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en ce lieu enchantéL’été avance et désormais, moins d’un mois nous sépare de la rentrée littéraire 2014 – consultable en un clin d’œil sur la lettre du libraire. Alors que 607 romans sont annoncés, seuls 75 seront des premiers romans

Comme l’an passé, je vous rejoue mon propre festival du premier roman. Parce que j’aime toujours autant les nouvelles plumes, potentielles promesses de toutes les audaces, de tous les renouveaux littéraires. Et parce qu’il me tient toujours autant à cœur de contribuer, ne serait-ce qu’un petit peu, à la mise en lumière de nouveaux auteurs qui, contrairement aux sempiternelles têtes de gondole lues, relues et parfois peu réinventées, ne bénéficient pas de super plans de com’ pour rencontrer leur public. Sera donc ici fait un tour d’horizon le plus complet possible des premiers romans français ou des premiers romans étrangers à paraître dès la mi-août 2014, qui sera complété tout au long de l’été. Êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être de best seller de demain ? Voici, après La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #1, La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #2, La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #3, La rentrée littéraire côté premier roman #4, La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #5 et La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #6, un septième aperçu de ces livres qui deviendront peut-être les classiques et autres incontournables des années à venir, l’amorce d’une nouvelle vague littéraire, à condition que vous leur laissiez une chance en les lisant, merci pour eux puisque c’est tout le malheur qu’on leur souhaite :

Aux Éditions Verdier :

L’Envoleuse de Laure des Accords, à paraître le 28 août : Au soir de leur vie, une femme et un homme, qui s’aiment depuis l’enfance, rêvent et se remémorent le secret qui les unit. En autant d’épiphanies, affleurent à la surface du récit : la cave d’un immeuble, une maison de vacances, des jumeaux aphasiques qui choisissent de disparaître, une salle de classe où s’exprime la sensualité du jeune âge, mais surtout Gisèle, l’envoleuse, jeune fille mystérieuse, déesse dont le corps imposant a abrité leurs premières unions.

Aux Éditions du Fleuve :

En ce lieu enchanté de Rene Denfeld (États-Unis), à paraître le 21 août : Le narrateur est dans le couloir de la mort. Il a passé son existence entre l’hôpital psychiatrique et le pénitencier, il ne parle pas. Il est un observateur de la vie de la prison et de ses occupants : le prêtre déchu, le garçon esseulé aux cheveux blancs, les monstres comme Agee et la Dame venue sauver York alors qu’il souhaite mourir.

Aux Éditions du Cherche-Midi :

La Terreur de Patrick Wald Lasowski, à paraître le 21 août : Mars 1793. Un homme s’interroge. Malade, rongé par le cancer qu’il soigne en mêlant grains d’opium et verres de ratafia, le commissaire Grand-Jacques découvre les effets de la Terreur mise à l’ordre du jour. Que veulent-ils ? Qu’est-ce qui les fait danser, les Enragés, les Indulgents, les missionnaires, les juges et les jurés du Tribunal révolutionnaire et la meute des lécheurs de guillotine qui attend le passage des condamnés ? Est-ce une puissance de mort ou de vie ? Est-ce un charnier ou un berceau ? Et lui-même, Grand-Jacques, qui poursuit ses enquêtes ordinaires, assisté de ses deux lieutenants, Chêneville et Cloüet, qu’attend-il des mois qui lui restent à vivre ? Du moins y a-t-il les moments partagés avec son ami mélomane, Bruiant Fauve-Roussel, et les rêves que suscite Adeline, la fille galante de la maison voisine, aux yeux charbonnés et aux lèvres gourmandes. Voilà pourtant qu’une série de crimes d’une extrême violence relance son désir de justice, au-delà de la pitié. Le vieux limier se met en quête. Parmi les victimes quotidiennes de la Terreur, ces prostituées assassinées sont des mortes de trop.

