Home

111À quelques semaines du lancement de la rentrée littéraire 2015, 589 romans sont « officiellement » annoncés, dont 393 issus de la production frenshie. D’après ces chiffres, seuls 68 seraient des premiers romans… Mais fidèle à l’esprit de ce lieu privilégiant l’ouverture des frontières et des genres littéraires, j’en dénombre sensiblement plus – quasi le double ! ce qui je l’espère vous ravie autant que moi – grâce à la recension élargie (pour ne pas dire moins obtuse…) de thrillers, de titres fantastiques ou encore érotiques…

Comme chaque année, je vous joue donc mon propre festival du premier roman. Parce que j’aime toujours autant les nouvelles plumes, potentielles promesses de toutes les audaces, de tous les renouveaux littéraires. Et parce qu’il me tient toujours autant à cœur de contribuer, ne serait-ce qu’un petit peu, à la mise en lumière de nouveaux auteurs qui, contrairement aux sempiternelles têtes de gondole lues, relues et parfois peu réinventées, ne bénéficient pas de super plans de com’ pour rencontrer leur public. Sera donc ici fait un tour d’horizon le plus complet possible des premiers romans français et des premiers romans étrangers, à paraître dès la mi-août 2015, qui sera complété tout au long de l’été.

Êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être de best sellers de demain ? Voici un douzième aperçu (voir aussi La rentrée littéraire 2015 côté premier roman #1, #2, #3, #4, #5, #6, #7, #8, #9, #10 et #11)de ces livres qui deviendront peut-être les classiques et autres incontournables des années à venir, l’amorce d’une nouvelle vague littéraire, à condition que vous leur laissiez une chance en les lisant, merci pour eux puisque c’est tout le malheur qu’on leur souhaite. À noter que les trop rares chances accordées aux nouveaux auteurs le sont essentiellement par les petites maisons d’édition indépendantes ; en d’autres termes : ce sont ceux qui peuvent le moins se le permettre qui prennent le plus de risques. Acheter un premier roman est en conclusion une triple bonne action : envers l’auteur, envers son éditeur et envers vous-même, lecteur ! So, read-y ? Go, go, go !

Aux Éditions Stock :

La Cache de Christophe Boltanski, à paraître le 19 août : Que se passe-t-il quand on tête au biberon à la fois le génie et les névroses d’une famille pas comme les autres, les Boltanski ? Que se passe-t-il quand un grand-père qui se pensait bien Français, mais voilà la guerre qui arrive, doit se cacher des siens, chez lui, en plein Paris, dans un « entredeux », comme un clandestin ? Quel est l’héritage de la peur, mais aussi de l’excentricité, du talent et de la liberté bohème ? Comment transmet-on le secret familial, le noyau d’ombre qui aurait pu tout engloutir ? La Cache est le roman-vrai des Boltanski, une plongée dans les arcanes de la création, une éducation insolite « Rue-de-Grenelle », de la Seconde Guerre mondiale à aujourd’hui. Et la révélation d’un auteur.

Les Bannis de Laurent Carpentier, à paraître le 19 août : « Tous, ils marchent en chantant. Ils ne sont ni joyeux ni tristes, mais ils chantent. Ils sont ma famille, mon peuple, ma condamnation à l’errance. Ils viennent de Picpus ou de Bretagne, de Bucarest ou de Tunisie, d’Istanbul ou de Lannemezan, de Pittsburgh ou du Jura… Ils n’ont souvent rien en commun et pourtant ils fredonnent tous le même chant d’exil, le même récit d’un bannissement. » Une histoire vraie racontée comme une fiction, celle d’une famille unique et surprenante.

Aux Éditions Le Soupirail :

La Ruche de Mahmoud Chokrollahi, à paraître le 26 octobre : Dans un château clos, le jeune Hans W., promu par le professeur Jean H., cherche à expliquer le mystère du 20 février. Il se retrouve confronté à des personnages aux curieux pouvoirs, dans un univers étrange où tout semble lié à ce secret. Dans un univers qui n’est pas sans rappeler Borges et Kafka, La Ruche est une fable sur la malédiction du pouvoir où sont mis à nu les rouages et les sortilèges de la mécanique totalitaire. Le roman parcourt le cauchemar éveillé de notre Raison politique. Histoire d’une illusion puissante et dangereuse comme peut l’être la réalité.

Aux Éditions Télémaque :

Jours de planche de Bernard Cherrier, à paraître le 1er octobre : Alors qu’il retourne sur les lieux de son enfance pour vendre la maison de sa grand-mère, le narrateur se remémore sa jeunesse et son parcours dans un roman poétique aux très beaux accents de nostalgie.

