Home

elle & luiPrésentation de l’éditeurUn site de rencontres les a réunis. Ils ne sont pas devenus amants, mais amis. Et ils comptent bien en rester là… Elle est actrice. Lui écrivain. Elle s’appelle Mia. Lui Paul. Elle est anglaise. Lui américain. Elle se cache à Montmartre. Lui vit dans le Marais. Elle a beaucoup de succès. Lui pas vraiment. Elle est même une star. Mais lui ne le sait pas. Elle se sent seule. Lui aussi. Il la fait rire. Elle enchaîne les maladresses. Elle ne doit pas tomber amoureuse. Lui non plus. Dans ce roman, ou l’on retrouve les personnages de Et si c’était vrai…, Marc Levy nous entraîne dans une histoire d’amour irrésistible et totalement imprévisible. Elle & lui marque le grand retour de Marc Levy à la comédie.

Éditions Robert LaffontVersilio – 385 pages

Depuis le 5 février 2015 en librairie.

Ma note : 4 / 5

Broché : 21,50 euros

Poche (à paraîre le 7/1/16) : 7,30 euros

Ebook : 14,99 euros

Livre audio : 22,90 euros

J’ai lu le dernier Marc Levy. N’en déplaise à la bien-pensance. La pseudo-intelligentsia peut bien relever les coins de son cul-de-poule, le germanopratisme ricaner et les lecteurs suffisants lever les yeux au ciel par panurgisme, pas le moindre et même le pire : le conformisme de l’ignorance. Parce que finalement, de tous ces jugements à l’emporte-pièce que l’on entend sur, excusez du peu, l’auteur français le plus lu dans le monde avec ses quelque 35 millions d’exemplaires vendus, combien émanent de personnes ayant réellement lu ne serait-ce qu’un titre de ce Français exilé d’un pays méprisant et ingrat qui se fantasme éclairé et sachant tellement mieux que quiconque ce qui est bon ou mauvais lors même qu’il met un peu plus à chaque scrutin le Front national sur un piédestal, comme l’ont démontré les dernières élections régionales ?

Alors oui, j’ai lu le dernier Marc Levy, Elle & lui. Et je l’ai dévoré.

Oui, c’est une comédie sentimentale. Oui, c’est un feel good book. Bien évidemment, le récit se clôture par une happy end. Naturellement, l’on y parle d’amour, coup de foudre ou déception sentimentale, d’amitié, fidélité ou trahison, de liberté de changer de vie, de rêves, d’espoir, de désenchantement, de rédemption, et caetera.

So what ?

Comme le dit l’auteur profitant de la parole de ses personnages afin de régler un peu ses comptes d’avec les François Busnel, Jourde & Naulleau, Grégoire Leménager, Patrick Besson et consorts qui n’ont pas hésité à faire couler une hémorragie d’encre assassine de la pointe de leurs petites mines ; pour le paraphraser donc : dans une réalité de plus en plus difficile pour tout un chacun, pourquoi accabler les lecteurs sur leur temps d’évasion serait-il plus gratifiant ? Pour quelles raisons apporter bien-être, joie et matière à la rêverie serait-il méprisable ? Au nom de quelle logique le sordide devrait être glorifié et la fraîcheur, la bonté, la grâce, la beauté devraient être vilipendées ? Vil Levy qui ose, à défaut d’y mettre fin, offrir un interlude à une culture asphyxiée par le suprémacisme idolâtre du sinistre et du cynique !

Heureusement, toute la critique, professionnelle ou non, n’est pas contaminée par la mauvaise foi ou le marasme. Et celle-ci d’affirmer que le seizième livre de Levy est son meilleur depuis son premier roman en 2000. Les fidèles éprouveront d’ailleurs le plaisir des retrouvailles d’avec Paul, Arthur et Lauren des opus Et si c’était vrai… et Vous revoir. Les béotiens n’auront quant à eux qu’un seul souci face à cette histoire parfaitement lisible indépendamment sans problème de compréhension : acheter au plus vite les premières aventures de ce trio attachant.

