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l'acteur qui voulait tuer staline paul goldbergC’est désormais officiel, 560 romans seront publiés en cette rentrée littéraire 2016 dont 363 livres au répertoire de la littérature française et de la littérature francophone et 197 romans au registre de la littérature étrangère. Une production qui s’amenuise d’année en année… Pour cette édition, la baisse touche essentiellement le domaine français mais reste quoi qu’il en soit massive, course aux prix oblige : Goncourt, Goncourt des lycéens, Renaudot, Interallié, Femina, Médicis, Grand Prix du roman de l’Académie française, Prix des libraires, Prix du roman Fnac, Grand prix des lectrices Elle, Prix Décembre, Prix Maison de la pressePrix de Flore, Prix France Télévisions, Prix France Culture-Téléramaet caetera.

Dans la catégorie premier roman, l’ambiance est miraculeusement à la stabilité ! Mais évidemment, les nouveaux auteurs devront affronter des écrivains aussi aguerris qu’attendus tels Yasmina Khadra, Laurent Mauvignier, Jean-Paul Dubois, Laurent Gaudé, François Bégaudeau, Karine Tuil, Régis Jauffret, Amélie Nothomb, Valentine Goby, Olivier Py, Éric Vuillard, Jean-Michel Guenassia, Éric-Emmanuel Schmitt, Wally Lamb, Véronique Ovaldé,  Jim Harrison, David Vann, Salman Rushdie, Amos Oz, Donald Ray Pollock, Tonino Benacquista, Catherine Cusset, Jean-Baptiste Del Amo, Leonora Miano, Metin Arditi, Alain Mabanckou, Niccolo Ammaniti, Nina Bouraoui, Lionel Duroy, Colm Toibin, Arnaud Le Guilcher, Joyce Maynard, Andreï Makine, Henning Mankell, Auður Ava Ólafsdóttir, pour n’en citer que quelques-uns.

Parce qu’il sera forcément difficile pour ces 66 premiers romans parmi lesquels se cachent des pépites d’émerger sur les tables des libraires entre toutes ces pointures, le festival du premier roman par Adepte du livre donne tout au long de l’été, comme chaque année, un coup de projecteur exclusif sur ces nouvelles plumes. Un éclairage qui permet de découvrir chacun de ces premiers romans (et même un peu plus que le nombre annoncé dans un esprit d’ouverture des frontières et des genres littéraires et une volonté de satisfaire les impatients papivores sans œillères qui aiment romans mais aussi thriller, polaryoung adult, science fiction, fantasy ou encore érotique) et de patienter jusqu’au 17 août, grand coup d’envoi de la rentrée littéraire, en préparant tranquillement sa wishlist de lecture.

Après les premièredeuxièmetroisième et quatrième sélections, l’inventaire des primo-romanciers de la rentrée littéraire 2016 publiés par de petits éditeurs indépendants comme par les plus grandes maisons d’édition continue avec ce cinquième volet.

Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain, êtes-vous prêts à franchir les frontières et les genres littéraires, à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu et à soutenir ces néo-romanciers ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Sonatine :

