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l'ombre du passéL’exploration de la rentrée littéraire d’hiver continue dans ce cinquième volet (#1#2, #3 & #4). Programmée du 30 décembre 2015 à fin février 2016, elle rassemble sous sa coupe pas moins de 476 romans, soit 308 romans côté littérature française ou francophone et 168 romans côté littérature étrangère, dont 73 premiers romans.

Mon reader’s digest personnel de cette rentrée littéraire de janvier, exclusivement consacré aux premiers romans français et aux premiers romans étrangers, sera un peu plus large que les 73 nouveaux auteurs annoncés officiellement puisque selon le principe de ces lieux privilégiant l’ouverture des frontières et des genres littéraires, lumière sera faite sur quelques primo-romanciers des catégories thrillerscience fiction, érotique ou encore new adult

Loin de toute sélection formatée se contentant trop souvent de paraphraser au mieux recopier au pire les communiqués de presse et présentant les mêmes sempiternels écrivains, cet inventaire entièrement constitué de jamais lu est le gage d’un inattendu perpétuel, promesse de délicieuses surprises. Serez-vous le pionnier de ces nouvelles contrées littéraires ? Pourrez-vous vous targuer, quand l’une (ou plusieurs, c’est tout le mal qu’on leur souhaite) de ces nouvelles plumes sera devenue un nom célèbre à l’origine de nombreux best-sellers, d’avoir été de celles et ceux qui l’ont lue avant tout le monde et ont participé aux prémisses de ce succès alors incertain ? Pour éventuellement devenir le précurseur littéraire des dîners mondains de demain, plongez dès aujourd’hui dans la cinquième partie de mon propre festival du premier roman ! La nouvelle vague de la littérature s’y cache peut-être déjà…

Aux Éditions Lattès :

  • Ahlam de Marc Trévidic, à paraître le 6 janvier :  Lorsqu’en 2000 Paul, célèbre peintre français, débarque aux Kerkennah en Tunisie, l’archipel est un petit paradis pour qui cherche paix et beauté. L’artiste s’installe dans « la maison de la mer », noue une forte amitié avec la famille de Farhat le pêcheur, et particulièrement avec Issam et Ahlam, ses enfants incroyablement doués pour la musique et la peinture. Peut-être pourront-ils, à eux trois, réaliser le rêve de Paul : une œuvre unique et totale où s’enlaceraient tous les arts. Mais dix ans passent et le tumulte du monde arrive jusqu’à l’île. Ben Ali est chassé. L’islamisme gagne du terrain. L’affrontement entre la beauté de l’art et le fanatisme religieux peut commencer.
  • Le même ciel de Ludivine Ribeiro, à paraître le 3 février : Six personnages au cœur du même été torride. Lupo et son drôle de chien. Line l’adolescente émotive. Tom le petit garçon plein de questions. Et Nils et Tessa, les amoureux fêtards. Quand une jeune femme disparaît, les secrets enfouis refont surface.
  • L’ombre du passé de Tom Vowler (Angleterre), à paraître le 13 janvier : Anna et sa famille, qui ont toujours été proches de la nature, vivent dans une ancienne ferme isolée du Devon, au cœur de la lande et de sa beauté envoûtante. Cependant, quand un détenu s’échappe de la prison de Dartmoor, à quelques kilomètres de là, cet endroit reculé qui était symbole de liberté ressemble de plus en plus à un enfermement. Le comportement d’Anna, qui s’inquiète pour ses enfants, devient de plus en plus incompréhensible. Pourquoi est-elle si distante avec Robert, son gentil mari, et pourquoi soupçonne-t-elle quelque chose de mauvais chez son fils ? Tous les adolescents ne traversent-ils pas une mauvaise passe ? Pendant ce temps, une jeune prof idéaliste vient de prendre son premier poste dans un lycée, bien décidée à « faire la différence ». Mais quand elle est agressée par l’un de ses étudiants, sa version des faits est mise en doute même par ses proches. Il lui faut alors se battre pour dépasser les terribles conséquences de cette agression et commencer une nouvelle vie.

