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le roman du caféPrésentation de l’éditeur : Café, qui es-tu ? Drogue, business, médicament, plaisir, carburant, poison, ou un ami qui nous veut du bien ? Dans les coulisses des légendes illustrant le grain sombre, au coeur d’un colossal commerce voué à l’écologie pour durer, ce récit romanesque se déguste à travers l’amitié d’un jeune aveugle passionné de cafés et de son extravagante amie d’enfance. Du Brésil au Costa Rica, du Vietnam à la Côte d’Ivoire, rien n’échappe aux regards croisés d’un torréfacteur éco responsable et d’une pimpante journaliste. L’essor de cet or brun est une véritable épopée gorgée de rebondissements, de faits d’armes parfois, plus souvent de passions partagées pour le divin breuvage, une histoire liée à l’esclavage, et tout simplement, à l’humanité. Après la lecture de ces pages qui n’épargnent ni les consommateurs, ni les industriels, vous serez peut-être enclin à changer radicalement vos habitudes de café. Attention ! Ce livre provoque une irrésistible envie de se précipiter chez un torréfacteur pour y déguster un p’tit noir d’excellence.

Éditions du Rocher – 230 pages

Depuis le 23 janvier 2014 en librairie.

Ma note : 3,5 / 5

Broché : 21 euros

Aujourd’hui, deux tiers de la population mondiale prend au moins un café dans la journée. Pour certains, c’est Nespresso or nothing, what else ? Pour d’autres, c’est Illy ou encore Malongo. L’addiction au petit noir est telle que les cafés spécialisés de quartier redonnant les codes de ce breuvage pas comme les autres ont poussé comme des champignons. Un engouement tel que le café est partout : chez soi, au bureau, dans la rue, au bahut… Au point qu’il semble ahurissant de concevoir un monde sans café. Plutôt manquer de pétrole ! Mais ce jus, qui peut être de chaussettes comme un nectar, a-t-il toujours été partout, pour tous ? Finalement, beaucoup l’aiment mais combien le connaissent vraiment ?

Pascal Marmet, addict et connaisseur, a souhaité partager son savoir, raconter l’histoire de ce grain capricieux. Pour ne pas tomber dans l’ouvrage pédagogique, l’auteur a enrobé son propos d’une trame romanesque. Et s’il résulte d’un sujet traité de fond un texte forcément didactique, il faut reconnaître que le mélange des genres est réussi. D’autant que l’histoire de l’or brun est passionnante.

L’argument publicitaire facile de ce genre de livre, à savoir qu’il « provoque une irrésistible envie de se précipiter chez un torréfacteur pour y déguster une tasse d’excellence », est pour une fois vérifié ! En qualité de non buveuse officielle de kawa, les parfums et saveurs évoquées m’ont transportée au point de me faire venir l’eau à la bouche.

À ce texte instructif enrobé d’une jolie histoire se joint un cahier central de photographies qui n’ont, honnêtement, pas grand intérêt.

Vous aimerez sûrement :

Le roman de Saint-Pétersbourg de Vladimir Fédorovski, La calèche de Jean Diwo, Manhattan volcano de Pierre Demarty, Vous ne connaître ni le jour ni l’heure de Pierre Béguin, Hors de moi de Claire Marin, Juste avant de Fanny Saintenoy, Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi de Mathias Malzieu,Du bleu sur les veines de Tony O’Neill, Et rester vivant de Jean-Philippe Blondel, La nuit ne dure pas d’Olivier Martinelli, Une adolescence américaine de Joyce Maynard, L’écologie en bas de chez moi de Iégor Gran…

Extraits :

Avez-vous remarqué que le café est partout ? À la maison, sur les autoroutes, au bureau, dans les aéroports, dans les romans parfois, les distributeurs à la piscine, les gares, la publicité souvent, les bars, les restaurants, les réunions, les hôpitaux…

Bref ! Ne pas aimer le café est un tour de force qui vous condamne au thé, ou pire encore, au coca.

Et si l’expresso venait à disparaître d’un mauvais coup de baguette magique ? Ne serait-ce pas plus grave que de vivre sans pétrole ? Perdre un carburant qui vous réveille le matin et vous accompagne une vie durant serait bien plus douloureux que de n’avoir plus une seule goutte d’essence dans son réservoir. On n’aura qu’à prendre le vélo.

C’est aussi le deuxième produit le plus échangé après le pétrole, et un modeste breuvage accessible aux riches comme aux pauvres. (…)

Alors pourquoi ce formidable attachement ? Serait-ce parce que cent vingt-cinq millions de personnes en vivent ?

Ou parce qu’il représente la moitié des ressources du peuple colombien et joue un rôle vital dans la vie économique et sociale de nombreux pays ? Peut-être.

Par le thé, l’Orient pénètre dans les salons bourgeois ; par le café, il pénètre dans les cerveaux.

Paul Morand

Retour à la case départ sur la rive gauche où naissent trois cafés tendances qui tournent le dos à l’art nouveau de la Belle Époque. Les Montparnos hantent les lieux, un tableau de maître sous le bras, l’oeil glauque, le gosier assoiffé, les poches trouées et la tête pleine de fantaisie.

Tous se donnent rendez-vous au Dôme, à la Rotonde, à la Coupole. La nouvelle vague d’écrivains, de peintres et de sculpteurs est en quête de clients, d’éditeurs, d’Américains fortunés ou d’amateurs éclairés.

(…)

Les deux cafés survivants de l’école des Existentialistes sont le Café de Flore et Les deux magots. (…)

On pourrait se poser la question de savoir s’il existe en 2014 des cafés de légende ?

Je pense que le Café Costes et le Café Beaubourg font honneur à ces ambiances mi-dandy mi-littéraire, qui se veulent post-moderne au coeur des Halles.

… Et même si l’esprit d’un Voltaire ou d’un Balzac ne souffle plus sur ses toits gris aux milliers de cheminées couleur brique, Paris, de tout temps à jamais, ne cessera de se remettre en question pour ne jamais lasser.

Un grand merci aux Éditions du Rocher pour m’avoir offert l’opportunité de découvrir ce livre.

Une réflexion sur “Le roman du café de Pascal Marmet

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