Elle & lui est donc, malgré un titre facile, une très belle histoire, simple mais efficace partant du phénomène moderne de l’utilisation des sites de rencontres. À la critique récurrente du manque d’intérêt face à une fin convenue, Marc Levy oppose brillamment l’adage selon lequel ce n’est pas la destination qui importe mais bel et bien le voyage. Et le cheminement plein de rebondissements qu’il offre au lecteur est parsemé de jolies scènes, de délicieuses situations ubuesques, d’émotions, de nombreux dialogues ciselés… Le tout aux côtés de personnages hauts en couleurs – les rôles secondaires étant aussi incarnés que les héros (le terme rôle s’appliquant parfaitement à l’écriture cinématographique du romancier, éprouvée par l’adaptation de trois de ses titres). En toile de fond de cette balade parisienne, la légèreté est ponctuée de thèmes plus graves tels que la solitude ou, plus profondément, le régime nord-coréen.

En racontant l’histoire de Paul Barton, son véritable double littéraire, Marc Levy brosse la fresque d’une romance réaliste. Et là est bien l’alchimie de son écriture délicate et sincère : le lecteur est touché parce que ce pourrait être sa vie idéale quoique vraisemblable. Comme il le reconnaît par la voix de Lauren, il n’est peut-être « pas Hemingway, mais [son] histoire peut apporter un peu de bonheur aux gens qui la liront ». Tout est dit. Levy est un auteur contemporain populaire dans l’acception d’une intelligence qui, sans prétention, ne méprise pas l’autre.

Une fois encore, son nouveau roman attendu n’a pas déçu et s’est rapidement érigé au rang de best-sellerLast but not least, les Éditions Robert Laffont et Versilio ont choisi pour les fêtes de fin d’année de sortir une édition spéciale Noël 2015 pour en faire un cadeau élégant avec sa glitter cover.

Pourquoi bouder son plaisir ? C’est de la guimauve ? Mais qui n’aime pas la guimauve ? Bon appétit !

Vous aimerez sûrement :

La Vénus aux kakis d’Anna Druesne, Les fruits de l’arrière-saison d’Aurore Py, Les secrets de Summer street de Cathy Kelly, Les roses de Somerset de Leila Meacham, La maison d’hôtes de Debbie Macomber, Coup de foudre à Austenland de Shanon Hale, Une Île de Tracey Garvis Graves,  Demain, j’arrête ! de Gilles Legardinier, Le Châle de cachemire de Rosie Thomas,  Trois fois le loyer de Julien Capron, la trilogie de Katherine Pancol : Les yeux jaunes des crocodiles, La valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi…,  La double vie d’Irina de Lionel Shriver…

Extraits :

– J’aime mon métier, même si j’ai toujours l’impression d’être parfois un usurpateur (…).

Fallait-il confronter ses rêves à la réalité, au risque de les voir anéantis ?

– La suite, je ne l’ai pas encore écrite.

– Ça finit bien ?

– Comment voulez-vous que je le sache.

– Ah, soyons clairs, ça finit bien !

– Arrêtez avec vos « Ah », je n’ai encore rien décidé.

– Vous trouvez qu’il n’y a pas assez de drames dans la vraie vie, que les gens ne sont pas suffisamment accablés de malheurs, de mensonges, de lâchetés et de mesquineries, vous voulez en rajouter ? Perdre leur temps à leur raconter des histoires qui finissent mal ?

– Les romans se doivent de coller à une certaine réalité, au risque de paraître fleur bleue.

– Mais on leur dit merde, à ceux qui n’aiment pas les histoires heureuses, qu’ils aillent patauger dans leur sinistrose, ils nous font déjà assez suer comme ça, on ne va pas en plus leur laisser le mot de la fin.

– C’est un point de vue.

– Non, c’est une question de bon sens et de courage. À quoi cela sert de jouer, d’écrire, de peindre ou de sculpter, de prendre de tels risques si ce n’est pour apporter du bonheur aux autres ? À faire pleurer dans les chaumières, parce que c’est plus valorisant ? Vous savez ce qu’il faut pour décrocher un Oscar de nos jours ? Avoir perdu ses bras ou ses jambes, son père ou sa mère, les quatre serait encore mieux. Une bonne dose de misère, de sordide, de bassesses à vous arracher des larmes et on crie au génie, mais faire rire et rêver n’est pas considéré. J’en ai assez de l’hégémonie culturelle du marasme. Alors votre roman finira bien, un point c’est tout !

On peut tout faire avec des mots, y compris écrire de belles histoires, pourquoi est-ce si compliqué dans la vie ?

Un grand merci aux Éditions Robert Laffont & Versilio pour m’avoir offert l’opportunité de découvrir ce livre.

Merci de partager vos avis, remarques, etc. Je vous répondrai toujours et avec plaisir !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s