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l'ange de charbonPrésentation de l’éditeur : Tout commence par le tonnerre et l’engloutissement, le grand tremblement de gorge de « Monsieur Richter ». Face à ce nouvel esprit vaudou, M’Badjo Baldini – « nègre errant d’origine italienne » – parvient à tenir la dragée haute à l’apocalypse. Si le personnage principal de l’Ange de charbon est Port-au-Prince, avec son peuple de martyrs et de rescapés, d’esprits et de morts-vivants, on comprend que c’est par le verbe que M’Badjo Baldini surmonte le Mardi des douleurs. « Je vis chaque jour mon épopée », déclare-t-il au huitième matin du désastre tout en récapitulant les femmes-cyclones de sa vie. Et au onzième enfin : « Ma ville se meurt, gît dans son sang. Ma ville-mouroir. Je reviendrai un jour réveiller tes métamorphoses. » Secoué d’un bout à l’autre d’un grand éclat de rire, ce chant d’un Maldoror noir, la tête dans les étoiles et le regard insolent, est comme une ultime réplique au séisme ravageur.

Éditions Zulma – 175 pages

Depuis le 3 avril 2014 en librairie.

Ma note : 2 / 5

Broché : 17 euros

Un livre des Éditions Zulma dont j’apprécie grandement la charte graphique, un premier roman, une frontière littéraire inexplorée jusqu’alors… Il n’en fallait pas plus pour me donner envie de lire L’ange de charbon de Dominique Batraville. Mais autant de péchés mignons littéraires ayant l’art de me plaire réunis en un seul ouvrage, c’était louche, il y avait forcément une faille…

L’ange de charbon, c’est la trace écrite et poétique du séisme de février 2011, ces trente-cinq secondes haut placées sur l’échelle de Richter qui ravagèrent Port-au-Prince, la capitale d’Haïti. Ayant vécu la catastrophe de l’intérieur et observé les dégâts tragiques du désastre, l’auteur témoigne, entre sagesse et démence. Son verbe ne pouvait être autrement qu’excessif mais sa démesure, son extravagance, son caractère fantasque me l’ont rendu impénétrable. La verve surréaliste teintée de références tantôt bibliques, tantôt vaudous, a égaré mon entendement. Abandon en page 80. Je ne renonce pas définitivement pour autant à la littérature haïtienne !

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Un grand merci aux Éditions Zulma et à Babelio pour m’avoir offert l’opportunité de découvrir ce livre.

Une réflexion sur “L’ange de charbon de Dominique Batraville

  1. Pingback: Les brasseurs de la ville d’Evains Wêche | Adepte du livre

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