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yaak valley, montana smith hendersonEn attendant le 17 août, grande journée inaugurale de la rentrée littéraire 2016, la période estivale est le moment idéal pour préparer sa wishlist de lecture pour l’automne !

Si l’on ignore toujours à ce jour le nombre précis de romans à paraître à l’occasion du cru littéraire 2016, une certitude : il sera pléthorique. Quelque 700 livres à la louche, littérature française, littérature francophone et littérature étrangère confondues.

Puisqu’il sera naturellement impossible de tout lire, un choix s’impose et le désormais fidèle et bi-annuel festival du premier roman de la rentrée littéraire par Adepte du livre est l’éclairage exclusif sur les nouveaux auteurs idéal pour sélectionner les premiers romans à ne pas manquer.

Après les premièredeuxième et troisième sélections, voici le quatrième volet de présentation de la rentrée littéraire 2016 côté premier roman. L’inventaire de ces primo-romanciers publiés par de petits éditeurs indépendants comme par les plus grandes maisons d’édition sera complété tout au long de l’été.

Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain, êtes-vous prêts à franchir les frontières et les genres littéraires, à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu et à soutenir ces néo-romanciers ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Belfond :

  • Yaak Valley, Montana de Smith Henderson (États-Unis), à paraître le 18 août : Dans le Montana en 1980. Autour de Pete, assistant social dévoué, gravitent tout un tas de personnages écorchés vifs et déséquilibrés, des alcooliques, des fugueurs, des paranoïaques et des illuminés qui fuient la société. Au milieu de cette cour des miracles, Pete pourrait être l’ange rédempteur, s’il n’était pas lui-même complètement perdu… LA révélation de cette rentrée littéraire, dans la lignée de Cormac McCarthy et de Richard Ford. Soulevant les contradictions les plus violentes et dérangeantes d’une Amérique qui préfère ignorer ses marginaux, Smith Henderson livre une peinture au vitriol du Montana des années 1980.
  • Les contes défaits d’Oscar Lalo, à paraître le 18 août : Peau d’âme, noire neige, le petit poussé… Il était zéro fois… c’est ainsi que commencent Les contes défaits. Un enfant – des enfants sont emmenés dans des wagons. Une main les a lâchés sur un quai de gare. Sans savoir, sans pouvoir voir l’impensable, leurs parents les envoient vers ce camp de vacances rythmé par un irréel quotidien, fait d’ordres absurdes et de caresses violentes. L’histoire est celle de cet enfant et de l’adulte qu’il ne pourra pas devenir, à moins d’être en capacité de rouvrir l’enquête. Longtemps après les faits. Comme une vieille plaie. Intime. Inconcevable. Je suis sans fondations. Ils m’ont bâti sur du néant. Je suis un locataire du vide, insondable et sans nom, qui m’empêche de mettre le mien. J’endosse à l’envi n’importe quelle identité. La mienne, je l’ignore. Je ne la sais ni ne la veux. La page reste blanche car tout ce qui s’y inscrit s’évapore. C’est pourquoi le narrateur de cette histoire a pris la plume. Sans rien dire jamais de ce qui ne se montre pas, loin de la honte et de la négation, Oscar Lalo convoque avec ses propres mots, pourtant universels, la langue sublime du silence… Et c’est en écrivant l’indicible avec ce premier roman qu’il est entré de façon magistrale en littérature.
  • Voici venir les rêveurs d’Imbolo Mbue (Cameroun / États-Unis), à paraître le 18 août : Un des romans les plus attendus de la rentrée littéraire étrangère, LE livre qui a fait l’événement de la Foire de Francfort 2014. Américaine d’origine camerounaise, Imbolo Mbue puise dans son expérience pour raconter les destins croisés de deux familles que tout semble opposer ; un premier roman pétillant qui questionne avec une certaine jubilation l’illusion de l’American dream au profit de l’African dream. Aux États-Unis et au Cameroun, en 2007. Nous sommes à l’automne 2007 à New York et Jende Jonga, un immigrant illégal d’origine camerounaise, est en passe de réaliser son rêve : après avoir été plongeur et chauffeur de taxis, il vient de décrocher un emploi de chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers. Pour Jende, tout est désormais possible : il va enfin pouvoir offrir à Neni, son amoureuse, les études de pharmacienne dont elle rêve. Et surtout, pour les Jonga, le Graal est en vue : obtenir leur carte verte et devenir enfin des Américains. Mais rien n’est simple au pays de l’American Dream. Entre Jende, loyal, discret, compétent, et son patron Clark, noyé dans le travail et les difficultés de la banque se noue une vraie complicité. Les deux familles se rapprochent, mais si les Jonga sont soudés malgré l’épée de Damoclès de l’expulsion, les Edwards sont en proie à de nombreux problèmes. Pour tous, l’interminable demande d’asile des Jonga et la menace d’éclatement de la bulle des subprimes vont remettre en question leurs certitudes…
  • Le Poison de Charles Jackson (États-Unis), à paraître le 1er septembre : Le temps d’un week-end d’euphorie et de cauchemar, la descente aux enfers de Don Birnam, un écrivain raté dévoré par l’alcoolisme. Chef-d’oeuvre de lucidité et de poésie, best-seller surprise lors de sa sortie aux États-Unis et inexplicablement oublié en France depuis sa parution en 1946, Le Poison est un roman autobiographique culte sur les errances d’un homme désespéré, alcoolique et homosexuel refoulé, un morceau d’anthologie à redécouvrir au plus vite.
  • Hotel Universal de Simona Sora (Roumanie), à paraître le 20 octobre : Deux récits s’entremêlent, celui de Maria, en 1855 et celui de sa petite-fille Maia, en 1990, à Bucarest. Toutes deux vivent à l’hôtel Universal qui est au centre du roman, tour à tour taverne, hôtel de passe et cité universitaire. L’histoire d’une famille matriarcale dont les membres sont un peu sorciers, de la Roumanie et de sa capitale.
  • Dans l’île de Thomas Rydahl (Danemark), à paraître le 20 octobre : Sur une petite île des Canaries, Fuerteventura, Erhard Jorgenson, un chauffeur de taxi danois, vit quasiment comme un ermite. Il est bouleversé par un fait-divers macabre qui vient troubler la quiétude de l’île : un petit garçon est retrouvé mort, dans une boîte en carton. Rapidement, la police locale se désintéresse de l’affaire. Erhard décide d’enquêter.

