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demain j'arrêtePrésentation de l’éditeur : Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu’elle n’a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier… Mais tout cela n’est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu’elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu’à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons-nous fait le truc le plus idiot de notre vie ? Avec cette première comédie, Gilles Legardinier, déjà remarqué pour ses deux thrillers L’exil des Anges et Nous étions les hommes, révèle une nouvelle facette d’une imagination qui n’a pas fini de surprendre. Drôle, percutant, terriblement touchant, son nouveau roman confirme ce que tous ceux qui ont lu un de ses livres savent déjà : Gilles a le don de raconter des histoires originales qui nous entraînent ailleurs tout en faisant résonner notre nature la plus intime. Voici un livre qui fait du bien !

Éditions Fleuve Noir – 351 pages

Depuis le 10 novembre 2011 en librairie.

Archive du blog Gwordia

Ma note : 3,75 / 5

Broché : 19,20 euros

Poche : 7,60 euros

Ebook : 14,99 euros

Grands caractères : 22 euros

Livre audio : 20,90 euros

Pléthore de critiques sur les blogs et autres sites de ventes en ligne ; la plupart enthousiastes voire dithyrambiques. Une chose est sûre, Gilles Legardinier et sa première comédie Demain j’arrête ! ne manquent pas de visibilité. Un état de fait à double tranchant qui peut provoquer une adhésion confiante instantanée ou au contraire, un rejet immédiat. Parce qu’il n’est pas rare que les excès laudatifs de l’engouement massif n’aient pour seul résultat que la déception. Trop d’éloges tue le mérite.

Les laborieuses quelque cinquante premières pages sont d’ailleurs peu convaincantes, non pas qu’elles fussent mal écrites mais du fait d’une héroïne agaçante. Trop gaffeuse et obsessionnelle – limite flippante – pour être crédible. Mais l’écriture vivante, punchy, retient et finit par emporter. Passé le cap de l’introduction, l’on plonge dans une histoire emplie d’émotions et d’humour dont on veut absolument connaître le dénouement.

Les personnages sont la grande force de cette comédie : loin d’être lisses, parfois tout de même à la limite de la caricature, ils sont loufoques et pleins de défauts. Ultra contemporains, ils donnent beaucoup de couleur à l’ensemble et sont très attachants.

L’intrigue quant à elle est certes assez légère mais parsemée de réflexions véritables mantras anti-morosité, elle gagne en profondeur, sans toutefois être prise de tête ou moralisatrice. Gilles Legardinier envisage son écriture comme un moyen de faire du bien et il y parvient haut la main.

Il est étonnant de voir comme cet auteur multifacette, dont quatre des romans sont en cours d’adaptation cinématographique, passe sans complexe et manifestement beaucoup de mérite du polar au roman jeunesse en passant, comme ici, par la chick lit. Peu commun a priori de plonger dans un roman aux accents sentimentaux écrit à la première personne quand l’héroïne est une jeune femme et l’auteur un homme… Mais aussi incroyable que cela puisse paraître, il semblerait que le phénomène ne soit par rare ! La différence majeure réside apparemment dans une écriture moins romancée et un incontestable recul d’avec l’idéal féminin ; de fameux atouts pour gagner en crédibilité.

Demain j’arrête ! n’est en conclusion pas de ces romans impérissables qui entreront dans la légende littéraire mais c’est assurément un petit bonheur dont il serait dommage de se priver. Qui est assez fou pour prétendre se passer sciemment d’un agréable moment ? Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé puisque ce feel good book doublé d’un page turner s’est rapidement érigé au rang de best-seller. Et Gilles Legardinier, après cette entrée réussie en comédie, de décliner sa formule à l’incontournable lolcat cover lui valant un succès phénoménal tant en France qu’à l’étranger : Complètement cramé ! (2012), Et soudain tout change (2013) et Ça peut pas rater ! (2014), Quelqu’un pour qui trembler (2015).