Aux Éditions Arléa :

L’Indifférent de Laure Protat, à paraître le 28 août : La vie se scinde en deux. Un jour d’été, un homme met fin à ses jours. S’arrête alors le temps du bonheur. Commence celui des questions déchirantes. Car il n’a rien laissé : ni lettre, ni explications. Comment vivre avec ça ? Comment continuer, se construire ? Quelle place donner à l’absent ? Et d’abord, qui était-il vraiment ? Le temps a passé mais les obsédantes questions demeurent. C’est pour tenter d’y répondre que sa fille, qui lui ressemble tant, partageant avec lui le tourment de l’écriture, entreprend de chercher un sens à cet abandon.

Aux Éditions Michel de Maule :

Bella Casamance de Benjamin Prouvost, à paraître le 21 août : Après avoir grandi en Casamance, où elle est élevée avec Bella, la fille de la cuisinière sénégalaise, Laure rentre en France et épouse Jean. De retour sur les lieux de son enfance à l’occasion de vacances, elle découvre que Bella est sa demi-sœur et promet à sa mère, mourante, de la retrouver. Sa quête la mène aux États-Unis.

Aux Éditions La Baconnière :

Inondation de Raluca Antonescu (Roumanie), à paraître le 21 août : Une inondation sort du lit tous les habitants d’un immeuble, qui se rencontrent et échangent, révélant leurs lâchetés, leur méchanceté ou leur maladresse.

Aux Éditions City :

L’étrange affaire du manoir de Castaway de Stéphanie Lam, à paraître le 3 septembre : Deux histoires qui se croisent et se rejoignent. 1924, Robert Carver vient se reposer à Castaway House en compagnie de son cousin, Alec Bray. Mais la famille de ce dernier est rongée par les secrets. En 1965, Rosie Churchill, 18 ans, s’enfuit de chez elle et trouve refuge à Castaway House. Elle découvre vite que ce manoir abrite bien des mystères…

Aux Éditions Grasset :

Un jeune homme prometteur de Gautier Battistella, à paraître le 27 août : « J’ai découvert l’existence du mal un samedi matin. Je m’en souviens, il n’y avait pas école. » Tout commence à Labat, petit village des Pyrénées. Orphelin rêveur et blessé par un premier amour déçu, le narrateur quitte son frère et leur enfance buissonnière pour monter à l’assaut de la capitale. Que cherche ce Rastignac en herbe démangé par la vocation romanesque ? Une mère inconnue, la liberté, une revanche, la gloire peut-être. Mais au lieu du noble parnasse littéraire dont il avait rêvé, il découvre un univers de faux-semblants : celui des grands imposteurs du monde des lettres. Bien décidé à s’en débarrasser, le voici embarqué dans une quête dangereuse qui l’entraînera au-delà de lui-même, au bout du monde et au bord de la folie. Un premier roman d’une ambition peu commune, tour à tour émouvant, sarcastique et cruel, porté par une écriture dont le souffle évoque les grandes fresques initiatiques.

Aux Éditions Calmann-Lévy :

Bird box de Josh Malerman (États-Unis), à paraître le 17 septembre : Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout. Un tour de force psychologique oppressant au cœur de l’Amérique contemporaine, dans une atmosphère de fin des temps digne d’un livre de Barjavel, de La Route de Cormac McCarthy ou du Jour des Triffides de John Wyndham. Bird Box revisite le roman post-apocalyptique et hisse son jeune auteur Josh Malerman parmi les grands noms du genre.

Aux Éditions Aux forges de Vulcain :

Prométhée vagabond de Alexis David-Marie, à paraître le 11 septembre : 1674. Paul, étudiant en quête de rédemption, est envoyé à la recherche de Larpenteur, théologien devenu auteur de pamphlets impies. Parcourant les chemins d’un Grand Siècle de boue et de neige, très loin des ors de Versailles, ils lient leurs pas à ceux de nombreux compagnons de fortune. De mésaventures en péripéties, à travers le Saint-Empire et la France, une amitié se tisse entre les deux hommes. Prenant exemple sur Prométhée, ils devront dépasser la souffrance, brûler leurs certitudes pour espérer apporter la lumière. Roman picaresque, Prométhée vagabond questionne la difficulté et la nécessité de penser contre les habitudes, les majorités et toutes les pesanteurs du monde ; le plus dur étant toujours de reconstruire sur les cendres des croyances que l’on a mises au feu.

4 réflexions sur “La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #7

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