Home

en attendant BojanglesPrésentation de l’éditeurSous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur Mr. Bojangles de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte. L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom. L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours.

Éditions Finitude – 159 pages

Depuis le 7 janvier 2016 en librairie.

Ma note : 5 / 5 mention Coup de cœur

Broché : 15,50 euros

Ebook : 9,99 euros

Des excellentes surprises de la rentrée littéraire d’hiver 2016 à ce point nombreuses que ça en devient surréaliste (après pincement, aucun décès constaté, un morceau de paradis littéraire s’est donc égaré sur terre), En attendant Bojangles est sans doute l’œuvre la plus exquise toutes catégories confondues, de la littérature française ou francophone à la littérature étrangère, en passant par les plumes débutantes comme celles plus expérimentées. Pas une perle, non ; un joyau littéraire. À la fois diamant brut arraché à la terre par le mineur et gemme taillée par les mains du lapidaire, ce premier roman est brillant. Et Olivier Bourdeaut son créateur en est la délicieuse révélation.

Comment qualifier autrement un écrivain, tout primo-romancier qu’il soit, capable de vous faire passer du rire aux larmes dans la même phrase ? Du RIRE aux LARMES. Dans la MÊME. PHRASE ! Un exploit suffisamment extra-ordinaire en soi.

Mais à cela s’ajoute une histoire rocambolesque servie par des personnages incarnés, vibrants et fascinants : une femme, un homme et un enfant. Un couple sublime et fantasque de deux êtres amoureux partageant étroitement les mêmes visions et transis d’une telle passion que le réel souffre forcément de la comparaison, nombre de moitiés faisant figure de reflets fadasses et d’épris bien tièdes au sortir d’une telle lecture. Un duo d’entichés également parents rêvés qui, entre autres lubies, transforment le carrelage de grandes dalles noires et blanches de la résidence familiale en échiquier géant, ordonnent des sessions de télévision en guise de punition (ce qui l’est vraiment lorsque la vie est érigée en aventure folle permanente) ou estiment que le meilleur usage des canapés et des lits (pour les petits) reste encore de sauter dessus. L’idéal de tout enfant, qui est en l’occurrence un gosse génial, forcément avec une telle équipée parentale. Bref, une famille attachante dans laquelle la tendresse le dispute à l’absurde, l’effronterie aux frasques et quand on n’est pas occupé à repousser les limites ou à briser les codes sociaux, c’est que l’on est en train de faire la fête (toujours), voyager (souvent) et dormir (le moins possible) puisque la vie ne doit se résumer qu’à ces plaisirs.

Tout n’est cependant pas rose dans cette intrigue prenante à l’imagination débridée. La dimension cocasse croustillante sait aussi faire la part belle à l’émotion et céder le pas à la profondeur voire à la gravité. Olivier Bourdeaut se fait le chorégraphe d’une danse virevoltante enivrante, aussi endiablée que langoureuse, dont le disque finit pas sauter, se révélant définitivement rayé ; ou quand le froid rationnel s’invite subitement dans la magie d’un quotidien fantastique, passant du rêve au brutal retour à la réalitéDrame annoncé de la maladie psychique, il investit sans mélo le terrain du chagrin lié à l’impuissance face aux dérives du corps et de l’esprit, avec une infinie délicatesseL’amour fou n’a jamais si bien porté son nom ni été décrit si merveilleusement.

L’écrin de cette savoureuse narration est double, entrelacement des voix du père et du fils. D’une part, raconté si justement à hauteur d’enfant avec tout ce que cela implique de naïveté, de fausses interprétations, de mensonges mais aussi de sagacité sous-estimée, Bourdeaut se glisse comme personne dans la peau de ce jeune garçon, sans que jamais son ton ne fasse truqué ou peu crédible. D’autre part, la retranscription du journal intime du père, contrepoint parfait des vues de l’enfance et balcon aux premières loges du passé du couple, qui dévoile derrière l’homme loufoque un être particulièrement lucide. Deux monologues pour une magnifique complicité, de la maturité du petit à l’héroïsme du grand, chacun cherchant toujours à préserver l’autre. Deux registres pour un style unique, empreint d’une délectable légèreté, pétillant, enivrant, mais également assorti de la solennité majestueuse de tout grand romancier. La musicalité des mots éminemment choisis dénote le talent incontestable d’un stylo doté d’une oreille absolue. Une harmonie du verbe accompagnée d’un sens du bon mot et de la situation, donnant naissance à des dialogues et autres anecdotes succulents.

