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malabourgPrésentation de l’éditeur : Trois jeunes femmes ont disparu à Malabourg. Les amours cachées, les conditions matérielles délicates et la rumeur s’imposent alors entre les gens comme des obstacles et des fantômes. L’hiver suivant, Alexis et Mina quittent le village. Lui s’exile en France pour apprendre à composer des parfums. Elle s’installe à des centaines de kilomètres de la mer pour tout oublier. Ils se retrouveront quelques années plus tard à Montréal. Malabourg se déploie en Amérique, dans la partie nord du continent ; entre les Appalaches et la mer, à la lisière de la forêt boréale, sur les routes québécoises et les rives du fleuve Saint-Laurent, dans les rues de Montréal dont se sont emparés les étudiants en grève, sur l’Interstate 87 et à New York, l’étalon états-unien des grandes villes américaines.

Éditions Gallimard – 174 pages

Depuis le 14 mars 2014 en librairie.

Ma note : 2 / 5

Broché : 16,90 euros

Ebook : 12,99 euros

Malabourg, deuxième livre de Perrine Leblanc, est à marquer d’une pierre blanche dans mes souvenirs de lectrice. Je m’en souviendrais comme de ma première déception de la littérature québécoise que j’apprécie particulièrement.

Publiée dès son premier roman dans l’élégante collection Blanche des légendaires éditions Gallimard, l’auteur était attendue au tournant, comme tout écrivain qui a fait mouche du premier coup. Les critiques élogieuses n’ont pas tardé à pleuvoir et elle a même été l’une des deux finalistes du Prix Françoise Sagan. Qualifié de « littéraire » au sens noble du terme, le roman est servi par une plume maîtrisée et un style incontestable alliant une profonde imprégnation des classiques et une contemporanéité évidente pour une jeune femme d’une trentaine d’années.

Malgré son pedigree, Malabourg n’aura pas eu l’heur de me plaire. Si « le mal est dans le nom du village », il est aussi à mon sens dans l’histoire. La présentation de l’éditeur est faite de trois paragraphes décousus qui, outre qu’elle ne donne pas très envie de plonger plus avant dans le récit, en est un reflet fidèle : le texte se divise en trois parties gigognes non linéaire et qui semblent, même a posteriori, sans lien, hormis dans le dernier paragraphe de l’ouvrage. Le fait que Perrine Leblanc ait pris le parti d’un mélange des genres (polar, roman d’amour, conte…) ne souhaitant pas que l’on puisse classer son roman rend le résultat certes inclassable, mais surtout flou. D’un côté, l’on a des femmes victimes, de l’autre, des odeurs et des fleurs. Une combinaison qui n’est pas sans rappeler Le Parfum de Patrick Süskind. Et quitte à choisir…

Vous aimerez sûrement :

La femme du tigre de Téa Obreht, Second portrait d’Irena de Laura Berg, Dolce agonia de Nancy Huston, Le Dîner d’Herman Koch, Le blues du braqueur de banque de Flemming Jensen, Les revenants de Laura Kasischke, L’arbre au poison d’Erin Kelly…

Extrait :

Les hommes ont le visage buriné prématurément, vieillis par le soleil, le sel que le vent charrie beau temps mauvais temps, l’acide dans l’eau de pluie qui décape les gorges les plus délicates avant la fin, et par la vie, injuste et chienne. Jeunes, ils ont l’air vieux ; vieux, ils ont l’air morts.

Un grand merci au magazine ELLE et aux Éditions Gallimard pour m’avoir offert l’opportunité de découvrir ce livre dans le cadre du Grand Prix des Lectrices ELLE 2015.

2 réflexions sur “Malabourg de Perrine Leblanc

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