Aux Éditions Terra Nova :

  • Les anges barbares de Jean-Marc Durand, à paraître le 6 janvier : Lyon, hiver 1951. Le corps d’une femme, la vingtaine, est retrouvée la gorge tranchée dans le hangar d’une usine. Identité inconnue, pas de mobile apparent. Le commissaire Jean Delmas est chargé de l’enquête. Rapidement, il découvre l’identité de la victime : c’est Martha Lidac, la seule de sa famille à être revenue des camps de la mort. La seule héritière d’une riche lignée d’industriels dont tous les biens ont été spoliés. Qui est l’étrange famille où Martha a trouvé refuge à son retour de captivité, et qui semble dissimuler bien des secrets ? Pourquoi cet homme entrevu un jour a-t-il suscité une telle terreur chez Martha ? Les événements replongent Delmas dans la terrible période de l’Occupation. Profiteurs, délateurs et victimes : six ans après la guerre, presque tout le monde veut oublier cette sombre histoire française. Presque… Première enquête du commissaire Delmas : un roman policier littéraire magistral.
  • L’Anatomiste de Marilyne Fortin, à paraître le 6 janvier : Né dans une famille miséreuse, Blaise est vendu par son père alors qu’il n’est encore qu’un enfant. Dans l’atelier d’un peintre, il perfectionne son art du dessin et rêve de devenir un grand artiste. Mais en 1539, la Renaissance a beau étendre ses lumières sur la France, elle éclaire difficilement ceux qui, comme lui, sont issus de la fange des ruelles. Les hasards de la vie font qu’il est contraint à travailler pour Gaspar de Vallon. Ce chirurgien méprisant et ambitieux demande à Blaise d’illustrer son traité anatomique. Il lui impose toujours plus de séances de dissections de cadavres et le précipite dans une quête effrénée et illégale pour dénicher des corps dans les cimetières de Paris. Une rencontre vient toutefois transfigurer ce parcours : celle de Marie-Ursule, une prostituée énigmatique. Captivé par la beauté de la jeune femme, Blaise sent renaître son âme d’artiste et sa volonté de déjouer le mauvais sort qui semble s’acharner… « Magnifiquement documenté, solidement construit et animé de personnages attachants : un roman historique modèle. » – L’Actualité

Aux Éditions Les Escales :

  • Ne pars pas sans moi de Gilly Macmillan (Angleterre), à paraître le 25 février : Une joyeuse sortie en forêt. Le désir d’une mère de rendre son enfant indépendant en le laissant marcher quelques mètres devant elle. C’est ainsi que Rachel décrit le moment où Ben, son fils de huit ans, a disparu. Les médias relaient cette version, comme l’image de Rachel éplorée et prête à tout pour retrouver son fils. Alors qu’une chasse à l’homme est lancée pour retrouver Ben, elle doit faire face au chagrin, à la peur, mais aussi à la suspicion qui entoure son histoire : Rachel est-elle une bonne mère ? N’est-elle pas fautive, elle qui a laissé son fils marcher seul dans la forêt ? Bientôt, le soupçon se transforme en violence : Rachel est soumise à la vindicte populaire et à l’acharnement aveugle des réseaux sociaux. Sur la toile, les blogueurs se déchaînent et, sur les murs de sa maison, les tags l’accusent sans merci. Dans l’attente de nouvelles, rongée par le doute, assaillie par ceux qui la croient coupable et alors que ces dernières certitudes s’écroulent, elle ne sait plus quoi faire. Attendre patiemment que les forces de l’ordre lui ramènent son fils ou suivre son instinct et mener elle-même son enquête ?

