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tram 83L’été avance et désormais, moins d’un mois nous sépare de la rentrée littéraire 2014 – consultable en un clin d’œil sur la lettre du libraire. Alors que 607 romans sont annoncés, seuls 75 seront des premiers romans

Comme l’an passé, je vous rejoue mon propre festival du premier roman. Parce que j’aime toujours autant les nouvelles plumes, potentielles promesses de toutes les audaces, de tous les renouveaux littéraires. Et parce qu’il me tient toujours autant à coeur de contribuer, ne serait-ce qu’un petit peu, à la mise en lumière de nouveaux auteurs qui, contrairement aux sempiternelles têtes de gondole lues, relues et parfois peu réinventées, ne bénéficient pas de super plans de com’ pour rencontrer leur public. Sera donc ici fait un tour d’horizon le plus complet possible des premiers romans français ou des premiers romans étrangers à paraître dès la mi-août 2014, qui sera complété tout au long de l’été. Êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être de best seller de demain ? Voici, après La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #1, La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #2, La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #3, La rentrée littéraire côté premier roman #4 et La rentrée littéraire côté premier roman #5, un sixième aperçu de ces livres qui deviendront peut-être les classiques et autres incontournables des années à venir, l’amorce d’une nouvelle vague littéraire, à condition que vous leur laissiez une chance en les lisant, merci pour eux puisque c’est tout le malheur qu’on leur souhaite :

Aux Éditions Archipel :

Peur sur le Vatican de Jean-Louis Baroux, à paraître le 1er octobre : Un militant catholique intégriste détourne un avion transportant les dirigeants des plus grandes compagnies aériennes mondiales et menace de le faire s’écraser sur le Vatican si ses exigences ne sont pas satisfaites.

Aux Éditions Métailié :

Tram 83 de Fiston Mwanza Mujila (Congo), à paraître le 21 août : Tous les soirs au Tram 83 on voit débouler les étudiants en grève et les creuseurs en mal de sexe, les canetons aguicheurs, les touristes de première classe et les aides-serveuses, les biscottes et les demoiselles d’Avignon, la diva des chemins de fer et Mortel Combat, bref, toute la Ville-Pays prête à en découdre sur des musiques inouïes, réunie là dans l’espoir de voir le monde comme il va et comme il pourrait dégénérer. Lucien, tout juste débarqué de l’Arrière-Pays pour échapper aux diverses polices politiques, s’accroche à son stylo au milieu du tumulte et se retrouve sans s’en rendre compte coincé dans une mine de diamants, en garde à vue, ou dans le lit d’une fille aux seins-grosses-tomates. Il émeut ces dames ! Pendant ce temps, Requiem, magouilleur en diable, ex-pote du susnommé, et Malingeau, éditeur et amateur de chair fraîche, se disputent allègrement les foules. Car dans la Ville-Pays, n’en déplaise au ridicule Général dissident, il n’y a qu’une chose qui compte : régner sur le Tram 83 et s’attirer les bonnes grâces de ce peuple turbulent et menteur, toujours au bord de l’émeute. Premier roman éminemment poétique et nerveux, Tram 83 est une incroyable plongée dans la langue et l’énergie d’un pays réinventé, un raz-de-marée halluciné et drôle où dans chaque phrase cogne une féroce envie de vivre. Bienvenue ailleurs.

La Sauvage de Jenni Fagan (Écosse), à paraître le 25 septembre : Anaïs a connu de nombreuses familles d’accueil et elle a l’impression d’être un sujet de laboratoire. Mais elle a 15 ans, est intelligente, belle et insoumise. C’est surtout une enfant qui a été abandonnée, ou pire, par tous les adultes qu’elle a rencontrés. Dans un centre d’hébergement elle va vivre avec d’autres adolescents. Isla l’anorexique, pratiquant l’automutilation, séropositive et mère de deux jumelles, et Natasha qui l’aime, veut l’emmener ailleurs avec elle et se prostitue pour gagner l’argent de l’appartement où elles vivront ensemble. Les garçons sont tout aussi perdus et perturbés. Les travailleurs sociaux qui les surveillent sont dépassés ou indifférents. Là elle va décider de mettre fin à l’expérience et de recouvrer sa liberté. Dans un style rapide, brillant, plein de l’énergie de ses personnages, Jenni Fagan nous communique sa tendresse pour cette héroïne touchante et vitale autour de laquelle elle construit son roman.

