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priceL’été n’est pas encore là et déjà, la rentrée littéraire 2014 – consultable en un clin d’oeil sur la lettre du libraire – est sur de nombreuses lèvres. Alors qu’on ne sait encore pas combien de romans seront annoncés et que l’on ignore par conséquent quelle part sera consacrée aux premiers romans, des titres filtres déjà…

Comme l’an passé, je vous rejoue mon propre festival du premier roman. Parce que j’aime toujours autant les nouvelles plumes, potentielles promesses de toutes les audaces, de tous les renouveaux littéraires. Et parce qu’il me tient toujours autant à coeur de contribuer, ne serait-ce qu’un petit peu, à la mise en lumière de nouveaux auteurs qui, contrairement aux sempiternelles têtes de gondole lues, relues et parfois peu réinventées, ne bénéficient pas de super plans de com’ pour rencontrer leur public.

Sera donc ici fait un tour d’horizon le plus complet possible des premiers romans français ou des premiers romans étrangers à paraître dès la mi-août 2014, qui sera complété tout au long de l’été. Êtes-vous prêts à vous offrir de l’inattendu, du jamais lu, lecteurs en tous genres, liseurs de tous horizons, impatients découvreurs de nouvelles saveurs et peut-être de best seller de demain ? Voici, après La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #1, un deuxième aperçu de ces livres qui deviendront peut-être les classiques et autres incontournables des années à venir, l’amorce d’une nouvelle vague littéraire, à condition que vous leur laissiez une chance en les lisant, merci pour eux puisque c’est tout le malheur qu’on leur souhaite :

Aux Éditions Monsieur Toussaint Louverture :

Price de Steve Tesich (Serbie / États-Unis), à paraître le 21 août : Daniel Price, jeune homme de 17 ans, nous entraîne à sa suite durant cet été qui lui fera abandonner l’adolescence. Étape majeure d’une existence, chargée d’émotions contradictoires, de moments étranges, de rêves à concrétiser, où l’on sait que l’on va avoir une vie sans savoir laquelle. Avec Price, Steve Tesich explore quinze ans avant Karoo les thèmes qui ont hanté sa jeunesse : le mensonge, la maladie, et plus que tout, la relation d’un fils à son père.

Aux Éditions Plon :

La prophétie de Jonas de Joshua Max Feldman (États-Unis), à paraître le 28 août : Avocat d’affaires new-yorkais, Jonas mène une vie débordée et sans but jusqu’à sa rencontre avec un juif hassidique un jour d’orage. Judith, entre Paris et Los Angeles, tente de reconstruire sa vie après la perte de sa famille dans l’un des avions du 11 septembre. Ces deux âmes perdues en quête de sens vont se croiser plusieurs fois avant de se rencontrer à Las Vegas.

Monsieur est mort de Karine Silla, à paraître le 21 août : Installé en Inde depuis 15 ans, Vincent revient à Paris en apprenant la mort de son père. Il se retrouve aux prises avec une mère et des frères devenus des étrangers, dans un appartement familial pesant. Un récit sur le thème de la famille, du deuil, du mensonge et de la culpabilité.

Aux Éditions Robert Laffont :

Le bal des hommes de Arnaud Gonzague & Olivier Tosseri, à paraître le 21 août : Une nuit de 1934, des inconnus pénètrent dans le zoo de Vincennes, abattent et émasculent deux fauves avant de prendre la fuite. Les autorités sont convaincues que les pénis tranchés vont grossir un trafic d’aphrodisiaques destinés aux homosexuels parisiens. Elles chargent l’inspecteur Blèche de résoudre l’affaire. Blèche, homme glacé doté d’une intelligence supérieure et d’une mémoire hors norme, est à la Brigade mondaine chargé de surveiller les « invertis ». Son enquête le conduit à exhumer de dangereux secrets, dans les hauts lieux du Paris interlope des années 1930 et auprès des hommes-clés du milieu, comme Oscar Dufrenne, le flamboyant directeur du Palace. Sur un fond historique réaliste qui prend racine dans la Première Guerre mondiale et jette un pont jusqu’à la Seconde, et nous fait assister aux émeutes du 6 février 1934 ou à l’assassinat du roi de Yougoslavie, des éléments mystérieux ne tardent pas à enfiévrer un récit hyper maîtrisé, à l’intrigue précise. La langue très travaillée de Gonzague et Tosseri fait revivre un Paris extraordinaire et à jamais disparu.

Nous faisions semblant d’être quelqu’un d’autre de Shani Boianjiu (Israël), à paraître le  21 août : Israël, près de la frontière libanaise. L’adolescence ordinaire de trois jeunes Israéliennes, Yaël, Avishag et Léa. À la fin de leurs études secondaires, elles sont incorporées dans l’armée et vivent des expériences parfois épouvantables. De retour à la vie civile, leur vie d’adulte est perturbée.

Aux Éditions Autrement :

Retour à Little Wing de Nickolas Butler (États-Unis), à paraître le 20 août : Hank, Lee, Kip et Ronny, quatre amis d’enfance trentenaires, sont réunis dans leur ville natale à l’occasion du mariage de l’un d’entre eux. Les retrouvailles sont marquées par une complicité joyeuse, mais aussi par l’incompréhension, la désillusion, les rivalités.