Extraits :

Je me suis mise à songer à tout ce que j’avais traversé ces derniers mois. Je me sentais suffisamment bien pour y penser avec recul, comme s’il s’agissait de l’histoire d’une autre que je pouvais étudier avec détachement. Pas question de laisser surgir les vraies questions. Celles-là, je n’en viens jamais à bout. Trop nombreuses, trop vraies. Je cherchais simplement une vue d’ensemble, neutre, évaluée froidement, histoire de croire un instant que j’étais en sécurité, dominant en toute impunité le champ de bataille.

Je crois qu’au fond elle n’est pas méchante ; d’ailleurs, je l’aime bien. Mais quand on voit une jeune femme magnifique changer de mec comme elle veut et en plus réussir sa carrière, on est bien contente de pouvoir se dire qu’elle est gourde parce qu’on est un peu jalouse.

En fait, je ne suis pas certaine que les femmes soient foncièrement plus élégantes que les hommes. Le vrai problème, c’est qu’elles sont plus limitées lorsqu’il s’agit de faire pipi partout.

N’oubliez jamais cette vérité absolue : ce qu’il y a de pire dans ce monde, ce ne sont pas les épreuves, ce sont les injustices.

Je déteste le café. Je n’aime pas l’odeur et c’est un désastre écologique. Je ne comprends pas comment ce jus a pu devenir un code social aussi universel. Comme quoi on peut faire accepter n’importe quoi aux gens si on insiste longtemps.

Il y a quelque chose de rassurant à grandir près de ses copains d’enfance. On garde le lien avec le passé, on continue ensemble. Peu importe ce que l’on dit ou ce que l’on fait, on est toujours là.

Ce fut le premier enterrement auquel j’ai assisté. Je n’oublierai jamais. Tous ces gens en noir devant le cercueil. Les larmes, cet insupportable sentiment d’impuissance, la découverte de l’infranchissable frontière entre l’avant et l’après.

Nous les filles, quand on pense à quelqu’un, on y pense tout le temps. Il occupe chaque recoin de notre esprit à chaque seconde. Vous vous démenez pour tenter de vous changer les idées et le moindre petit détail vous y ramène. Prisonnière d’une obsession.

Toutes ces relations, toutes ces histoires ne m’ont rien appris. Elles m’ont juste coûté mes illusions et l’innocence avec laquelle on se lance toutes.

C’est peut-être une maladie à mon âge, mais je suis sensible aux choses que je fais pour la dernière fois.

Je ne sais pas pour vous mais, au début de ma vie, il n’y avait que deux sortes de personnes dans mon univers : celles que j’adorais et celles que je détestais. Mes meilleurs amis et mes pires ennemis. Ceux pour qui je suis prête à tout donner et ceux qui peuvent aller crever. Ensuite, on grandit. Entre le noir et le blanc, on découvre le gris. On rencontre ceux qui ne sont pas vraiment des amis mais que l’on aime quand même un peu et ceux que l’on prend pour des proches et qui n’arrêtent pas de vous planter des couteaux dans le dos. Je ne crois pas que la découverte de la nuance soit un renoncement ou un manque d’intégrité. C’est juste une autre façon de voir la vie.

Il faut tout espérer, au risque d’être déçu. Il faut tout éprouver au risque d’être blessé, tout donner au risque d’être volé. Ce qui vaut la peine d’être vécu vous met forcément en danger.

Chaque génération a ses codes, ses mots, son jargon. Suivant notre âge, on a flashé, vibré, fantasmé, kiffé, ou je ne sais quoi encore sur les mecs. Pourtant, quelles que soient les époques, certains mots n’ont jamais changé, certains termes ne subissent pas l’influence des modes. Adorer, espérer, souffrir, attendre et pleurer. Personne, pas même ces jeunes filles insouciantes, n’ose jouer avec la vérité profonde de notre destin.

Un grand merci aux Éditions Fleuve Noir & Pocket pour m’avoir offert l’opportunité de découvrir ce livre.

Merci de partager vos avis, remarques, etc. Je vous répondrai toujours et avec plaisir !

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