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les roses de somersetPrésentation de l’éditeur : Howbutker, Texas, 1916. A la mort de son père, la jeune Mary Toliver hérite de Somerset, la plantation de coton des Toliver, l’une des familles fondatrices de Howbutker. La jeune femme devra-t-elle sacrifier son amour pour Percy Warwick, magnat de l’exploitation forestière, pour faire vivre le sol de ses ancêtres ? Confrontés aux trahisons, aux secrets et aux tragédies qui les entourent, renonceront-ils à ce qui aurait pu exister, non seulement pour eux, mais aussi pour les générations futures ? Dans ce livre haletant, Leila Meacham renoue avec les codes des grandes sagas historiques pour mieux les réinventer. Écrit comme on filme une série TV, avec un suspense à couper le souffle, ce roman d’amour et de sacrifice fera vibrer les lectrices de Barbara Taylor Bradford et de Kathryn Stockett. Traduit dans vingt-cinq pays, ce roman d’amour et de sacrifice a déjà conquis les lectrices du monde entier.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Élisabeth Luc.

Éditions Charleston – 509 pages

Depuis le 18 janvier 2013 en librairie.

Archive du blog Gwordia

Ma note : 5 / 5 mention Coup de cœur

Broché : 22,50 euros

Poche : 8,10 euros

Ebook : 9,99 euros

Une habitude très surfaite consiste à systématiquement critiquer les romans à l’eau de rose en prétextant un contenu médiocre, mollasson et sans surprise pour ne pas dire convenu. Au-delà de cette pose un peu ridicule pseudo-intellectuelle, c’est vraiment méconnaître le sujet des romances en général – de qualité, s’entend – et celui du roman à l’eau de roses de Somerset en particulier !

Car Leila Meacham, avec Les Roses de Somerset, n’offre pas du sentimentalisme mièvre et insipide mais nous plonge dans une saga historique et familiale haletante aux personnages hauts en couleurs. Elle joue avec les nerfs du lecteur par le truchement de rebondissements inattendus et émeut non pas avec des facilités romanesques bas de gamme mais par le biais d’un réalisme émotionnel qui bouleverse viscéralement. Ce livre remue les tripes parce qu’au fond, il nous parle de la vie, la vraie, avec ce qu’elle comprend de secrets, de sacrifices et de sentiments, qu’ils soit familiaux, amicaux, professionnels ou amoureux.

Mary Tolliver est de ces héroïnes charismatiques auxquelles il est aisé de s’attacher, pourquoi pas de s’identifier, tant ses forces mais surtout ses failles sont crédibles. Cette figure centrale de ce roman choral, aussi admirable qu’agaçante dans certaines de ses décisions qui semblent incompréhensibles voire révoltantes, nous entraîne dans son univers fascinant, soit pas moins d’un siècle de passions et déchirements intergénérationnels, entre rêve et malédiction au cœur des plantations du sud texan.

Si l’on s’attache à la symbolique des fleurs, la réinterprétation qu’en fait l’écrivain est particulièrement appréciable. Elle s’écarte des significations classiques et réinvente un langage puissant et subtil particulièrement séduisant. Une chose est sûre, on ne regarde plus les roses de la même façon !

Bref, cette romance est un véritable page turner poignant, qui bouscule, fait vibrer et surtout réfléchir. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire une saga addictive, d’autant plus que – pour celles et ceux qui auront été séduits par cette première œuvre magistrale ! – Leila Meacham a écrit une préquelle à ce premier tome. Une « suite » que l’on espère aussi réussie. Et souhaitons que ce premier roman aussi abouti sur le fond que sur la forme touchera, comme La couleur des sentiments en son temps, l’âme éclairée d’un réalisateur afin d’en faire une somptueuse adaptation cinématographique !

Les Roses de Somerset a marqué l’inauguration en janvier 2013 de la maison d’édition Charleston. Un choix perspicace salué par la critique, un premier pas magistral d’une longue vie éditoriale qui se confirme de saison littéraire en saison littéraire.

Une saga captivante qui n’est pas sans rappeller Autant en emporte le vent.

Publishers Weekly

Une épopée sudiste digne d’un grand film.

The New Yorker

L’interview de Leila Meacham.

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Extraits :

Pourquoi la vie semblait-elle commencer alors qu’elle arrivait à son terme ?

Ne vous inquiétez pas pour moi. Je sais que je me comporte un peu bizarrement, aujourd’hui, mais c’est bon de faire ce qu’on veut, parfois.

– J’apprends à ne rien espérer de ce que je ne peux pas contrôler, rétorqua-t-elle en luttant contre ses larmes.

« Quand une femme qui n’est pas ta mère te regarde partir sous le porche, tu peux être sûr qu’elle éprouve pour toi plus que de la sympathie. »

Un homme sans rêves est un homme qui ne vit plus.

Un grand merci aux Éditions Charleston pour m’avoir offert l’opportunité de découvrir ce roman en avant-première.

4 réflexions sur “Les Roses de Somerset de Leila Meacham

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