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washL’été est tout juste là et déjà, la rentrée littéraire 2014 – consultable en un clin d’oeil sur la lettre du libraire – est sur de nombreuses lèvres. Alors que 607 romans sont annoncés – seuls 75 seront des premiers romans -, des titres filtres déjà…

Comme l’an passé, je vous rejoue mon propre festival du premier roman. Parce que j’aime toujours autant les nouvelles plumes, potentielles promesses de toutes les audaces, de tous les renouveaux littéraires. Et parce qu’il me tient toujours autant à coeur de contribuer, ne serait-ce qu’un petit peu, à la mise en lumière de nouveaux auteurs qui, contrairement aux sempiternelles têtes de gondole lues, relues et parfois peu réinventées, ne bénéficient pas de super plans de com’ pour rencontrer leur public.

Sera donc ici fait un tour d’horizon le plus complet possible des premiers romans français ou des premiers romans étrangers à paraître dès la mi-août 2014, qui sera complété tout au long de l’été. Êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être de best seller de demain ? Voici, après La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #1, La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #2 et La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #3, un quatrième aperçu de ces livres qui deviendront peut-être les classiques et autres incontournables des années à venir, l’amorce d’une nouvelle vague littéraire, à condition que vous leur laissiez une chance en les lisant, merci pour eux puisque c’est tout le malheur qu’on leur souhaite :

Aux Éditions Belfond :

Giovanni le bienheureux de Giovanni Arpino (Italie), à paraître le 4 septembre : La vie de Giovanni, un jeune homme désargenté de 23 ans, à Gênes, en 1950. Il est accompagné de Mario, un bourlingueur beau-parleur, ancien prisonnier de guerre, et de Mange-trous, avaleur de feu et de grenouilles.

Wash de Margaret Wrinkle (États-Unis), à paraître le 18 septembre : Sensible, poétique, porté par une construction où s’enchevêtrent les voix de trois personnages, un premier roman comparé par une presse enthousiaste à Toni Morrison et William Faulkner, qui transcende les époques pour conter un épisode méconnu de l’histoire de l’esclavagisme aux États-Unis. Sa force, Wash la puise dans les voix de ses ancêtres africains ; dans les souvenirs de sa mère, Mena ; dans les rituels chamaniques auxquels elle l’a initié dans son enfance ; dans les talismans qu’elle lui a légués ; et aujourd’hui, dans ces instants volés le long de la rivière, auprès de Pallas, esclave elle aussi, métisse et guérisseuse. Sa force, c’est ce qui lui a permis de survivre. Aux humiliations de ses anciens maîtres, jaloux de sa capacité à endurer le pire sans jamais montrer sa douleur ; aux coups qui lui ont ôté un oeil ; au marquage au fer rouge, sur sa joue, de la lettre des fugitifs.
Cette force, c’est ce qui l’aide à supporter que Richardson, son maître, pour sauver la plantation d’une ruine annoncée, l’utilise désormais comme étalon reproducteur. Qu’il le loue chaque vendredi aux propriétaires voisins pour féconder leurs esclaves. Et quand sa force vacille, Wash se raccroche à Pallas et l’écoute parler du lien qui unit maître et esclaves dans une toile d’araignée aussi fragile qu’inévitable.

La jeune fille dans le jardin de Kamala Nair (Angleterre / États-Unis), à paraître le 2 octobre : Rakhee décide de rompre ses fiançailles et de quitter son Amérique natale pour rejoindre sa mère dans un village indien hors du temps où elle a passé son adolescence. Alors qu’elle tente de percer les secrets familiaux, elle apprend l’existence d’un jardin interdit au coeur de la forêt où vit une jeune fille solitaire et recluse.

Je ne t’oublierai pas de Sophie McKenzie (Angleterre), à paraître le 16 octobre : Depuis huit ans, Gen ne se remet toujours pas de la disparition de son bébé, mort à la naissance. Jusqu’au jour où une femme se présente pour bouleverser son destin. Elle lui annonce que son enfant serait encore en vie. Elle part alors en quête de la vérité et découvre l’impensable : les coupables de l’enlèvement seraient des personnes proches…

Aux Éditions Albin Michel :

Madame Diogène de Aurélien Delsaux, à paraître le 20 août : Madame Diogène ne vit pas dans un tonneau mais dans un appartement transformé en terrier. Elle y a accumulé au fil du temps des tombereaux d’immondices dont les remugles ont alerté les voisins. Elle n’en a cure, elle règne sur son domaine, observe le monde de sa fenêtre, en guette l’effondrement et le chaos. Elle sait qu’autre chose se prépare.

