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à tout moment la vie tom malmquistDébutant officiellement le 17 août, la rentrée littéraire 2016 approche à grands pas. Entre littérature française, littérature francophone et littérature étrangère, les parutions, dont on ignore encore le nombre exact, seront pléthoriques et les choix de lecture cornéliens puisque comme à l’accoutumée, il sera impossible de tout lire.

Et parce que parmi tous les livres de cette rentrée littéraire, les moins nombreux et les moins plébiscités seront les premiers romans, ils seront ici les seuls mis en lumière dans le désormais fidèle, bi-annuel et personnel festival du premier roman de la rentrée littéraire par Adepte du livre. Un éclairage exclusif qui, en plus de valoriser les nouveaux auteurs, permettra aux lecteurs déjà conquis par les primo-éditions de mieux s’y retrouver et en incitera peut-être d’autres à se lancer dans l’aventure de l’inconnu(e) littéraire.

Après les première et deuxième sélections de premiers romans français, de premiers romans francophones et de premiers romans étrangers, voici le troisième volet de la rentrée littéraire 2016 côté premier roman. L’inventaire des nouvelles plumes de ce cru, publiées par de petits éditeurs indépendants comme par les plus grandes maisons d’édition, sera complété tout au long de l’été.

Alors, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être des best-sellers de demain, êtes-vous prêts à franchir les frontières et les genres littéraires, à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu et à soutenir ces néo-romanciers ? Read-y ? À vos marque-pages, prêts, lisez !

Aux Éditions Albin Michel :

  • Lithium d’Aurélien Gougaud, à paraître le 17 août : Elle, vingt-trois ans, enfant de la consommation et des réseaux sociaux, noie ses craintes dans l’alcool, le sexe et la fête, sans se préoccuper du lendemain, un principe de vie. Il vient de terminer ses études et travaille sans passion dans une société où l’argent est roi. Pour eux, ni passé ni avenir. Perdus et désenchantés, deux jeunes d’aujourd’hui qui cherchent à se réinventer. Dans un texte crépusculaire, Aurélien Gougaud entremêle leurs voix, leurs errances, leur soif de vivre, touchant au plus près la vérité d’une génération en quête de repères. Un premier roman d’une surprenante maturité, qui révèle le talent d’un jeune auteur de vingt-cinq ans.
  • Possédées de Frédéric Gros, à paraître le 17 août : En 1632, dans la petite ville de Loudun, mère Jeanne des Anges, supérieure du couvent des Ursulines, est brusquement saisie de convulsions et d’hallucinations. Elle est bientôt suivie par d’autres sœurs et les autorités de l’Église les déclarent « possédées ». Contraints par l’exorcisme, les démons logeant dans leurs corps désignent bientôt leur maître : Urbain Grandier, le curé de la ville. L’affaire des possédées de Loudun, brassant les énergies du désir et les calculs politiques, les intrigues religieuses et les complots judiciaires, a inspiré cinéastes et essayistes. Frédéric Gros en fait le roman d’un homme : Urbain Grandier, brillant serviteur de l’Église, humaniste rebelle, amoureux des femmes, figure expiatoire toute trouvée de la Contre-Réforme. Récit d’une possession collective, le texte étonne par sa modernité, tant les fanatismes d’hier ressemblent à ceux d’aujourd’hui.
  • Sur cette terre comme au ciel de Davide Enia (Italie), à paraître le 17 août : Palerme, années 1980. Comme tous les garçons de son âge, Davidù, neuf ans, fait l’apprentissage de la vie dans les rues de son quartier. Amitiés, rivalités, bagarres, premiers émois et désirs pour Nina, la fillette aux yeux noirs qui sent le citron et le sel, et pour laquelle il ira jusqu’à se battre sous le regard fier de son oncle Umbertino. Car si Pullara, Danilo, Gerruso rêvent de devenir ouvrier ou pompiste comme leurs pères, Davidù, qui n’a pas connu le sien, a hérité de son talent de boxeur. Entre les légendes du passé et les ambitions futures, le monde des adultes et la poésie de l’enfance, Davide Enia, finaliste du Prix Strega, tisse le destin d’une famille italienne, de l’après-guerre aux années 90, à travers trois générations d’hommes dont le jeune Davidù incarne les rêves. Entremêlant leurs histoires avec brio, il dresse un portrait vibrant de sa terre, la Sicile, et de ceux qui l’habitent.