Facile et rapide à lire, il n’a pourtant rien d’un roman simpliste ! Entre réel et irrationnel, ce texte subtil est résolument spirituel. Le poète en prose au talent unique en son genre a su insuffler à son titre la fantaisie d’un Jardin (Pascal ou Alexandre) doublée de la magie noceuse d’une Génération Perdue façon Fitzgerald, ou Hemingway version Paris est une fête.

Une fantaisie qui, loin d’être fabriquée, semble être l’essence même de l’auteur si l’on en croit sa biographie : Olivier Bourdeaut est né au bord de l’Océan Atlantique en 1980. L’Éducation Nationale, refusant de comprendre ce qu’il voulait apprendre, lui rendit très vite sa liberté. Dès lors, grâce à l’absence lumineuse de télévision chez lui, il put lire beaucoup et rêvasser énormément. Durant dix ans il  travailla dans l’immobilier allant de fiascos en échecs avec un enthousiasme constant. Puis, pendant deux ans, il devint responsable d’une agence d’experts en plomb, responsable d’une assistante plus diplômée que lui et responsable de chasseurs de termites, mais les insectes achevèrent de ronger sa responsabilité. Il fut aussi ouvreur de robinets dans un hôpital, factotum dans une maison d’édition de livres scolaires – un comble – et cueilleur de fleur de sel de Guérande au Croisic, entre autres. Il a toujours voulu écrire, En attendant Bojangles en est la première preuve disponible. Une présentation réjouissante, qui achève de convaincre le lecteur, y compris le moins enclin à vouloir forcément mettre visage et voix sur les lignes parcourues, de rencontrer ce conteur de génie dans l’espoir de trouver à ses pieds le grain qu’il a perdu afin de se l’approprier et d’être avec un soupçon de chance contaminé ne serait-ce qu’un peu par sa folie douce et sa vision enchanteresse de l’existence.

Entre comique et tragique, cette fable douce-amère est une parenthèse envoûtante à lire et à relire. D’une beauté impertinente, elle « botte le cul à la raison » littéralement et métaphoriquement, rappelant magnifiquement les adages de François de la Rochefoucauld « Qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il croit » et d’Oscar Wilde « On devrait toujours être légèrement improbable » et invitant le lecteur le plus sensément fou à, si ce n’est réinventer sa vie, du moins la vivre intensément. Sur fond omniprésent de Nina Simone, la musique obsédante de ce texte truculent et touchant est de celles qui vous accompagnent pour toujours. Les petites Éditions Finitude ont assurément su révéler un grand roman. Déjà vendu à l’étranger, préempté dès avant sa sortie officielle hexagonale dans au moins huit pays, gageons que son charme aussi étonnant qu’irrésistible fera autant d’émules ailleurs qu’ici où il mérite de faire grand bruit tant il y a un don miraculeux caché derrière cette somptueuse couverture. Il est urgent de se laisser entraîner par ce tourbillon de vie !

Vous aimerez sûrement :

En moins bien & Pas mieux d’Arnaud Le Guilcher, La logique de l’amanite de Catherine Dousteyssier-Khoze, La servante du Seigneur de Jean-Louis Fournier, La fractale des raviolis & La variante chilienne de Pierre Raufast, L’Agrément de Laure Mézarigue, Debout-payé de Gauz, Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent…

Extraits :

« Certains ne deviennent jamais fous…
Leurs vies doivent être bien ennuyeuses. »
Charles Bukowski

Après l’histoire des garages, mon père n’avait plus besoin de se lever pour nous faire manger, alors il se mit à écrire des livres. Tout le temps, beaucoup. Il restait assis à son grand bureau devant son papier, il écrivait, riait en écrivant, écrivait ce qui le faisait rire, remplissait sa pipe, le cendrier, la pièce de fumée, et d’encre son papier. Les seules choses qui se vidaient, c’était les tasses de café et les bouteilles de liquides mélangés. Mais la réponse des éditeurs était toujours la même : « C’est bien écrit, drôle, mais ça n’a ni queue, ni tête. » Pour le consoler de ces refus, ma mère disait :
– A-t-on déjà vu un livre avec une queue et une tête, ça se saurait !
Ça nous faisait beaucoup rire.

Elle ne me traitait ni en adulte, ni en enfant mais plutôt comme un personnage de roman. Un roman qu’elle aimait beaucoup et tendrement et dans lequel elle se plongeait à tout instant.

Elle ne voulait entendre parler ni de tracas ni de tristesse.

Chaque matin, après avoir reçu son prénom quotidien, elle me confiait un de ses gants en velours fraîchement parfumé pour que toute la journée sa main puisse me guider.

