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bons baisers de la montagnePrésentation de l’éditeur : Lasse de ses échecs professionnels et sentimentaux, « Péril Rouge », appelée ainsi pour sa chevelure flamboyante, décide d’accepter l’invitation à skier de ses cousins et part se ressourcer à la montagne. Au hasard d’une conversation, la Parisienne en mal d’aventures apprend l’existence dans les parages d’une sorte de sage qui vivrait reclus suite à un drame horrible et posséderait sur la vie des lumières extraordinaires dont il éclairerait les villageois qui viennent lui rendre visite. Incapable de résister à la tentation, Péril Rouge part à sa rencontre. L’ermite serait-il celui qui lui livrera le sens de son existence ?

Éditions Pocket – 158 pages

Depuis le 5 septembre 2013 en librairie.

Archive du blog Gwordia

Ma note : 1,5 / 5

Broché : 18,50 euros

Poche : 6,10 euros

Ebook : 12,99 euros

Grands caractères : 19 euros

S’il existe en cet espace un engouement immodérément prononcé pour les premières œuvres, il n’y a pour autant ni complaisance, ni aveuglement. Ce qui va être démontré, malheureusement pour l’auteur à laquelle il sera toutefois accordé certaines qualités…

Si l’on se réfère aux autres critiques à propos de cet ouvrage, un double constat s’impose : les médias encensent le livre, les lecteurs le descendent. Sans tomber dans la théorie complotiste à fort potentiel paranoïaque ou dans celle de la collusion commerciale, il est bien tentant de penser que Noémie de Lapparent semble bénéficier de relations à son avantage dans les milieux éditoriaux et médiatiques…

Sauf que. Loin de la jaquette de Bons baisers de la montagne, alléchante, pleine de mystère et malgré des critiques d’un côté simplistes et peu fouillées se contentant de recopier vaguement le communiqué de presse (Le Monde) et d’un autre, tout ce qu’il y a de plus exagérément mensongères et généralistes pouvant s’appliquer à n’importe quel opus chick lit (Au féminin), c’est un peu le quasi néant.

Pour rendre à César ce qui lui appartient, l’écriture de la novice incite le lecteur à aller jusqu’au bout de sa lecture – mais peut-on raisonnablement abandonner un livre de quelque 150 pages ?

Pour le reste, la non héroïne arrogante et tête à claques qu’on n’aime même pas détester tant elle est franchement horripilante est tout bonnement insupportable. Elle se fout du monde, utilise les gens et leurs affaires comme ça l’arrange, les bousille – les gens comme les affaires ! – sans ciller et, crime de lèse majesté, elle déteste les chats ! Bref, elle est toxique, nocive, littéralement tu-ante.

Et c’est sans compter sur le fait que ce personnage aussi impudent que grotesque est le prétexte à une histoire même pas loufoque mais absurde, truffée d’invraisemblances et d’une cruauté tellement gratuite que c’en est juste vilain mais nullement drôle, même pas dans le registre de l’humour grinçant.

Quand à la dimension censément spirituelle, elle est souvent évoquée mais jamais vraiment définie. S’il faut condamner de bien des façons de pauvres être innocents pour satisfaire les caprices d’une garce insolente afin d’illustrer que les actions d’une personne ont, par ricochet, des répercussions sur d’autres, la démonstration est à mon sens grossière et laborieuse.

Et enfin, last but not least, la question que se pose la protagoniste tout au long de l’histoire est certes révélée à la fin… mais elle n’a littéralement aucun sens.

Ma dent est dure, j’en suis désolée pour l’intéressée, mais je ne trouve sincèrement aucune justification à ce choix éditorial.

Vous aimerez sûrement :

No et moi de Delphine de Vigan, Les livres de Jonathan Tropper : Une dernière chose avant de partir, Le livre de Joe, Perte et fracas, C’est ici que l’on se quitte, Tout peut arriverRainbow Warriors d’Ayerdhal, Demain j’arrête ! de Gilles Legardinier, L’Agrément de Laure Mézarigue, Vacances anglaises, N’oublie pas mes petits souliers etS.O.S. de Joseph Connolly, Les livres de Douglas Kennedy : Rien ne va plus, La poursuite du bonheur…, En moins bien et Pas mieux d’Arnaud Le Guilcher, Le dernier testament de Ben Zion Avrohom et L.A. Story de James Frey, Peste de Chuck Palahniuk, Les témoins de la mariée de Didier Van Cauwelaert, D’amour et d’eau fraîche de T.C. Boyle, Dieu est un pote à moi de Cyril Massarotto, Interdit à toute femme et à toute femelle de Christophe Ono-dit-Biot, À moi pour toujours & Les revenants de Laura Kasichke…

Un grand merci aux Éditions Pocket pour m’avoir offert l’opportunité de découvrir ce livre en avant-première.

Merci de partager vos avis, remarques, etc. Je vous répondrai toujours et avec plaisir !

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