Aux Éditions P.O.L. :

  • Amours sur mesure de Mathieu Bermann, à paraître le 18 août : Le narrateur, éternel amoureux, embrasse de ce sentiment éternellement mystérieux toutes les déclinaisons : amitié, amour, affection, sexe, fraternité, etc. Au fil de ses rencontres, il se questionne sur un mariage improbable, les débuts d’un couple, les rencontres en ligne, sa capacité à aimer, l’amour que les autres lui portent, la frustration et le désir.

Aux Éditions Presses de la cité :

  • Une nuit, Markovitch d’Ayelet Gundar-Goshen (Israël), à paraître le 18 août : 1939. Zeev Feinberg et Yacoov Markovitch quittent leur petit village de Palestine, direction l’Allemagne, où ils ont pour mission d’épouser de jeunes Juives afin de les sauver des griffes des nazis. De retour chez eux, ils leur redonneront leur liberté en divorçant. Mais si Zeev a bien l’intention de retrouver la femme qu’il aime et son enivrant parfum d’orange, Yacoov, lui, ne tient pas à laisser partir Bella, « la plus belle femme qu’il ait vue de sa vie ». Cette dernière est pourtant déterminée à s’en séparer… À travers le destin de personnages inoubliables, Ayelet Gundar-Goshen signe une fresque tour à tour drôle, tendre et déchirante, avec pour toile de fond la création de l’État d’Israël.
  • La Soledad de Natalio Grueso (Espagne), à paraître le 1er septembre : Une aventure débordant d’imagination où se rejoignent le désir, la gratitude, la justice et les rêves. Bruno Labastide est venu s’installer à Venise, dans le quartier de Dorsoduro, au terme d’une vie bien remplie durant laquelle il n’a cessé de voyager. Cela fait bien un an qu’il y réside lorsque, un jour, il voit une jeune Japonaise d’une beauté stupéfiante passer devant le café où il a ses habitudes. C’est le coup de foudre. Mais cette dernière, Keiko, ne lui concédera une nuit d’amour que s’il parvient à l’émouvoir avec un poème ou une histoire… Mais par laquelle commencer ? Natalio Grueso signe un superbe roman mosaïque aux récits enchâssés et nous entraîne avec poésie aux quatre coins du monde.
  • L’oiseau des neiges de Tracy Rees (Pays de Galle), à paraître le 6 octobre : Angleterre à l’époque victorienne. Amy Snow, une orpheline trouvée dans la neige, doit entreprendre un périple aux quatre coins de l’Angleterre pour découvrir le secret de son amie et protectrice Aurelia Vennaway.

Aux Éditions Buchet-Chastel :

  • Parmi les loups et les bandits d’Atticus Lish (États-Unis), à paraître le 18 août : C’est dans un New York spectral, encore en proie aux secousses de l’après-11 Septembre, que s’amorce l’improbable histoire de Zou Lei, une clandestine chinoise d’origine ouïghoure errant de petits boulots en rafles, et de Brad Skinner, un vétéran de la guerre d’Irak meurtri par les vicissitudes des combats. Ensemble, ils arpentent le Queens et cherchent un refuge, un havre, au sens propre comme figuré. L’amour fou de ses outlaws modernes les mènera au pire, mais avant, Lish prend le soin de nous décrire magistralement cette Amérique d’en bas, aliénée, sans cesse confinée alors même qu’elle est condamnée à errer dans les rues. Il nous livre l’histoire de ces hommes et de ces femmes qui font le corps organique de la grande ville : clandestins, main-d’œuvre sous-payée, chair à canon, achevant sous nos yeux les derniers vestiges du rêve américain. Avec Parmi les loups et les bandits, Atticus Lish, lauréat de nombreux prix dont le prestigieux Pen/Faulkner Award, s’est immédiatement hissé au rang des plus grands : puisant chez Dickens comme aux sources du modernisme, il livre un texte brutal et beau, incontournable.
  • Celui-là est mon frère de Marie Barthelet, à paraître le 18 août : Un jeune chef d’état reçoit la visite de son frère tant aimé, disparu dix ans plus tôt. La brève joie des retrouvailles cède très vite la place à l’amertume et à l’indignation : celui qui est revenu a changé. Il est désormais l’Ennemi. À cause de lui, le pays va s’embourber dans une crise sans précédent. Celui-là est mon frère, premier roman de Marie Barthelet, est un véritable conte qui déroule, avec sensibilité, le récit envoûtant d’une affection mortelle.

