langue, Anguille sous roche est un miracle littéraire.
  • Le voyage de Hanumân d’Andreï Ivanov (Estonie / Russie), à paraître le 22 septembre : Le Voyage de Hanumân raconte l’exil de deux paumés au Danemark, et leur vie quotidienne dans un camp de réfugiés. L’Estonien Johann et l’Indien Hanumân, compagnons d’infortune, survivent comme ils peuvent. Entre les magouilles, les petites et grandes indignités, les humiliations et les mensonges, se dessine jusqu’au rire une carte sensible de ces zones transitoires où pataugent et se mêlent l’absurde, les espoirs et les peurs de milliers de laissés-pour-compte.

Aux Éditions Actes Sud :

  • Sauve qui peut (la révolution) de Thierry Froger, à paraître le 17 août : Juin 1988. En vue des festivités commémoratives de l’année suivante, la très officielle Mission du Bicentenaire de la Révolution française du ministère de la Culture contacte Jean-Luc Godard pour lui proposer de réfléchir à un film autour de 1789. Roman fleuve, roman cascade, Sauve qui peut (la révolution) raconte le travail buissonnier de JLG sur ce projet de plus en plus improbable, qu’il intitule bientôt Quatre-vingt-treize et demi. C’est l’occasion pour le cinéaste de renouer avec l’ami Jacques, perdu de vue depuis leurs communes années Mao, devenu entre-temps historien, opportunément spécialiste de la période. Sous prétexte de consultations pseudo-scientifiques, le dialogue reprend entre les deux hommes. Le cinéaste musarde, découvre le charme bucolique de l’île de la Loire sur laquelle Jacques vit seul avec sa fille Rose, et fait connaissance avec la demoiselle qui n’a pas vingt ans. Et Jacques confie à Godard les affres de la grande impasse qui l’occupe, les aléas du grand livre dans lequel il se noie : une vie de Danton très… alternative. Le sens (giratoire) de l’histoire, l’agonie du cinéma, l’espérance de vie des révolutions et le vieillissement des révolutionnaires sont quelques-uns des motifs qui animent cette fugue grisante, poignée de déroutes magnifiques dont Thierry Froger nous fait à la fois captifs consentants et complices ravis, dans un geste joyeusement blasphématoire, d’une liberté et d’une maîtrise rares. Un premier roman fleuve d’une audace folle et d’une rigueur implacable, qui raconte comment ne s’est jamais fait Quatre-vingt-treize et demi, le film que JLG aurait pu rêver autour de 1789. Brillant et drôle, politique et profond.

Aux Éditions Le Cherche midi :

  • Une singularité nue de Sergio de la Pava (États-Unis), à paraître le 1er septembre :  Les années 1980 ont eu leur Bûcher des Vanités, les années 2010 ont leur Singularité Nue. Casi est un avocat new-yorkais qui n’a jamais perdu un procès. Fils d’immigrants colombiens, il vit chichement à Brooklyn jusqu’au jour où un collègue lui propose le crime parfait qui le mettra définitivement à l’abri du besoin. Devant cette opportunité, c’est d’abord son sens éthique de la justice et de la morale qui va vaciller, puis sa personnalité, enfin, son univers tout entier… C’est une façon de résumer le livre. Il y en aurait d’autres, beaucoup d’autres, tant les événements qui se multiplient autour de Casi sont nombreux et variés. Une singularité nue est en effet un roman hors normes, si atypique qu’il n’a d’abord pas trouvé d’éditeur. Sergio De La Pava l’a donc publié à compte d’auteur et cet ouvrage est devenu un véritable phénomène, couronné par de nombreux prix et élu Meilleur roman de l’année par les médias. Ambitieux et hilarant, truffé de personnages attachants, à la fois réaliste et hystérique, voici un thriller incroyable qui force l’admiration par ses dimensions dantesques et son sens jazzé de la phrase.
  • Bombay mon amour de Charlotte Valandrey, à paraître le 6 octobre : Début 2014, Charlotte part en voyage en Inde avec son amie Diana. En visitant les bidonvilles et les hôpitaux de Bombay, Charlotte est bouleversée par une petite fille nommée Abhaya, une orpheline qui ne cesse de la suivre. Elle décide de la ramener dans le palace où elle séjourne.

