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la malédiction du bandit moustachuVoilà, nous y sommes, la rentrée littéraire 2014 a commencé sur le blog et en librairie. Alors que 607 romans sont annoncés, seuls 75 sont des premiers romans… À raison de 10 romans par liste, que cet article est la neuvième et qu’il y en aura une dizaine – qui sera la dernière -, mon compte est donc de 100. Oui, 100 premiers romans contre les 75 officiels annoncés. Bizarre ? Aucunement. J’ai fait le choix d’élargir en glissant du polar ou encore du fantastique !

Suite et presque fin donc de mon propre festival du premier roman. Parce que j’aime toujours autant les nouvelles plumes, potentielles promesses de toutes les audaces, de tous les renouveaux littéraires. Et parce qu’il me tient toujours autant à cœur de contribuer, ne serait-ce qu’un petit peu, à la mise en lumière de nouveaux auteurs qui, contrairement aux sempiternelles têtes de gondole lues, relues et parfois peu réinventées, ne bénéficient pas de super plans de com’ pour rencontrer leur public. Sera donc ici fait un tour d’horizon le plus complet possible des premiers romans français ou des premiers romans étrangers à paraître dès la mi-août 2014, qui sera complété tout au long de l’été. Êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être de best seller de demain ? Voici, après La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #1, La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #2, La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #3, La rentrée littéraire côté premier roman #4, La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #5 et La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #6, La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #7 et La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #8, un neuvième et avant-dernier aperçu de ces livres qui deviendront peut-être les classiques et autres incontournables des années à venir, l’amorce d’une nouvelle vague littéraire, à condition que vous leur laissiez une chance en les lisant, merci pour eux puisque c’est tout le malheur qu’on leur souhaite :

Aux Éditions Gallimard :

L’oubli de Frederika Amalia Finkelstein, à paraître le 28 août : « Je m’appelle Alma et je n’ai pas connu la guerre. J’ai grandi en écoutant Daft Punk, en buvant du Coca-Cola et en jouant à des jeux vidéo sur la Playstation 2. Un jour, j’ai appris que mon grand-père avait fui la Pologne quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, avant la Shoah. Ce mot m’a longtemps agacée : son côté spectaculaire. Mais vendredi soir, quand je me suis retrouvée face à la petite-fille d’Adolf Eichmann et qu’elle n’arrivait pas à se remémorer le nom du camp d’Auschwitz, j’ai ressenti comme une douleur – elle a duré quelques secondes. Je me suis rappelé l’exergue de Si c’est un homme de Primo Levi : « N’oubliez pas que cela fut, non, ne l’oubliez pas » ; je crois que je veux faire exactement le contraire. Oublier tout. »

Aux Éditions Rivages :

F. de Luis Seabra (Brésil), à paraître le 28 août : Linz, avocat mal vu du régime, est enfermé arbitrairement dans la prison de Schendorff, mastodonte pénitentiaire d’un État totalitaire d’un nouveau genre, fondé sur la « séparation préventive » des asociaux, repérés puis enfermés dès leur plus jeune âge. Il ignore qu’il n’est qu’un rouage au sein d’un plan insensé mis en œuvre par F., un faux détenu travaillant en réalité pour le tout-puissant Ministère des Libertés et des privations publiques… Sous la double influence de Borges et de Kafka, ce premier roman extrêmement maitrisé, au style d’une grande élégance littéraire, concis, serré, presque clinique, se présente comme une exploration vertigineuse centrée sur le thème du faux et du factice.

Aux Éditions de l’Aube :

Laissez parler les pierres de David Machado (Portugal), à paraître le 21 août : Valdemar, fils unique, grandit entre son père féru ­d’histoire et sa mère reporter, quand son grand-père vient vivre avec eux. Couvert de cicatrices, sourd, privé de plusieurs doigts, cet homme n’est pas tendre. Mais l’envie est la plus forte : il commence à raconter des histoires à son petit-fils… Et nous basculons dès lors dans le Portugal des années 1960. La ­Révolution gronde contre la dictature toute-puissante ; Nicolau Manuel se marie dans quelques heures : tout à son bonheur, il ne comprend pas pourquoi il est arrêté, accusé d’être un communiste complotant contre ­Salazar. Jeté en prison, jamais il ne reverra Graça, sa fiancée. Sa vie ne sera plus que torture, rage et désespoir, et c’est Valdemar, soutenu par la fantasque Alice, qui décide de faire ce que son grand-père n’a jamais pu faire : se venger. Un roman puissant, une écriture ciselée : impressionnant.