Aux Éditions Noir sur blanc :

  • À tout moment la vie de Tom Malmquist (Suède), à paraître le 18 août : Pour Tom, il y aura désormais un avant et un après. Dans la fracture du temps, dans les profondeurs d’un hôpital de Stockholm, un corps dévasté, comme un autre lui-même, est arraché à tous ses liens terrestres. Mais au-delà des moindres signes cliniques émerge encore, par moments, la conscience d’une femme aimée, Karin, qu’il faut délivrer d’urgence de l’enfant qu’elle porte. Sa famille, ses amis veillent dans l’ombre, séparés d’elle, mis à nu devant la finalité obscure des jours. Dans l’après, malgré les douleurs de la perte, les tourments, et les complications de la vie civile, Tom se consacre à la petite Livia et revit par la pensée ses années auprès de Karin, s’évertuant à ranimer partout la jeune femme. À mille lieues du pathos et des poncifs sentimentaux, Tom Malmquist a ciselé un texte fort et vrai. Grâce à ses observations justes et fines, il évoque toute la gamme des nuances et des sensations qui restituent l’être aimé dans la mémoire et même dans la chair des jours. Voici un livre sur l’énigme indéchiffrable de l’existence. Acclamé unanimement par la critique lors de sa sortie, le premier roman de Tom Malmquist est finaliste pour le Grand Prix de littérature du Conseil nordique 2016. Il a été vendu dans une dizaine de pays. « Dans un souffle, elle murmure : Je t’aime autant qu’il est possible d’aimer. »

Aux Éditions Don Quichotte :

  • Brûle de Laurent Rigoulet, à paraître le 18 août : À l’orée des années 70, New York est au bord du gouffre. Dans le Bronx, les gangs font la loi, les immeubles sont détruits par les flammes. Dans ce décor d’apocalypse naît le hip-hop, qui va déferler sur la planète. Récit d’initiation, de violence, de révolte et de musique, Brûle est le roman d’une génération perdue, le roman musical d’une jeunesse en feu.
  • La rentrée n’aura pas lieu de Stéphane Benhamou, à paraître le 25 août : Comme chaque année, pour les traditionnels retours des vacanciers, Bison futé avait prévu que les 26 et 27 août seraient des journées noires sur les routes. Mais aux péages, comme dans les gares et les aéroports, on ne vit personne revenir. Onze millions d’Aoûtiens avaient, semble-t-il, décidé de faire la rentrée buissonnière. Cette année-là, sans se concerter, sans obéir au moindre mot d’ordre, 11 millions d’Aoûtiens ne reprirent pas le chemin du travail et de l’école à la fin août. Pandémie de burn-out face à la crise qui n’en finissait plus, au terrorisme qui, on ne cessait de le répéter, ne manquerait pas de frapper encore, abstention généralisée devant la menace de moins en moins fantôme d’une élection présidentielle terrifiante ? Tous ceux qui avaient l’habitude de chroniquer et de disserter doctement, observateurs et acteurs de la vie politique, économique et sociale, se trouvèrent aussi désemparés pour comprendre le phénomène que le gouvernement pour trouver des solutions à cette rentrée buissonnière. Les patrons menacèrent de licencier en masse, les banques de bloquer les comptes des « déserteurs » et, passé le mouvement de sympathie amusée des premiers jours, l’agacement puis la colère s’emparèrent de ceux qui avaient repris le travail. Les Aoûtiens, eux, ne demandaient chaque jour qu’un autre jour pour reprendre le souffle qui leur avait manqué quand il s’était agi de prendre le chemin du retour. Objets de toutes les préoccupations, sujets des études les plus alarmantes et cibles des haines les plus féroces, les Aoûtiens découvraient un nouveau monde et une vie dont ils étaient privés jusqu’à cette rentrée.

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