Aux Éditions de l’Aube :

  • L’Effraction d’Omar Benlaala, à paraître le 18 août : Omar Benlaala déplace les personnages qu’Édouard Louis a mis en scène dans son Histoire de la ­violence. Un autre regard, une autre voix : ceux d’un jeune ­Parisien d’origine kabyle. Ce dernier se livre au socio­logue qui l’interroge après les événements de Cologne, dans le cadre d’une enquête sur la sexualité des Français « ­issus de l’immi­gration ». De confidence en confidence, il ­dévoile à cet homme ses frustrations, ses rêves, ses souvenirs, son secret – une histoire que ­l’Histoire a trouée : celle des fils et petits-fils d’une société déchirée par son passé ­colonial. La ­littérature se transforme ici en arme politique. Édifiant.

Aux Éditions La contre-allée :

  • Baby spot d’Isabel Alba (Espagne), à paraître le 25 août : Tomas, un garçon de 12 ans, sans trop savoir pourquoi, se met à écrire pour raconter ce qui s’est passé ce samedi du mois d’août où son ami Lucas a été retrouvé mort sur un chantier abandonné à la périphérie d’une grande ville…
  • Élisée, avant les ruisseaux et les montagnes de Thomas Giraud, à paraître le 11 octobre : Une évocation romancée de l’enfance et de l’adolescence du géographe et écrivain libertaire Élisée Reclus, à travers le regard acéré porté par celui-ci sur les hommes, les paysages, la création, la famille et l’éducation.

Aux Éditions Christian Bourgois :

  • Anatomie d’un soldat de Harry Parker (Angleterre), à paraître le 25 août : Le jeune capitaine britannique Tom Barnes est envoyé en mission dans une zone de conflit. Au retour d’une patrouille nocturne, il marche sur un engin explosif improvisé et est immédiatement rapatrié en Angleterre. Débute alors un autre combat tant psychologique que physique durant lequel le héros va parvenir à surmonter « ce à quoi l’on ne pouvait survivre » grâce à l’aide non seulement des médecins, mais aussi de sa famille ainsi que de l’être aimé. Raconté tour à tour par quarante-cinq objets – garrot, sac à main, gilet pare-balles, verre de bière, prothèse, miroir, sac d’engrais, vélo, pile électrique, basket blanche… – conçus pour assister, observer ou nuire, ce récit est un tour de force qui nous fait découvrir de manière inédite le destin et les pensées profondes des acteurs du conflit et de leurs proches, qu’ils soient patriotes ou fanatiques, cyniques ou manipulés, bienveillants ou éblouis par l’idéalisme de la jeunesse. Chronique singulière et néanmoins réaliste, Anatomie d’un soldat est en outre un témoignage saisissant et chargé d’émotion : celui de la reconquête de soi-même, de cette dignité et de cette force qui sont le propre de l’Humain.

17 réflexions sur “Rentrée littéraire 2016 côté premier roman #4

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