Aux Éditions Le Dilettante :

L’automne des incompris de Hugo Ehrhard, à paraître le 20 août : Nous avons tous un jour ou l’autre connu l’angoisse de l’examen. Franck Secondi, trentenaire farouchement ordinaire, paraît terrorisé – et pour cause – par le test que lui soumet l’inspecteur des douanes d’un lointain pays mystérieux. Un État dirigé par des individus dont les plus grands experts médicaux estiment qu’ils sont « probablement sous l’emprise de drogues puissantes », et que certains ressortissants comparent à « un croisement sauvage entre les Khmers rouges, l’ordre du temple solaire et la légion punk de Mad Max 2« … Pourquoi Franck Secondi se risque-t-il dans une telle aventure ? Qui est cette chimère amoureuse qu’il imagine poursuivre ? Et, surtout, quel rôle tiendra-t-il dans la bataille ultime contre la stupidité, ennemi séculaire de l’espèce humaine ?

Aux Éditions Alma :

La fractale des raviolis de Pierre Raufast, à paraître le 21 août : Il était une fois une épouse bien décidée à empoisonner son mari volage avec des raviolis. Mais, alors que s’approche l’instant fatal, un souvenir interrompt le cours de l’action. Une nouvelle intrigue commence aussitôt et il en sera ainsi tout au long de ces récits gigognes. Tout ébaubi de voir tant de pays, on découvre les aventures extraordinaires d’un jeune garçon solitaire qui, parce qu’il voyait les infrarouges, fut recruté par le gouvernement ; les inventions stratégiques d’un gardien de moutons capable de gagner la guerre d’Irak ; les canailleries d’un détrousseur pendant l’épidémie de peste à Marseille en 1720 ou encore la méthode mise au point par un adolescent sociopathe pour exterminer le fléau des rats-taupes. Véritable pochette surprise, le premier roman de Pierre Raufast ajoute à la géométrie rigoureusement scientifique, la collision jubilatoire du probable et de l’improbable.

Aux Éditions Belfond :

Les révolutions de Jacques Koskas de Olivier Guez, à paraître le 14 août : Les péripéties tragicomiques de Jacques Koskas. Il rêve d’aventures, a des parents très présents, est épris de sexe et d’absolus, et est tiraillé par ses propres contradictions.

Aux Éditions Libretto :

La belle de Joza de Kveta Legátová (République Tchèque), à paraître le 11 septembre : Pour échapper à la Gestapo, Eliska, une jeune doctoresse de Brno se lie à Joza, l’idiot du village qu’elle vient de remettre sur pied. Dans l’urgence, le seul moyen d’effacer ses traces, c’est de suivre cet homme en Moravie du Nord, d’y devenir sa femme, et de vivre dans un village habité d’hommes rustres et de femmes soumises à des usages d’un autre temps.

Aux Éditions Bleu autour :

La toile blanche de Fatma Tülin (Turquie), à paraître le 2 octobre : Un roman sur l’alchimie de la création, dans lequel Fatma Tülin, artiste peintre, évoque les couleurs de son enfance stambouliote et le cinéma de son grand-père, à Bursa.

Aux Éditions De Borée :

Gévaudan, le roman de la bête de Gérard Roche, à paraître le 17 octobre : Au XVIIIe siècle, les villageois du Gévaudan doivent faire face, trois années de suite, aux attaques d’une créature monstrueuse qui tue bêtes et hommes, semant la panique au cœur de cette terre de légendes. La presse s’empara rapidement de cette affaire pour composer un feuilleton national sensationnel. Tout l’inverse de ce roman qui se veut, à travers le regard des villageois, un tableau le plus proche et le plus fidèle de leur quotidien, leurs joies, leurs peines, leurs doutes, et parfois leur désespoir.

Aux Éditions Gaïa :

La malédiction du bandit moustachu de Irina Teodorescu (Roumanie), à paraître le 20 août : Quelque part à l’est au début du XXe siècle, Gheorghe Marinescu se fait faire une beauté chez le barbier. Déboule un homme à longue moustache qui réclame la meilleure lame du commerçant. Gheorghe lie amitié avec le moustachu, découvrant qu’il ne jure que par la bouillie de haricots blancs. Accessoirement ce bandit de grand chemin, qui amasse des trésors pour les redistribuer aux nécessiteux, révèle sa planque. Ni une ni deux, l’envieux Marinescu commet l’irréparable. Voilà comment une malédiction s’abat sur Gheorghe et toute sa descendance, jusqu’en l’an deux mille. Et en effet. Le rythme est trépidant, le ton enlevé, un premier roman tragique et loufoque à la fois.

5 réflexions sur “La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #9

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  2. Pingback: La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #10 | Adepte du livre

  3. J’aime beaucoup les premiers romans, qui sont comme une promesse de découverte, de « nouveauté » et qui ont peut-être plus tendance à ne coller à aucune étiquette. Je surveillerai de près tes critiques ;)

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