  • Là où les lumières se perdent de David Joy (États-Unis), à paraître le 25 août : Caroline du Nord. Dans cette région perdue des Appalaches, McNeely est un nom qui ne laisse pas indifférent, un nom qui fait peur, un nom qui fait baisser les yeux. Plus qu’un nom, c’est presque une malédiction pour Jacob, dix-huit ans, fils de Charly McNeely, baron de la drogue local, narcissique, violent et impitoyable. Amoureux de son amie d’enfance, Maggie Jenkins, Jacob n’a guère l’occasion de se montrer romantique. Il est le dauphin, il doit se faire craindre et respecter, régler les affaires de son père de la façon la plus expéditive qui soit. Après un passage à tabac qui tourne mal, Jacob se trouve confronté à un dilemme : doit-il prendre ses responsabilités et payer pour ses actes afin d’aller vers la lumière, ou bien s’enfoncer encore dans les ténèbres en suivant la voie paternelle ? Alors que le filet judiciaire se resserre autour de lui, Jacob a encore l’espoir de sauver son âme pour mener une vie normale avec Maggie. Mais cela ne pourra se faire sans qu’il affronte son père, bien décidé à le retenir près de lui. Avec ce premier roman aussi sombre que déchirant, qui évoque tout autant la série Top of the Lake que Seul le silence de R.J. Ellory, David Joy nous conte l’histoire d’un jeune homme qui tente par tous les moyens d’échapper à l’héritage de la violence et aux péchés de sa famille. Cette quête inoubliable de rédemption, où les frontières entre le bien et le mal, la vie et la mort sont aussi fragiles qu’invisibles, est transcendée par la puissance de l’écriture. C’est en effet dans une prose à vif, lyrique et haletante que David Joy restitue l’infinie complexité des sentiments de son héros dans ce livre à la beauté désespérée, aux allures de chef-d’œuvre.
  • Le sang du monstre d’Ali Land (Angleterre), à paraître le 29 septembre : Après avoir dénoncé sa mère, une tueuse en série, Annie, quinze ans, a été placée dans une famille d’accueil aisée, les Thomas-Blythe. Elle vit aujourd’hui sous le nom de Milly Barnes et a envie, plus que tout, de mener une existence normale et d’être quelqu’un de bien. Elle a néanmoins beaucoup de difficultés à communiquer avec les ados de son âge et préfère les enfants plus jeunes, plus particulièrement une petite fille vulnérable du voisinage. Sous son nouveau toit, elle est la proie des brimades de Phoebe, la fille des Thomas-Blythe, qui ignore tout de sa véritable identité. À l’ouverture du procès de la mère de Milly, qui fait déjà la une de tous les médias, la tension monte d’un cran pour la jeune fille dont le comportement va bientôt se faire de plus en plus inquiétant. Le Sang du monstre est un thriller obsédant : la voix de Milly se fait hypnotique, dérangeante, addictive. Elle est, dans tous les cas, suffisamment singulière pour tenir le lecteur en haleine constamment, et soulever des interrogations aussi terribles que passionnantes. Un enfant peut-il surmonter des événements traumatiques ? Qu’est-ce qui construit vraiment notre identité ? Et à quel moment notre personnalité peut-elle basculer du bien vers le mal ? Un premier roman et un coup de maître qu’on ne peut décemment pas refermer avant le point final. Ali Land s’est toujours intéressée à la santé mentale des adolescents et a choisi ce thème pour son premier roman. Le Sang du monstre s’apprête à connaître un succès retentissant à travers le monde entier, où ses droits ont été largement disputés.
  • L’acteur qui voulait tuer Staline de Paul Goldberg (États-Unis), à paraître le 13 octobre : URSS, février 1953. Alors que les purges antisémites font rage, trois émissaires du gouvernement soviétique débarquent au beau milieu de la nuit chez le vieux Solomon Shimonovich Levinson, ancien acteur du défunt théâtre yiddish de Moscou. À leur grande surprise, Solomon s’avère un adepte hors pair du close-combat et sa réaction est aussi inattendue que douloureuse. En fuite, notre homme imagine la solution qui lui permettrait d’arranger ses affaires, et par la même occasion celles de son pays : en finir avec Staline. Il décide donc de réunir un petit groupe d’acteurs et d’intellectuels dans le but d’assassiner le « petit père des peuples ». Il faut dire que depuis quelque temps déjà ce dernier a sombré dans la folie. Le complot juif fait à nouveau la une des journaux. On parle de convois de déportés juifs vers la Sibérie, d’un nouvel holocauste. Devant la menace d’une guerre nucléaire, les Occidentaux hésitent à intervenir. Solomon, entouré entre autre d’un médecin et d’un ingénieur noir américain, arrivera-t-il à mener sa mission à bien ? Le 5 mars 1953, Joseph Staline meurt officiellement des suites d’une hémorragie cérébrale. Que s’est-il réellement passé ? Le genre pourtant éprouvé du roman historique est parcouru d’un nouveau frisson. Avec un récit iconoclaste, anachronique, provocateur, Paul Goldberg bouleverse en effet avec une audace inédite et un humour ravageur les fondamentaux du genre et nous offre une remarquable réflexion sur notre monde doublée d’un rare plaisir de lecture.

Aux Éditions Sulliver :

  • Au pays des femmes cachées de Damien Desbordes, à paraître le 11 octobre : Ambre a presque totalement perdu la mémoire. Sans attaches, elle vit dans un foyer. Comme un voyage initiatique, elle part pour la Palestine, territoire chargé de mémoire et de souffrance, où elle espère se reconstruire.

Aux Éditions Milady :

  • Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper de Phaedra Patrick (Angleterre), à paraître le 23 septembre : Un an après la mort de Miriam, Arthur consent enfin à se séparer des affaires de sa défunte épouse. Il découvre alors un bracelet qu’il n’avait jamais vu, et les breloques suspendues à ce bijou constituent autant d’énigmes qui lui donnent envie de mener l’enquête. Que sait-il vraiment de celle qui a partagé sa vie pendant plus de quarante ans ?