Aux Éditions Lemieux :

  • Garde-corps de Virginie Martin, à paraître le 22 août : Carnavet, début des années 1980. Gabrielle Clair, à peine entrée dans l’adolescence, est violée par un élève de son collège. Dès lors, elle se forge un masque de fer pour transcender ce drame, et se jure de quitter cette province devenue trop étouffante. Paris, fin des années 2000. Gabrielle Clair, ministre, mène sa carrière avec talent. Brillante, elle passe sous les fourches caudines du pouvoir, affrontant la ­condescendance et le machisme ordinaire. Jusqu’au jour où son chemin recroise celui de son violeur… Des pierres sèches du Vaucluse aux ors des palais de la République, on suit le parcours de ce personnage ambigu, dans un récit mêlant sexisme et politique. Qui domine ? Qui est dominé ? Tout ­n’est que rapport de force, et la morale n’est pas toujours au rendez-vous.

Aux Éditions Stock :

  • L’Éveil de Line Papin, à paraître le 24 août : La scène est à Hanoi, au Vietnam, dans les ruelles surchauffées. Cela se passe aujourd’hui, mais ce pourrait être il y a longtemps. C’est une histoire d’amour, dont les personnages sont deux garçons et deux filles, dont les voix s’entrechoquent. C’est une histoire d’amour, douloureuse et sensuelle, où les héroïnes ne font que traverser le tumulte de la ville, et se cachent dans l’ombre protectrice des chambres. C’est un premier roman d’exception. Et l’acte de naissance d’un écrivain.
  • Bronson d’Arnaud Sagnard, à paraître le 24 août : « Je n’aurais pas dû regarder cette vieille série B avec Charles Bronson. À l’écran, un homme prépare un attentat dans une chambre d’hôtel minable. Longtemps, il observe par la fenêtre l’appartement qu’il fera sauter à la nuit tombée. Un quart d’heure passe sans qu’un mot soit prononcé. Ce quart d’heure a occupé les dernières années de ma vie. Cinq ans à tenter de comprendre comment cet acteur “au sourire de pierre” pouvait produire un tel silence. Pourquoi ce film m’obsède-t-il autant ? Pourquoi creuser dans la carapace d’une vedette défunte ? Un jour, j’ai lu cette phrase : Si les morts pouvaient parler, ils auraient sans doute la voix de Charles Bronson. Je commençais à comprendre : comme moi, il vivait entouré de cadavres et devait se couvrir les yeux pour dormir. Et comme chacun de nous, dès que l’écran s’éteint, l’enfant qu’il a cessé d’être a peur. »
  • Un travail comme un autre de Virginia Reeves (États-Unis), à paraître le 24 août : Roscoe T. Martin est fasciné par cette force plus vaste que tout, plus grande que lui, qui se propage avec le nouveau siècle : l’électricité. Il s’y consacre, en fait son métier. Un travail auquel il doit pourtant renoncer lorsque Marie, sa femme, hérite de l’exploitation familiale. Année après année, la terre les trahit. Pour éviter la faillite, Roscoe a soudain l’idée de détourner une ligne électrique de l’Alabama Power. L’escroquerie fonctionne à merveille, jusqu’au jour où son branchement sauvage coûte la vie à un employé de la compagnie.

Aux Éditions L’Âge d’homme :

  • Saison des ruines de Bertrand Schmid (Suisse), à paraître le 25 août : Annie la jeune Anglaise et Michel le paysan des montagnes voient leur présent s’effriter, sous les pluies pour l’un et dans les terrains vagues pour l’autre. Tous deux comprennent que les envies d’ailleurs ou de demain s’effacent, une fois les passions retombées.
  • Violence du moyen d’Arnaud Roustan, à paraître le 1er septembre : Aymeric travaille au Bureau des lettres anonymes et se lie d’amitié avec Sébastien, un de ses clients. Ensemble, ils parlent et échangent autour de différents sujets notamment sur la lassitude des vies moyennes et sur une époque où ils tentent de trouver leur place.

8 réflexions sur “Rentrée littéraire 2016 côté premier roman #6

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