Aux Éditions Cambourakis :

  • Pense à respirer de Janice Galloway (Écosse), à paraître le 6 janvier : Joy Stone, une jeune femme de 27 ans, enseigne le théâtre dans un lycée de la banlieue de Glasgow. Elle perd pied lorsque son amant, un homme marié, se noie dans une piscine pendant leurs vacances en Espagne. Elle délaisse alors son travail ainsi que sa santé et se retrouve en hôpital psychiatrique où, gavée de médicaments, elle tente pourtant de retrouver goût à la vie…

Aux Éditions Arléa :

  • Un seul souvenir : voyage dans les Balkans d’Olivier Schefer, à paraître le 4 février : Rien n’est simple dans une rencontre amoureuse, encore moins lorsqu’elle a lieu dans les Balkans dont, comme le narrateur, nous ignorons tout ou presque. Pour des recherches iconographiques, un historien de l’art parcourt la Bulgarie, la Serbie et la Macédoine, et nous fait découvrir la géographie de l’Orient, les splendeurs byzantines, les strates historiques si complexes de ces pays malmenés par les guerres, les réminiscences (et les clichés !) littéraires de Théophile Gautier à Lamartine, la modernité d’Orhan Pamuk, les nuits d’orage sur le Mont Athos. Il suffit de savoir regarder, de déchiffrer les images pour que, dans le mystère des rencontres, surgisse l’éblouissement.

Aux Éditions de La Différence :

  • Le carré des Allemands : journal d’un autre de Jacques Richard (Belgique), à paraître le 4 février : C’est un portrait double que dresse en cinq brefs carnets celui qui dit « je » dans cet étrange et envoûtant roman. Le fils parle de son père : « Qu’a-t-il fait à la guerre, Papa ? – Il s’est engagé à dix-sept ans. Il ne faut pas parler de ça. » Et à travers le père, le fils parle aussi de lui : « Tous les moi que je suis, enchâssés l’un dans l’autre depuis le tout premier. » Au fil de phrases courtes saisies entre des silences, s’écrit l’histoire d’un homme, ni pire ni meilleur que tant d’autres, happé par l’Histoire, entraîné à tuer sans même savoir s’il a vraiment choisi. Ce Journal d’un autre pourrait bien être le « Journal de tous les autres » et ce n’est pas la moindre prouesse de ce livre dense et poignant.

Aux Éditions Hugo & Cie :

  • Comme un livre ouvert de Liz Kessler (Angleterre), à paraître le 4 février : Ashleigh Walker est amoureuse. Au sens le plus intense et bouleversant du terme. Un amour inconditionnel qui la consume. De quoi oublier de s’inquiéter pour ses mauvais résultats scolaires. De quoi lui faire oublier le mariage de ses parents qui s’effondre. Il y a juste une chose qui la perturbe… Pourquoi n’est-ce pas Dylan, son petit ami qui la met dans cet état, mais plutôt Mademoiselle Murray, sa prof d’anglais ?…

10 réflexions sur “Rentrée littéraire d’hiver 2016 côté premier roman #5

    • Merci elea et bonne année à toi. Je dois dire que je suis débordée. Je n’ai pas fini la RL de septembre tout en étant en pleine course de celle d’hiver. Le rythme est frénétique, je redoute la panne sèche… Mais je croise le doigts, pour l’instant je m’éclate.

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        • Je comprends. Ça tient sans doute au fait qu’en incapacité physique de travailler depuis plus 4 ans, j’ai quelque chose à quoi me consacrer… et tout mon temps pour le faire. Ce qui n’est pas évident quand on travaille 5 jours sur 7. Cela étant, je n’ai pas de délais imposés et je ne lis que ce qui me tente ; pas folle la guêpe !

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          • Je trouve très bien que tu aies ce challenge et je suis admirative. Moi je n’arrive plus à lire toute une journée, je n’ai plus la concentration et très vite mon esprit vagabonde. Et tu as raison de lire seulement ce qui te tente ;-)

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