Aux Éditions Flammarion :

  • L’année la plus longue de Daniel Grenier, à paraître le 17 août : Thomas Langlois, né comme son aïeul Aimé Bolduc une année bissextile, ne fête son anniversaire qu’une année sur quatre. Mais est-il pour autant, comme l’espère vivement son père, promis au même destin que son ancêtre qui, lui, ne vieillissait que d’une année tous les quatre ans ? En suivant les vies de ces deux personnages d’exception, L’année la plus longue traverse, de Chattanooga à Montréal, des Great Smokies aux monts Chic-Chocs, près de trois siècles d’histoire de l’Amérique. De la prise de Québec par les Britanniques en 1760 au 11 septembre 2001, de la capitulation des Indiens au combat des Noirs américains, c’est l’âme du continent tout entier qui s’invite et s’anime dans cette fresque épique et familiale. Ce premier roman, œuvre d’un immense conteur, réussit le pari fou de nous plonger au cœur de la grande histoire et, au-delà, de nous en peindre mille et une autres.
  • Vivre près des tilleuls de L’AJAR (Suisse), à paraître le 17 août : Vincent König est le dépositaire des archives de l’écrivaine suisse Esther Montandon. En ouvrant par hasard une chemise classée « factures », il découvre des dizaines de pages noircies, qui composent un récit intime. Esther a donc tenu un « journal de deuil », dans lequel elle a pour la première fois évoqué la mort de sa fille Louise et l’aberrante « vie d’après ». Les souvenirs comme les différents visages de la douleur s’y trouvent déclinés avec une incroyable justesse. Ces carnets seront publiés sous le titre Vivre près des tilleuls. Roman sur l’impossible deuil d’une mère, porté par une écriture d’une rare sensibilité, Vivre près des tilleuls est aussi une déclaration d’amour à la littérature : ce récit d’Esther Montandon est en réalité l’œuvre d’un collectif littéraire suisse, l’AJAR. Ces dix-huit jeunes auteur(e)s savent que la fiction n’est pas le contraire du réel et que si « je est un autre », « je » peut aussi bien être quinze, seize, dix-huit personnes.
  • I love Dick de Chris Kraus (États-Unis), à paraître le 24 août : Chris Kraus, une jeune femme, raconte son amour à sens unique pour un critique d’art prénommé Dick. Entre obsession, désir féminin et quête à travers les États-Unis, elle s’éloigne de son mari Sylvère et comprend que tout n’était que prétexte à la méditation et à la réflexion sur la place des femmes dans le couple et dans le monde.

Aux Éditions Zoé :

  • Hiver à Sokcho d’Élisa Shua Dusapin (France / Corée du sud), à paraître le 19 août : À Sokcho, petite ville portuaire proche de la Corée du Nord, une jeune Franco-Coréenne qui n’est jamais allée en Europe rencontre un auteur de bande dessinée venu chercher l’inspiration depuis sa Normandie natale. C’est l’hiver, le froid ralentit tout, les poissons peuvent être venimeux, les corps douloureux, les malentendus suspendus, et l’encre coule sur le papier, implacable : un lien fragile se noue entre ces deux êtres aux cultures si différentes. Ce roman délicat comme la neige sur l’écume transporte le lecteur dans un univers d’une richesse et d’une originalité rares, à l’atmosphère puissante.

Aux Éditions Mercure de France :

  • Petit animal sauvage d’Anne-Françoise Brillot, à paraître le 1er septembre : Malgré leur mauvaise réputation, Fanon aime beaucoup ces deux mecs. Elle a le sentiment qu’ils ne peuvent pas lui faire de mal. Elle pense les avoir apprivoisés. Ils apportent de la vie dans la maison. De toute façon, son père vit loin avec une autre femme, sa mère tourne en rond dans la maison, encore plus désœuvrée. Fanon est définitivement virée du lycée, ils ne veulent plus la voir. Elle a très peur de l’orage, des coups de tonnerre, et il y a beaucoup d’orages en ce moment. Quand Fanon est avec eux, elle n’a plus d’angoisses. Quand ils sont là, elle est rassurée. Paolo est un bon amant, il l’initie à l’amour. Dans les années 70, Fanon, quatorze ans, vit dans un pavillon de la banlieue parisienne. Dès qu’elle a un moment, elle enfourche sa mobylette pour aller retrouver ses copains dans la cité HLM d’à côté. Dans cet autre monde les règles sont tout autres. Elle se sent libre, de fumer, de boire, de faire l’amour… Désabusée et rebelle, Fanon donne le sentiment d’être remplie de colère et de rage. Pourquoi bouillonne-t-elle ainsi ? Avec une écriture très précise, alternant scènes réalistes et poétiques entre la ville et la nature, Anne-Françoise Brillot tisse, à travers des éclats de vie, le portrait émouvant d’une jeune adolescente en révolte.

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