Aux Éditions Gallimard :

Blanès de Hedwige Jeanmart, à paraître le 28 août : « Et si on allait à Blanès ? C’était mon idée. Je l’avais lancée le samedi 10 mars vers onze heures du matin, après mes deux cafés, consciente de ce que je disais et aussi du fait que je le disais pour lui faire plaisir, sans soupçonner une seconde que cette phrase innocente serait celle qui me ferait chuter tout au fond du gouffre où je suis. Pourtant des phrases, j’en ai dit. J’ai trop dit je t’aime alors que je savais que cela le fatiguait, j’ai dit des choses intelligentes aussi, puis des conneries comme tout le monde. Mais je n’aurai pas survécu à cette phrase-là. Samuel a répondu pourquoi pas ? Ça te dirait ? J’ai dit oui ça me dirait, on n’est jamais allés à Blanès, ce n’est pas si loin, une heure en voiture depuis Barcelone, à peine plus. On s’est mis d’accord, on irait le lendemain. Le soir, on s’est couchés en chien de fusil dans des draps blancs comme un linceul, j’ai respiré son odeur du soir, un peu âcre, et senti la chaleur de sa cuisse sur laquelle j’avais posé la main. Je me suis endormie heureuse sûrement, sans doute, pourquoi pas ? Je ne savais plus bien à présent, et le matin du dimanche 11 mars, en fin de matinée, nous avons pris chacun un livre et nous sommes partis pour Blanès. »

Aux Éditions Fayard :

Parle-moi du sous-sol de Clotilde Coquet, à paraître le 20 août : La fable prétend que le travail est un trésor. Mais pour certains, il est seulement alimentaire. Ils sont nombreux, les employés surqualifiés de ce grand magasin de luxe, à enchaîner les contrats d’une semaine. Comme ce démonstrateur de karaoké spécialiste de Baudelaire. Ou cet ancien militaire, embauché comme vigile juste avant Noël pour éviter un attentat au rayon jouets. Caissière depuis peu au niveau – 1 avec un bac + 7, la narratrice ne serait-elle pas en droit d’espérer mieux ? Elle refuse de croire que ses perspectives se résument au fascicule Encaisser sans problème qu’on distribue aux débutants. Un inconnu à la cantine lui a bien promis des jours meilleurs, mais elle ne les voit pas venir. Et si c’était ça, la vraie vie ? Si l’avenir n’avait rien d’autre à lui offrir que cette menue monnaie à ranger méthodiquement dans le tiroir ? S’ils avaient tous passé leur tour ?

Aux Éditions Michalon :

Zou ! de Anne-Véronique Herter, à paraître le 21 août : Après la vente de la propriété familiale, Chance fait le point sur sa vie, sur les attentes de ses proches, sur les secrets de famille et les fantômes du passé.

Aux Éditions François Bourin :

Socrate de Montceau-les-Mines de Yves Cusset, à paraîre le 21 août : Ce roman philosophique relate, mois après mois, le parcours d’un professeur de philosophie nommé bien malgré lui à Montceau-les-Mines. Ce antihéros, qui croit au pouvoir libérateur de la philosophie, se projette narcissiquement dans la figure d’un Socrate des temps modernes mais, se heurtant à la réalité extérieure, connaît une déchéance progressive et sombre dans la folie.

Aux Éditions Cambourakis :

Knut de Olivier Saison, à paraître le 20 août : Knut Gates quitte la demeure d’une mystérieuse Keylin pour se lancer, au volant de sa Buick dans laquelle l’attend une enveloppe pleine de billets de banque, dans une mission dont l’issue reste inconnue.

Aux Éditions Lattès :

Une constellation de phénomènes vitaux de Anthony Marra (États-Unis), à paraître le 20 août : « Magnifique ! Une constellation de phénomènes vitaux pourrait bien être le Guerre et Paix du XXIe siècle. » New York Times « Je n’ai pas lu un roman aussi bouleversant depuis des années. À lire absolument. » Washington Post Dans un village reculé de Tchétchénie, Havaa, une fillette de huit ans, cachée en pleine nuit dans les bois, voit des soldats russes emmener son père, accusé d’aider les rebelles. De l’autre côté de la rue, Akhmed, un voisin ami de sa famille, observe lui aussi la scène, redoutant le pire. Lorsqu’il retrouve Havaa dans la forêt, Akhmed décide de chercher refuge dans un hôpital abandonné où il ne reste qu’une chirurgienne russe, Sonja, pour accueillir les blessés. Au cours de cinq jours extraordinaires, le monde de Sonja, d’Akhmed et de Havaa va basculer. Un premier roman majestueux sur l’amour en temps de guerre, qui révèle l’histoire d’un pays et d’un peuple martyr. Traduit dans treize pays, il a été salué par la critique comme un des meilleurs romans américains parus en 2013 et récompensé du prestigieux Prix du Premier roman du National Book Critics Circle.

Le Voltigeur de Marc Pondruel, à paraître le 1er septembre : Un homme se confie à la femme qu’il aime, sur sa vie, sa jeunesse, ses espoirs et rêves anciens, son parcours et ses fausses notes, sur ce qu’il a toujours essayé de faire : être heureux.

6 réflexions sur “La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #6

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