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LaSolutionEsquimauAWVoilà le troisième volet (#1 et #2) consacré aux primo-romanciers de la rentrée littéraire d’hiver qui s’étalera du 30 décembre 2015 à fin février 2016. L’annonce officielle des 476 romans, divisés en 308 romans côté littérature française ou francophone, 168 romans côté littérature étrangère et, recoupant les deux catégories précédentes, 73 premiers romans, circule depuis quelques temps déjà.

Mon tour d’horizon de cette rentrée littéraire de janvier, exclusivement consacré aux premiers romans français et aux premiers romans étrangers, sera un peu plus large que le chiffres officiel de 73 puisque selon mon inventaire personnel privilégiant l’ouverture des frontières et des genres littéraires seront présentés quelques titres dans les catégories thrillerscience fiction, érotique ou encore new adult

Un premier roman, c’est s’offrir du jamais lu, de l’inattendu. Avoir l’audace d’explorer ces contrées littéraires inconnues, c’est s’exposer à une potentielle bonne surprise. N’hésitez pas à soutenir ces nouvelles plumes, promesses de renouveau littéraire, ces nouveaux auteurs éventuels best-sellers de demain. Read-y ? Let’s go pour le troisième opus de mon propre festival du premier roman !

Aux Éditions Le Passage :

  • Boucle d’or d’Aurélien Rousseau, à paraître le 7 janvier : Un train quitte la gare d’Austerlitz pour le pays Basque. Quand les wagons s’ébranlent, un des passagers ne peut s’empêcher de tourner la tête vers la forme sombre de l’hôpital qui surplombe les voies et qui fut son monde pendant plusieurs mois. Une vérité s’impose à lui : il lui faudra replonger dans cet univers et oser enfin affronter la part de lui-même qu’il a découverte là-bas. Boucle d’or est l’histoire de cette lutte, avec et contre son propre corps, qu’il faut mener lorsque la maladie nous conduit au plus près de la mort et qu’elle charrie avec elle ses démons, ses hallucinations, parfois sous la figure douce et rassurante des héros des contes de notre enfance. Dans un récit sensible et plein d’humanité nourri d’une expérience intime, Aurélien Rousseau nous fait partager l’aventure poignante de la résistance finalement victorieuse d’un homme contre la maladie. Boucle d’or est aussi une interrogation sur la capacité à se délester, à faire enfin de son enfance son passé, à apprendre à aimer et à être libre.

Aux Éditions Christian Bourgois :

  • Une très belle jeune femme de Julián López (Argentine), à paraître le 11 février : Dans le Buenos Aires des années 1970, un jeune garçon vit seul avec sa mère, à qui il voue un amour inconditionnel. Mais il ignore tout d’elle, et elle s’applique à entretenir son mystère, en répondant systématiquement aux questions de son fils par d’autres questions, en l’abandonnant certains soirs à l’improviste, en refusant d’ouvrir les volets de l’appartement, etc.
  • La fille aux papiers d’agrumes de Hanns Zischler (Allemagne), à paraître le 11 février : À la fin des années 1950, dans une Allemagne divisée, Elsa et son père ont quitté Dresde pour s’installer en Bavière, dans une petite ville perdue dans les montagnes. La jeune fille appréhende avec difficulté son nouvel environnement, mais un professeur bienveillant, une nouvelle élève, un colporteur manchot et sa passion pour les papiers d’agrumes vont l’aider à s’intégrer.

Aux Éditions Zulma :

  • J’ai toujours ton cœur avec moi de Soffía Bjarnadóttir (Islande), à paraître le 7 janvier : Phénix excentrique tant de fois ressurgi de ses cendres, Siggý n’est plus. Elle qui n’a jamais été là pour personne a légué à sa fille Hildur son mal étrange et une petite maison jaune sur l’île de Flatey. Une lettre de sa mère pour seul viatique, Hildur s’embarque vers ce point minuscule perdu dans l’océan. Avec pour ange tutélaire l’homme aux yeux vairons. Et une foule de souvenirs sans pareils – les extravagances de Siggý et de son voisin Kafka, les mantras de grand-mère Láretta contre les idées noires, l’appel des phoques sacrés ou les fantômes de la rue Klapparstígur… Qui tous portent la promesse d’une singulière renaissance. Comme une consolation venue d’ailleurs, J’ai toujours ton cœur avec moi est la belle chronique de ces quelques jours sans boussole – mélancolique, insolite et décalée.

Aux Éditions Sabine Wespieser :