« Certains traits de son visage portaient les nuances de son comportement enfantin, de belles joues pleines et des yeux verts pétillant d’étourderie. Les barrettes nacrées et bigarrées qu’elle mettait, sans cohérence particulière, pour dompter sa chevelure léonine, lui conféraient une insolence mutine d’étudiante attardée. Mais ses lèvres charnues, rouge carmin, retenant miraculeusement suspendues de fines cigarettes blanches, et ses longs cils, jaugeant la vie, démontraient à l’observateur qu’elle avait grandi. Ses tenues légèrement extravagantes et extrêmement élégantes, du moins quelque chose dans leur assemblage, prouvaient aux regards scrutateurs qu’elle avait vécu, qu’elle avait son âge.
Ainsi écrivait mon père dans son carnet secret que j’ai lu plus tard, après. Si ça n’avait pas de queue, ça avait quand même une tête, et pas n’importe laquelle.

La raison aurait dû m’inciter à fuir, à la fuir. D’ailleurs, je n’aurais jamais dû la rencontrer.

J’étais donc arrivé à ce moment si particulier où l’on peut encore choisir, ce moment où l’on peut choisir l’avenir de ses sentiments. Je me trouvais désormais au sommet du toboggan, je pouvais toujours décider de redescendre l’échelle, de m’en aller, fuir loin d’elle, prétextant un impératif aussi fallacieux qu’important. Ou bien je pouvais me laisser porte, enjamber la rampe et me laisser glisser avec cette douce impression de ne plus pouvoir rien décider, de ne plus pouvoir rien arrêter, confier son destin à un chemin que vous n’avez pas dessiné, et pour finir, m’engloutir dans un bac aux sables mouvants, dorés et ouatés. Je voyais bien qu’elle n’avait pas toute sa tête, que ses yeux verts délirants cachaient des failles secrètes, que ses joues enfantines, légèrement rebondies, dissimulaient un passé d’adolescente meurtrie, que cette belle jeune femme, apparemment drôle et épanouie, devait avoir vu sa vie passée bousculée et tabassée. Je m’étais dit bêtement que ma vie professionnelle était couronnée de succès, que j’étais presque riche, que j’étais plutôt beau mâle et que je pouvais aisément trouver une épouse normale, avoir une vie rangée, tous les soirs prendre un apéritif avant le dîner et à minuit me coucher. Je m’étais dit que j’étais moi aussi légèrement frappé de folie et que je ne pouvais décemment pas m’amouracher d’une femme qui l’était totalement, que notre union s’apparenterait à celle d’un unijambiste avec une femme tronc, que cette relation ne pouvait que claudiquer, avancer à tâtons dans d’improbables directions. J’étais en train de flancher lâchement, j’avais eu peur devant ce futur brouillon, ce perpétuel tourbillon qu’elle se proposait de solder comme dans une réclame, en se dandinant avec flamme. Et puis, sur les notes d’un morceau de jazz, me passant autour du cou son étole de gaze, elle m’avait attiré vers elle, violemment, d’un coup, nous nous étions retrouvés joue contre joue. J’avais réalisé que je me posais encore des questions à propos d’un problème qui était déjà tranché, je glissais vers cette belle brune, j’étais déjà sur la rampe, je m’étais lancé dans la brume, sans même m’en rendre compte, sans avertissement, ni trompe…

Son comportement extravagant avait rempli toute ma vie, il était venu se nicher dans chaque recoin, il occupait tout le cadran de l’horloge, y dévorant chaque instant. Cette folie, je l’avais accueillie les bras ouverts, puis je les avais refermés pour la serrer fort et m’en imprégner, mais je craignais qu’une telle folie douce ne soit pas éternelle. Pour elle, le réel n’existait pas.  J’avais rencontré une Don Quichotte en jupe et en bottes, qui, chaque matin, les yeux à peine ouverts et encore gonflés, sautait sur son canasson, frénétiquement lui tapait les flancs, pour partir au galop à l’assaut de ses lointains moulins quotidiens. Elle avait réussi à donner un sens à ma vie en la transformant en un bordel perpétuel. Sa trajectoire était claire, elle avait mille directions, des millions d’horizons, mon rôle consistait à faire suivre l’intendance en cadence, à lui donner les moyens de vivre ses démences et de ne se préoccuper de rien.

J’étais conscient que sa folie pouvait un jour dérailler, ce n’était pas certain mais, avec un enfant, mon devoir était de m’y préparer, il ne s’agissait plus désormais de mon seul destin, un bambin y serait mêlé, le compte à rebours était peut-être lancé. Et c’est sur ce « peut-être » que tous les jours nous dansions et faisions la fête.

Elle avait de drôles de fous rires malheureux.