La vie de Lillian, mode d’emploi de Alison Jean Lester (États-Unis), à paraître le 20 août : Lillian, une femme d’âge mûr, se penche sur sa vie, ses amants, sa famille, ses choix professionnels, en une série de courts chapitres qui sont autant de modes d’emploi. De Munich à New York, en passant par Londres et Paris, elle se fait tour à tour femme fatale, fille et tante dévouée, amante infidèle ou délaissée, sexagénaire assumant ses désirs.

Aux Éditions Buchet Chastel :

Cent sept ans de Marie-Aimée Lebreton, à paraître le 21 août : De son enfance, Nine ne sait rien, rien que la rencontre de ses parents en Algérie, leur amour trop bref et son père fauché par la guerre dont on a déposé le cœur « dans une cabane en bois ». Madame Plume, sa mère, ne parle pas de ce passé, de son pays, de ses souvenirs. Un jour, elle s’est arrachée à la sollicitude de Fatma la douce, elle a fui son village de Kabylie pour emmener sa petite dans une ville du nord de la France, où elles ont vécu toutes les deux en étroit duo. Alors « une autre errance commence, célébrant le désert sous un ciel trop bas ». Nine grandit tout contre sa mère, avec une soif de savoir, de comprendre et de se libérer qui passera par l’apprentissage du piano, du langage, et aussi par un retour en Kabylie, sur la terre des origines. Ce court récit de l’exil épouse le rythme et la poésie du conte pour nous évoquer la quête identitaire d’une enfant éblouie par son histoire silencieuse.

Une vie d’emprunt de Boris Fishman (Biélorussie / États-Unis), à paraître le 28 août : Slava, jeune juif russe de New York, est un modèle d’intégration. Fuyant sa communauté, sa langue maternelle et le poids du destin familial, il s’est installé à Manhattan où, à défaut de réaliser ses rêves d’écrivain, il a dégoté un poste de larbin pour la prestigieuse revue Century avec, en prime, une petite amie américaine branchée et sexy. Mais la mort de sa grand-mère le ramène brutalement parmi les siens, à Brooklyn, et plus précisément chez son grand-père. Le vieux Guelman a souffert dans la vie parce qu’il était juif, parce qu’il était citoyen de seconde zone en Union soviétique, puis immigré russe en proie au mépris d’une Amérique triomphante et voudrait bien, aujourd’hui, obtenir réparation. Mais il n’est éligible à aucun programme d’indemnisation contrairement à feu grand-mère Guelman. Qu’à cela ne tienne, Slava est écrivain. Il peut trafiquer un témoignage et réparer cette injustice. Slava hésite, puis se pique au jeu… Une vie d’emprunt est un texte poignant et drôle sur l’identité, l’immigration, les aléas de la morale, mais aussi et surtout un saisissant portrait de ces communautés marquées au fer rouge par l’histoire du XXe siècle et passées sans transition d’une société soviétique à l’american way of life.

Aux Éditions des Équateurs :

Zora, un contre cruel de Philippe Arseneault (Québec), à paraître le 21 août : “Il existe, aux confins de la verte Finlande, une forêt peuplée de créatures étranges et fort laides qu’on appelle les fredouilles. Les fredouilles ont deux jambes et deux bras, rattachés à un torse. C’est là tout ce qui les apparente aux humains. Pour le reste, elles présentent des différences notables, et à bien des égards effrayantes.” C’est au cœur de cette forêt, parmi de pauvres hères, mangeurs d’ails et aigrefins venus s’enivrer et se remplir la panse dans « l’Auberge de l’Ours qui pète » que naît la pauvre Zora. Enfant sauvage, battue et humiliée, abandonnée de tous, Zora semble vouée à un destin tragique. Si elle échappe à son père Seppo, maître tripier et égorgeur de vierges, elle va devoir affronter Glad l’Argus, barde mécréant et inventeur de chants maudits, et le capitaine Boyaux, un redoutable maquereau itinérant. Mais elle croisera aussi le chemin de deux hommes avec qui elle se liera profondément. Tuomas, un vieil alchimiste dont les élégantes manières, le savoir et la douceur détonnent dans cette maudite région, et Tero, un jeune chercheur de chants de Carélie hanté par une ritournelle au point d’en perdre le repos. Dans une langue rabelaisienne d’une prodigieuse fécondité où se mêlent l’humour et l’érudition, le grotesque et le fantastique, la cruauté et la poésie, Philippe Arseneault relate l’histoire extraordinaire de Zora. Digne des plus sombres contes nordiques, Zora rend également hommage à la magnifique tradition des « histoires tragiques » par la puissance des images et l’évocation de la misère de notre condition humaine. Il a reçu, au Québec, le prix Robert-Cliche.

15 réflexions sur “La rentrée littéraire 2014 côté premier roman #2

  1. J’en ai noté quelques uns dans ma liste de rentrée. Bien sûr, je suis toujours tentée de relire des auteurs qui m’ont plu mais je laisse aussi une place aux nouveaux romans. C’est un des plaisirs de découverte de la lecture. Merci pour cette sélection

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