  • De ce pas de Caroline Broué, à paraître le 7 janvier : « Envoûtée, comme enivrée, Marjorie l’était à nouveau en regardant l’homme et la femme onduler sous ses yeux. Leurs bras chantaient en canon. Leurs mains se croisaient à intervalles réguliers. Le mouvement était répété plusieurs fois, puis la musique s’emballait, et leur pas de deux se terminait par un porté de haute volée. Pour Marjorie, qui parlait la danse mieux que personne, la signification était très claire. Après une phase d’atermoiements, de faux-fuyants et de méfiance, l’homme et la femme faisaient le choix de la concorde, de l’harmonie. Ensemble, ils effaçaient le temps de l’incertitude. Ou, mieux, ils l’oubliaient. » Ancienne danseuse étoile, Marjorie a fait ses adieux à la scène au moment où elle admire ce pas de deux. Elle vit avec Paul, une petite fille est née, et elle s’interroge sur son avenir. Toute la tension dramatique de ce premier roman remarquable de concision est contenue dans la description du couple dansant : après l’éblouissement de la rencontre, le temps pour Marjorie et Paul est aux faux-fuyants. L’un et l’autre ont voulu croire qu’ils pourraient faire fi de leur passé : Marjorie de ses origines cambodgiennes ; Paul, un protestant ardéchois, des névroses familiales. Leurs deux silences, qui leur furent d’abord un refuge, s’entrelacent jusqu’à les éloigner. Par-delà l’histoire de Marjorie et de Paul, Caroline Broué, en de brèves séquences syncopées, scrute les doutes d’adultes de quarante ans aujourd’hui : ceux que la vie oblige à prendre leur destin à bras-le-corps et dont c’est le tour d’entrer en scène. De ce pas est un très beau roman sur le temps qui passe, et sur ses bienfaits.

Aux Éditions Calmann-Lévy :

  • Manhattan people de Christopher Bollen (États-Unis), à paraître le 6 janvier : Comme la plupart des New-Yorkais, Joseph Guiteau n’est pas né à Manhattan. Originaire de l’Ohio, il est venu y bâtir sa carrière d’acteur quinze années auparavant. À l’aube de ses trente-quatre ans, son visage n’est apparu que dans des spots publicitaires. Pourtant, ce constat d’échec importe peu au vu d’un secret douloureux : une malédiction familiale frappe tous les hommes du clan Guiteau à l’âge de trente-quatre ans… Face à ce compte à rebours anxiogène, autour de Joseph, tout semble soudain malicieux. Sa nouvelle compagne grecque lui impose de l’épouser pour obtenir une green card ; son meilleur ami William, comédien raté et destructeur, le soupçonne de décrocher des rôles derrière son dos ; et une veuve fortunée traque Joseph pour qu’il incarne le rôle de son mari assassiné. Entre malaise et ambition, mortalité et exode, un tourbillon étourdissant émane des nombreux New-Yorkais d’adoption croisés dans ce premier roman. Manhattan y incarne le théâtre de toutes les désillusions face au grand rêve américain. Une fresque des temps modernes dévoilant l’élan de survie nécessaire aux Manhattan People d’aujourd’hui.

Aux Éditions Nouvelles Plumes :

  • Un chant au crépuscule de Michèle Rousset, à paraître le 7 janvier : En 1849, le jeune Thomas débarque aux États-Unis pour faire fortune, persuadé que cela lui permettra d’amadouer le père de Laure, la jeune fille dont il est amoureux. Après six mois en Californie, il possède suffisamment d’argent pour rentrer en France. Mais une lettre le contraint à bouleverser ses plans : Laure en a épousé un autre. Dépouillé de son argent après une mauvaise rencontre, Thomas accepte de suivre Jean, un autre Français, dans le territoire des Grandes Plaines. Devenu trappeur, il fait la rencontre d’une tribu de Sioux Lakota. Fasciné par leur relation à la nature, il fait siennes leurs valeurs et s’intègre à la tribu. Cette vie d’aventures n’exclut pas l’amour, mais les dangers sont nombreux dans les contrées hostiles de l’Ouest américain…
  • Le dernier brûleur d’étoiles de Sophie Val-Piguel, à paraître le 4 février : À la suite d’un étrange cauchemar, la vie de Gwenvael bascule. Contraint de fuir l’orphelinat où il vit depuis toujours, le jeune homme tente de donner un sens aux mystérieuses paroles prononcées par le directeur de l’institut juste avant son départ : « Trouve Calypso ». Lorsqu’il est attaqué par une horde d’hommes des bois et capturé par un redoutable guerrier, Gwenvael comprend qu’il a franchi les portes d’un autre monde. Et s’il n’avait pas toujours vécu à l’orphelinat ? S’il était Celui qu’ils attendaient tous ? Prix de l’Imaginaire France Loisirs 2015. Heroic fantasy young adult.

Aux Éditions Zellige :

  • La sultane du Caire : l’unique femme à avoir régné sur une nation musulmane de Dima Droubi (Syrie), à paraître le 11 février : Égypte, XIIIe siècle. Les mamelouks, sortis victorieux de la 7e croisade, renversent le sultan arabe descendant de Saladin et installent sa femme, Chajarat ed-Or. Choisie en raison de sa bravoure lors des combats, elle se révèle une souveraine exemplaire, avant d’être renversée par sa rivale Oum Ali et le vice-sultan Koutouz. Ce roman largement inspiré de faits historiques retrace le parcours hors du commun de cette Sultane.

Aux Éditions Actes sud :

  • Personne ne disparaît de Catherine Lacey, à paraître le 3 février : Du jour au lendemain, Elyria quitte tout. Direction la Nouvelle-Zélande, et la chambre d’amis vaguement offerte par un vieux poète reclus, rencontré lors d’une soirée littéraire à New York. Course poursuite intime sur fond de bout du monde, le récit de cette fugue mal barrée est celui de la douloureuse déception d’être soi et d’une tentative méfiante de renouer avec la vie, le monde, les autres. Ce premier roman diablement séduisant, porté par une voix d’une originalité radicale, est un précipité d’inespoir et d’inadaptation aussi déchirant que – divine surprise – drôle.

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