Maman était installée au deuxième étage de la clinique, celui des déménagés du ciboulot. Pour la plupart le déménagement était en cours, leur esprit partait petit à petit, alors ils attendaient calmement la fin du nettoyage, en mangeant des médicaments. Dans le couloir, il y avait beaucoup de gens qui semblaient pleine et normaux à l’extérieur, mais qui en fait étaient presque vides à l’intérieur. Le deuxième étage était une salle d’attente géante pour accéder au troisième étage, celui des décapités mentaux. À cet étage-là, les patients étaient beaucoup plus marrants. Pour eux le déménagement était terminé, les médicaments avaient tout enlevé, il ne restait que de la folie et du vent.

Ce que j’avais tant redouté était arrivé, ce à quoi je n’avais jamais vraiment voulu croire nous était tombé dessus, accompagné de flammes et de fumée noire, qu’elle avait volontairement propagées dans notre appartement pour brûler son désespoir. Ce compte à rebours, qu’au fil des jours heureux, j’avais oublié de surveiller, venait de se mettre à sonner comme un réveil malheureux et détraqué, comme une alarme qui fait saigner les tympans avec son incessant vacarme, un bruit barbare qui nous dit qu’il faut fuir maintenant, que la fête vient de se finir brutalement.

Je ne regrettais rien, je ne pouvais pas regretter cette douce marginalité, ces pieds de nez perpétuels à la réalité, ces bras d’honneur aux conventions, aux horloges, aux saisons, ces langues tirées aux qu’en-dira-t-on. Désormais nous n’avions pas d’autre choix que de foutre un coup de pied au cul de la raison, et pour cela nous allions rajouter un avenant au contrat. Après des années de fêtes, de voyages, d’excentricités et d’extravagante gaîté, je me voyais mal expliquer à mon fils que tout était terminé, que désormais, nous irions tous les jours contempler sa mère délirer dans une chambre d’hôpital, que sa Maman était une malade mentale et qu’il fallait attendre sagement de la voir sombrer. Je lui avait menti pour pouvoir continuer la partie.

Un grand merci aux Éditions Finitude pour m’avoir offert l’opportunité de découvrir ce livre en avant-première.

18 réflexions sur “En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut

    • :D Merci Acoun pour ta visite, ton commentaire qui me fait rougir et ton abonnement qui, je l’espère te permettra d’ajouter quelques bonnes lectures à ta PAL, déjà manifestement bien remplie. Tu es ici libre de commenter, en accord ou en désaccord du moment que c’est courtoisement – je sais déjà que te concernant, nul n’est besoin de le préciser – ou, évidemment, de ne rien dire, même si tu as compris que l’envie d’échange fait partie du délire. Bref, soit le bienvenu et au plaisir de nos tribulations livresques. Amitiés littéraires.

      J'aime

  1. Pingback: Rien que des mots d’Adeline Fleury | Adepte du livre

  2. Pingback: Rien que des mots d’Adeline Fleury | Adepte du livre

  3. Pingback: La septième fonction du langage de Laurent Binet | Adepte du livre

    • Avec un retard considérable, je découvre ton commentaire. Entre déménagement et problèmes de santé qui m’ont contrainte à suspendre le blog pendant quelques mois, ton message, posté en pleine tourmente, est passé à la trappe. Je m’en excuse. As-tu eu l’occasion de lire En attendant Bojangles depuis ?

      J'aime

  4. Pour ma part je n’ai pas aimé ce livre dans lequel je n’ai réussi à rentrer ou alors très épisodiquement. Les dialogues du début sonnent faux, je trouve l’ensemble comme surjoué avec des coups de mou dans le style. Je n’ai pas été ému et je n’ai pas rit, juste sourit par moment…. Dans le genre famille déjantée dansant au dessus du volcan je préfère les livres d’Alexandre et Pascal Jardin « le nain jaune » et « le zubial ».

    Aimé par 1 personne

    • Avec un retard considérable, je découvre ton commentaire. Entre déménagement et problèmes de santé qui m’ont contrainte à suspendre le blog pendant quelques mois, ton message, posté en pleine tourmente, est passé à la trappe. Je m’en excuse. Rares sont les avis négatifs sur ce roman mais aucun livre ne fera jamais l’unanimité. La concision que lui reprochent ses admirateurs a donc été pour toi une aubaine !

      J'aime

  5. Pingback: Julie’s way de Pierre Chazal | Adepte du livre

  6. Pingback: Tout plutôt qu’être moi de Ned Vizzini | Adepte du livre

  7. Pingback: Le parfum de l’hellébore de Cathy Bonidan | Adepte du livre

Merci de partager vos avis, remarques, etc. Je vous répondrai toujours et avec plaisir !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s