Aux Éditions La Muette :

Ankylosé d’Isaac Franco Cohen (Belgique), à paraître le 24 août : « Ils étaient là dans une absence délicieuse de hâte, bercés par la circulation qui coulait silencieusement devant eux, presque déférente. Les tables se remplissaient de dîneurs, Caleb et Claire étaient là parmi eux, à l’abri au milieu d’eux comme l’enfant dans le ventre de sa mère, à leur place dans le monde, ne souhaitant rien de plus à leur félicité, la gorge nouée de tant de ravissement qu’ils en auraient sangloté s’ils avaient ouvert la bouche. » Après avoir été élevé et avoir vécu dans une culture orientale machiste, Caleb, un homme de 60 ans, est obsédé par son premier amour.

Aux Éditions Terra Nova :

Ce qui ne nous tue pas… de Carole Pansu, à paraître le 26 août : Un jeune homme découvre l’histoire de sa famille à travers les souvenirs de sa grand-mère. Marianne, résistante française de moins de 20 ans en 1944, espionne l’officier allemand Von Wreden avant d’en tomber amoureuse.

Aux Éditions Pascal Galodé :

Un ange passe de Pascale Privey, à paraître le 24 août : Jeune femme douée pour la peinture, Sophie reste dans l’ombre de l’homme qu’elle aime, un intellectuel désabusé. Esseulée et insatisfaite, elle voit dans une série de disparitions l’occasion de sortir de sa routine pour se réaliser en tant qu’artiste et trouver enfin le bonheur.

Aux Éditions Au Diable Vauvert :

Plaidoyer pour les justes d’Aïcha Lacheb-Boukachache, à paraître le 3 septembre : Un auteur solitaire nourri de mots et de littérature. Une banlieue triste. Un assassin. Jeu de miroirs entre réalité et fiction, roman dans le roman, une sombre mise en abyme de l’auteur et son double. Où est l’identité d’un écrivain ? Dans la réalité ? Dans la fiction ? Plaidoyer pour les justes est un long réquisitoire, celui que de nombreux inculpés aimeraient sans doute avoir la possibilité de tenir un jour à la barre. Dénonciation du pouvoir inique des magistrats et de leur racisme non avoué. Dénonciation de la vénalité des avocats. Dénonciation en somme de cette justice à deux, trois, quatre vitesses qui est la nôtre aujourd’hui. Écrit durant l’incarcération de l’auteur, ce dialogue de deux prisonniers dans leur cellule est un roman autobiographique détonnant et violent sur l’univers carcéral.

Aux Éditions La Fanfare :

111 d’Olivier Demangel, à paraître le 3 septembre : Sur un territoire et à une époque indéterminés, un groupe d’hommes, de femmes et d’enfants marchent inlassablement. Ces marcheurs sont suivis et épiés par onze observateurs qui notent tous leurs faits et gestes. Mais lorsque l’observateur fait défaut aux règles et que le marcheur devient chasseur, ce jeu dénué d’humanité prend un nouveau chemin. Un roman au style clinique, à mi-chemin du documentaire ethnologique et de la science fiction, qui interroge sur l’avenir de l’humanité.

Aux Éditions Lattès :

Le visage du mal de Sarah Hilary (Angleterre) traduit par Carole Delporte, à paraître le 9 septembre : Il n’y a pas deux victimes pareilles. L’inspectrice Marnie Rome connaît cet adage par cœur. Cinq ans auparavant, ses parents ont été sauvagement assassinés dans la maison de famille et son frère adoptif, emprisonné. Marnie ne parle jamais de son passé même à son partenaire le sergent Noah Jake, en qui elle a pourtant toute confiance. Marine et Noah sont sur une affaire de violence domestique. Ils se rendent dans un foyer pour femmes battues pour essayer de convaincre une résidente, Ayana Mirza, défigurée à l’eau de javel et rendue partiellement aveugle par ses frères pour avoir déshonoré leur famille, de témoigner contre eux. Arrivés au foyer, ils tombent sur le cadavre d’un homme poignardé par sa femme dans un acte désespéré de légitime défense. Tout un groupe de résidentes a été témoin du drame mais aucune ne donne la même version. Comment la victime a-t-elle pu pénétrer dans ce centre sécurisé ? À mesure que la violence prend de l’ampleur et s’immisce dans ce foyer de femmes brisées qui essaient de sortir de la spirale de la peur, Marnie se retrouve dans un territoire familier, où le passé étend encore ses ombres inquiétantes et où elle va devoir agir avec précaution si elle veut survivre.

4 réflexions sur “La rentrée littéraire 2015 côté premier roman #12

  1. Pingback: La rentrée littéraire 2015 côté premier roman #13 | Adepte du livre

    • Merci beaucoup, je suis très touchée par le compliment et l’enthousiasme. Très bon choix. Comme ils ne font a priori pas partie de mon programme, il faudra repasser pour le bilan… Bonnes lectures !

      J'aime

  2. Pingback: La rentrée littéraire 2015 côté premier roman #14 | Adepte du livre

Merci de partager vos avis, remarques, etc. Je vous répondrai toujours et avec plaisir !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s