Plongée vertigineuse dans la folie, analyse minutieuse de la solitude radicale, ce premier roman d’Aurélien Delsaux explore avec une force et une maîtrise étonnantes un territoire aussi hallucinant qu’insoupçonné.

Aux Éditions Christian Bourgois :

La vie amoureuse de Nathaniel P. de Adelle Waldman (États-Unis), à paraître le 21 août : La trentaine, l’écrivain new-yorkais Nathaniel Piven connaît enfin le succès qu’il recherchait. Son roman est sur le point d’être publié, de nombreux journaux le sollicitent pour collaborer et il est entouré par les femmes les plus désirables.  Mais est-il capable de s’engager réellement ? C’est la question qui se pose lorsqu’une de ses aventures prend un tour plus sérieux…  Immergée dans le Brooklyn des jeunes intellectuels, Adelle Waldman ausculte la psyché de ce citadin contemporain, imparfait, souvent exaspérant, mais qui lutte en permanence avec sa propre anxiété liée aux femmes. « Une comédie de mœurs du XXIe siècle intelligente et charmante. Waldman excelle à rendre compte des défauts de communication dans une relation amoureuse. » Jess Walter, The New York Times Book Review « Adelle Waldman pourrait bien être la Jane Austen de cette génération. Dans son roman, aussi amusant que douloureusement juste par moments, elle ausculte à la perfection les marivaudages de ceux qui forment l’aristocratie d’aujourd’hui : la jeune élite littéraire de Brooklyn. » The Boston Globe « Un auteur à suivre. Profondément intelligent. » Jonathan Franzen « Pourquoi ce livre est-il si court ? Espérons qu’il y aura une suite !… » Gary Shteyngart

Aux Éditions P.O.L :

Ici commence la nuit de Alain Guiraudie, à paraître le 2 octobre : Gilles, un jeune homme, découvre son attirance amoureuse pour Pépé, un vieillard de 98 ans. Les réactions ne se font pas attendre, notamment celle du chef des gendarmes. Lui-même attiré par Gilles, il va user de son autorité pour assouvir sa passion.

À l’oeil nu de Alice Roland, à paraître le 2 octobre : Des strip-teaseuses évoquent les corps qu’elles ont vu passer dans l’espace d’un sex-show. Surgissent des réflexions sur l’anatomie, mais aussi sur la morale, les sentiments, la politique, la métaphysique, etc.

Sauve qui peut Madrid ! de Kiko Herrero, à paraître le 9 octobre : L’auteur évoque son enfance, son adolescence et sa jeunesse à Madrid, à travers des moments, des flashs, des épisodes, etc. Instants heureux et tragiques s’entremêlent alors que l’Espagne quitte la période franquiste pour entrer dans l’époque de la Movida.

Aux Éditions Mercure de France :

Vera de Jean-Pierre Orban, à paraître le 21 août : Au retour de Rome, quand j’ai aperçu la silhouette d’Augusto dans l’immense hall de la gare Victoria où il était venu m’accueillir, j’ai eu honte. Le train nous avait ramenés. Je ne peux le dire qu’ainsi. Au sens propre. Ce n’était plus nous qui nous emportions. Qui nous lancions vers l’avant comme à l’aller, les cheveux au vent, penchés par la fenêtre, la poussière me battant le visage, venue, on aurait dit, du sol de l’Éden. Le train nous ramenait. Tels des corps que l’on détachait de la terre offerte. On nous reconduisait dans le pays où nous vivions. Mais c’était quoi la vie ? Et c’était où ? Londres, 1930 : Vera vit à Little Italy avec ses parents, Ada et Augusto, immigrés italiens. Rapidement la jeune fille se laisse enrôler dans une organisation à la gloire de Mussolini. Elle croit naïvement que l’idéologie fasciste lui forgera une identité. Mais l’arrivée de la guerre chamboule ses espérances. Écartelée entre sa langue maternelle et celle du pays d’adoption, Vera se laissera emporter par d’autres dérives. Puis elle croira enfin venu le temps de construire le récit de sa vie et de l’Histoire. De trouver sa vérité, elle dont le prénom signifie «vraie», et de la transmettre… Peuplé de personnages décrits à l’encre noire, ce roman bouleversant nous parle d’identité et de racines. Et de l’espoir, parfois déçu, de les dépasser.

7 réflexions sur “La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #4

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