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papeterie gallimardLiserés rouge et noir sur fond crème, police à empattements, papier ivoire… Ce graphisme immuable immédiatement identifiable est bien entendu celui de « la Blanche », la grande vitrine littérature des Éditions Gallimard. Cette couverture, dont la sobriété et l’élégance ne sont plus à démontrer, n’est désormais plus celle de seuls livres

Peu de temps avant Noël 2015, l’historique maison parmi les plus importants et influents éditeurs de France a créé une ligne de papeterie déclinant la signature visuelle du célèbre catalogue, véritable pléiade d’auteurs immortels, fondé en 1911 par André Gide, Jean Schlumberger et, évidemment, Gaston Gallimard.

Outre le fameux design, cette gamme opère le détournement d’emblématiques œuvres de la NRF. Afin cependant d’éviter la confusion d’avec les livres, seuls sont repris les titres des ouvrages ; le nom des écrivains renommés n’apparaît quant à lui que pour signer la citation extraite de l’œuvre éponyme et constituant l’incipit de chacun des articles de bureau.

Cet hommage à la Blanche, dont la présentation historique clôt chaque référence, est parachevé par une confection soignée et responsable s’appuyant sur le savoir-faire centenaire de Fedrigoni : choix des papiers, façonnage, impressionreliure… rien n’est laissé au hasard.

À l’image de la mythique collection regroupant aussi bien des romans, des nouvelles, des œuvres théâtrales et poétiques, des essais, des textes autobiographiques que des correspondances, la diversité est au cœur de cette série de papeterie haut de gamme.

Carnets, cahiers ou bloc… Plus que différents formats qui contribuent là encore à la dissociation d’avec les livres, ce sont également des caractéristiques spécifiquement adaptées à leur usage : ceux destinés à l’écriture disposent de pages lignées et aux pages blanches de ceux réservés au dessin s’ajoute un crayon. L’idée est bel et bien de laisser libre cours à son inspiration. Mais n’ayant pas pour seule vocation d’accueillir le prochain succès de librairie ou de galerie, l’on peut aussi bien y prendre de simples notes ou de modestes gribouillages, y tenir son journal ou même ses comptes.

De quoi séduire les entichés des carnets doublés de passionnés de littérature et susciter des envies de collection… n’était un prix légèrement dissuasif qui a quelque peu refroidit ma fièvre acheteuse lors de ma rencontre fortuite d’avec cette papeterie Gallimard dont j’ignorais jusqu’alors l’existence. À ma passion papetière s’ajoutant la distinction d’écrin archétypal du livre que j’accorde aux couvertures de la Blanche, je ne pouvais cependant que céder, plus raisonnablement que voulu, à l’appel de ce concept chic dont je ne serai sans nul doute pas la seule addict.

Le légendaire Moleskine, compagnon d’écriture d’illustres auteurs tels Hemingway, a du souci à se faire… À l’heure où l’élan pour l’écriture est une tendance manifeste, cette adaptation de classiques de la littérature d’un classique de l’édition pourrait bien devenir un must have de la papeterie de luxe. Assurément, les écrivains de tout poil n’auront jamais autant apprécié une page Blanche et tous pourront désormais prétendre écrire chez Gallimard.

J’ai choisi pour ma part, afin d’enrichir ma panoplie me permettant d’afficher ma flamme littéraire, le modèle poche Les Mots de Sartre avec cette citation en amorce que je n’ai découverte que chez moi, si belle et résonnant si juste, comme un délicieux présage :

J’ai commencé ma vie comme je la finirai sans doute : au milieu des livres.

Voici résolument un it accessoire de tout adepte du livre

La papeterie Gallimard :

Le poche (85×125 – 144 pages lignées – 8,90 euros), titres disponibles : Choses tues de Paul Valéry, Écrire de Marguerite Duras, Le livre ouvert de Paul Éluard, Le mentir-vrai d’Aragon, Les mots de Jean-Paul Sartre, Banalités de Léon-Paul Fargue, Pensées de Blaise Pascal & Plume d’Henri Michaux.

Le carnet (118×185 – 192 pages lignées – 12,90 € – couverture à rabats), titres disponibles : Carnets d’Antoine de Saint-Exupéry, Feuilles de route d’André Gide, Les étoiles dans l’encrier d’André Salmon, Le livre à venir de Maurice Blanchot, Les plaisirs et les jours de Marcel Proust, Le bonheur fou de Jean Giono, Journal de Jules Michelet & La prose du monde de Maurice Merleau-Ponty.

Le cahier pour dessiner avec son crayon HB en bois de cèdre Faber-Castell aux couleurs de la NRF (180×235 – 56 pages blanches – 12,90 euros), titres disponibles : Cahiers de Paul Valéry, Calligrammes de Guillaume Apollinaire, Exercices de style de Raymond Queneau, Souvenirs personnels de Victor Hugo, Mémoires d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir & Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau, Vol de nuit d’Antoine de Saint-Exupéry.

Le grand cahier présenté dans un écrin (250×325 – 144 pages blanches – 30 euros), titres disponibles : À la recherche du temps perdu de Marcel Proust & L’amour fou d’André Breton.

Le carnet carré (140×180 – 192 pages lignées – 13,90 € – couverture à rabats), titres disponibles : Le livre du partage d’Edmond Jabès (couleur ivoire), Les temps sauvages de Joseph Kessel (couleur ivoire), Petit manuel du parfait aventurier de Pierre Mac Orlan (couleur ivoire), Le songe d’une nuit d’été de Shakespeare (couleur bleu), L’œuvre au noir de Marguerite Yourcenar (couleur noir), Mon cœur mis à nu de Baudelaire (couleur rouge).

Le bloc (205×140 – 160 feuilles blanches détachables – 19,90 euros)

Cet article n’est PAS sponsorisé.

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9 réflexions sur “Papeterie Gallimard, hommage à la Blanche

    • Je vais te raconter la vraie histoire que tu pourras désormais donner en complément de la systématique opposition du plan marketing dès que l’on associe Hemingway et Moleskine ;) Le grand Ernest et bien d’autres noms célèbres ou non de la scène artistique de l’époque utilisaient effectivement ce carnet à élastique et coins arrondis, fabriqué par une manufacture française qui fournissait les papeteries parisiennes. Certes, il ne s’appelait pas encore Moleskine, mais ce nom de baptême n’a fait que couronner a posteriori l’exacte réplique de ces réels carnets.

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  1. Pingback: Les nouveautés de la papeterie Gallimard | Adepte du livre

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