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charly 9Présentation de l’éditeur : Charles IX fut de tous nos rois de France l’un des plus calamiteux. À 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint-Barthélémy, qui épouvanta l’Europe entière. Abasourdi par l’énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabriquant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérément vides du royaume, il accumula les initiatives désastreuses. Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous. Pourtant, il avait bon fond.

Éditions Pocket – 222 pages

Depuis le 20 novembre 2013 en librairie.

Archive du blog Gwordia

Ma note : 1 / 5

Broché : 19,50 euros

Poche : 6,10 euros

Bande dessinée : 16,95 euros

Ebook : 9,99 euros

Ebook BD : 12,99 euros

Audiolib : 20,30 euros

Grands caractères : 15,50 euros

Deuxième Teulé (après Le magasin des suicides), deuxième tollé. Troisième même si l’on met au compte de l’auteur l’échec de l’adaptation BD de son roman Le Montespan. Une chose est certaine, il n’y en aura pas de quatrième… et encore moins treize ; Charly 9 succédant à douze romans de la prolifique plume teulienne ! Pas de rire, pas de larme, on s’ennuie ferme et le style n’est même pas plaisant.

Si ce roman à le mérite de remettre en mémoire au lecteur le règne de Charles IX (1550-1574) notoire pour le massacre de la Saint-Barthélémy et de lui apprendre quelques détails sur ce jeune monarque aux pulsions morbides histoire de briller dans les bavardages mondains, son intérêt trouve quasi immédiatement ses limites.

Loin du roman historique présupposé, il tient davantage de la farce déplacée opposant à la tragédie historique grave un style léger et une galerie de monstres tous plus absurdes les uns que les autres manquant cruellement de crédibilité. Un décalage dérangeant, pour ne pas dire insupportable, qui semble n’avoir aucun sens. Jean Teulé souhaite-t-il réhabiliter autant que faire se peut le trop jeune et trop fragile Charles IX totalement manipulé par sa sanguinaire mère Catherine de Médicis ? Pas vraiment. Désire-t-il le rendre plus sympathique ? Apparemment pas. A-t-il la volonté de donner un certain éclairage sur les événements atroces de l’époque ? Même pas. Alors quoi ?

Si l’on ajoute à cela un phrasé hautement déplaisant qui essaie de se donner un genre en mélangeant le verbe d’époque et des expressions modernes, ainsi qu’un manque de profondeur certain puisqu’il est flagrant tant dans les conceptions que dans les descriptions que Teulé a limité ses recherches documentaires au strict minimum, il n’y a vraiment qu’un pas pour affirmer que l’auteur se repose sur les lauriers de ses précédents succès et estime que son simple nom sur la couverture suffit pour atteindre le chiffre escompté… Un texte court et lourd qui ne vaut vraiment pas le détour.

Vous aimerez sûrement :

La calèche de Jean Diwo, La servante du Seigneur de Jean-Louis Fournier, Le roman de Boddah d’Héloïse Guay de Bellissen, La nuit ne dure pas d’Olivier Martinelli, Cosima, femme électrique de Christophe Fiat, Madame Hemingway de Paula McLain, Accordez-moi cette valse de Zelda Fitzgerald,Ciseaux de Stéphane Michaka, The Guitrys d’Éric-Emmanuel Schmitt, Beauvoir in love d’Irène Frain, La déesse des petites victoires de Yannick Grannec, Loving Frank de Nancy Horan…

Extrait :

Il se lève pour aller se contempler dans le reflet d’un miroir auquel il s’adresse :

– Mais qu’as-tu ordonné, Charles ? Hélas, hélas ! Les morts ne sont pas si morts que l’on croit.

Dans ce Louvre qui maintenant lui fait horreur, il se reproche :

– Tu as commis un grand crime. Tu n’es plus un roi mais un assassin. Un meurtre abominable ensanglante tes mains. Te voilà couvert du sang de tes sujets.

Il tend l’index croûteux, enflé et tuméfié (l’autre fois entaillé par la lame de sa dague) vers la vitre de son miroir et se menace :

– Voilà une souillure dont tu ne te laveras pas facilement. Tu as de tous les plus vils tyrans de l’Histoire réuni les forfaits ! Les Vêpres siliciennes et le banquet « fraternel » où César Borgia fit étrangler ses invités sont innocentes bagarres de rue d’après bals comparées à ton incroyable délit.

Un grand merci aux Éditions Pocket pour m’avoir offert l’opportunité de découvrir ce livre.

3 réflexions sur “Charly 9 de Jean Teulé

  1. J’aime beaucoup la plume de Jean Teulé que j’ai découvert avec : le magasin des suicides et je dois dire que ce roman ne me tentait pas. Je vais donc pouvoir passer mon tour sans regret.
    Par contre, j’ai lu d’autres Teulé, mais dont le centre de l’histoire n’est pas historique, qui sont très bons, comme :  » Les lois de la gravité » et « longues peines ».

    Aimé par 1 personne

    • Si tu apprécies l’auteur, tu ne devrais pas tenir compte de mon avis parce que vraiment, j’ai détesté tout ce que j’ai lu de lui. Entre lui et moi, c’est la rupture définitive. Je ne découvrirais donc pas les titres dont tu parles même si tes chroniques sont tentantes…

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