Home

là où vont nos pèresPrésentation de l’éditeur : Pourquoi tant d’hommes et de femmes sont-ils conduits à tout laisser derrière eux pour partir, seuls, vers un pays mystérieux, en endroit sans famille ni amis, où tout est inconnu et l’avenir incertain ? Cette bande dessinée silencieuse est l’histoire de tous les immigrés, tous les réfugiés, tous les exilés, et un hommage à ceux qui ont fait le voyage… Shaun Tan est l’auteur et l’illustrateur de nombreux livres, tous primés dans le monde entier. En 2001, il a reçu le prix du Meilleur artiste aux World Fantasy Awards pour l’ensemble de son œuvre. Il travaille également pour les studios Pixar (Toy Story, Les Indestructibles…) et Blue Sky (L’Âge de Glace…).

Éditions Dargaud – 120 pages

Depuis le 1er mars 2007 en librairie.

Archive du blog Gwordia

Ma note : 5 / 5 mention Coup de cœur

Album : 16,45 euros

Ebook : 14,99 euros

Prix du meilleur album au festival d’Angoulême 2008, Là où vont nos pères est un véritable chef-d’œuvre. Sans un mot, d’un trait incomparable qui place le dessin au moins à l’égal de la photo sépia, Shaun Tan narre en une centaine de pages les histoires de tous les migrants du monde. En cinq chapitres, l’on apprend l’identique parcours de tous les déracinés : le départ qui marque la séparation d’avec son pays mais surtout d’avec sa famille, le voyage, l’arrivée, l’enregistrement au bureau d’immigration, l’installation, les difficultés (communication, codes, coutumes…), la solitude loin des proches et face à l’indifférence de beaucoup… Et puis la première main tendue… Et puis un travail… L’intégration… Les retrouvailles… Et puis faire de ce monde nouveau son monde et tendre la main à son tour…

Même si la terre promise n’est pas sans rappeler New York et certaines scènes célèbres d’Ellis Island, elle se veut un endroit imaginaire. L’intention de l’auteur est la même à l’évocation des pays « abandonnés ». Les cadres (architecture, faune, flore…), les us, même les raisons poussant à l’exode (guerre, génocide, esclavage…) sont évoqués par le biais de la métaphore pour une identification la plus universelle possible.

Alors certes, l’on est davantage dans la fantasmagorie que dans la réalité d’une majorité d’exilés. Ici, c’est une espèce d’El Dorado où n’existent pas les Brice Hortefeux, Éric Besson et autres xénophobes, ni les problèmes de travail, ni le repli sur soi, ni l’impossible regroupement des familles, ni l’expulsion… ni… ni… ni… Mais ça donne envie d’y croire et c’est déjà ça.

Là où vont nos pères est un album de génie tant d’un point de vue esthétique que d’un point de vue idéologique et un formidable message d’espoir, de tolérance et de solidarité.

2 réflexions sur “Là où vont nos pères de Shaun Tan

  1. Pingback: Le Bus 2 de Paul Kirchner | Adepte du livre

Merci de partager vos avis, remarques, etc. Je vous répondrai toujours et avec plaisir !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s