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le bruit des autresPrésentation de l’éditeur : Depuis la mort de son mari, Celia tient le monde à distance. Propriétaire d’un immeuble à Brooklyn, elle a choisi ses locataires pour leur discrétion. Puis il y a l’arrivée de Hope, une belle femme un peu perdue, fuyant un mari infidèle. Lorsque Hope entame une liaison dangereuse et qu’un de ses locataires disparaît soudainement, Celia voit ses murs vaciller. L’équilibre précaire qu’elle était parvenue à construire vole en éclats et l’oblige à sortir d’elle-même. Amy Grace Loyd ausculte le bruit des autres à travers les murs d’un brownstone et guette les désordres, les désirs de ce petit monde. Une exploration sans tabou du deuil, du sexe et des petits arrangements avec la vie dans un New York voluptueux et brûlant.

Éditions Stock – 260 pages

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean Esch.

Depuis le 19 mars 2014 en librairie.

Ma note : 3,5 / 5

Broché : 20 euros

Ebook : 14,99 euros

Le bruit des autres est une double opportunité : celle de découvrir l’élégante nouvelle maquette de la collection La Cosmopolite, mais surtout celle d’embarquer au fil des mots d’une nouvelle plume américaine, Amy Grace Loyd. Un premier roman que l’on peut qualifier de troublant.

Si l’histoire de Celia, jeune veuve propriétaire d’un brownstone new-yorkais, laisse au commencement présager un livre sur le chagrin et le deuil assez conventionnel pour ne pas dire anodin, il évolue imperceptiblement mais sûrement vers une chronique urbaine délirante et ardente.

Toujours amoureuse de son défunt mari, Celia n’aspire qu’à la solitude, la tranquillité et surtout à son intimité et celle de ses locataires-voisins triés sur le volet. La règle est claire : chacun chez soi. Mais l’harmonie du microcosme vole en éclat à l’arrivée de la mystérieuse Hope. Dès lors, la distance et la discrétion de rigueur entre les uns et les autres laissent place à un chassé-croisé d’intimités livrées à tout-va : un vieux loup de mer fugueur, un couple au bord de la crise de nerfs et une fraîche divorcée aux frasques sado-masochistes qui traversent les murs.

Confrontée à ces autres qui font irruption dans sa vie, Celia se souvient de ce qu’elle a tenté d’oublier à coup de mises à distance et d’anesthésier à coup de somnifères. Mais la bruyante et dérangeante Hope, porteuse d’espoir d’un lendemain, participe à la tranfiguration de Celia qui se reconnecte petit à petit à la vie et à ses émotions, aussi primaires soient-elles, oscillant constamment entre contrôle et lâcher-prise.

Ce livre charnel est l’histoire d’un retour à la vie et aux émotions physiques et psychiques. La première partie du livre, soit une bonne moitié, est très voire trop lente au point de presque envisager de laisser le livre tomber des mains. Mais quand il « commence » enfin, impossible de le lâcher, il est hypnotisant. L’histoire opère un crescendo fascinant sur le terrain des pulsions, des instincts, de la folie et explore la complexité émotionnelle avec délicatesse et justesse. Subtile et dérangeante, cette mise en scène très contemporaine est servie par une écriture élégante, sensuelle et authentique. Le bruit des autres, entre désir, violence, perversité, curiosité, incertitude, imprévu ou danger évoque tout simplement la vie.

referme doucement sur lui comme un piège – ou une hypnose. Le premier opus de l’Américaine Amy Grace Loyd est de ceux-là, qui s’ouvre comme une fiction aimable, très new-yorkaise, presque anodine – une jeune veuve, propriétaire d’un petit immeuble à Brooklyn, s’apprête à accueillir une nouvelle locataire dans l’un de ses stu
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Il arrive qu’un roman enlace subrepticement son lecteur jusqu’à le ligoter, qu’il se referme doucement sur lui comme un piège – ou une hypnose. Le premier opus de l’Américaine Amy Grace Loyd est de ceux-là, qui s’ouvre comme une fiction aimable, très new-yorkaise, presque anodine – une jeune veuve, propriétaire d’un petit immeuble à Brooklyn, s’apprête à accueillir une nouvelle locataire dans l’un de ses studios –, mais peu à peu s’éloigne des sentiers balisés du tableau social pour s’aventurer sur le terrain bien plus incertain des pulsions, des instincts, de l’égarem
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A Brooklyn, la vie d’une jeune veuve est bouleversée par l’arrivée d’une troublante voisine. Une plongée dans les affres du désir, de la perversité
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A Brooklyn, la vie d’une jeune veuve est bouleversée par l’arrivée d’une troublante voisine. Une plongée dans les affres du désir, de la perversité.
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A Brooklyn, la vie d’une jeune veuve est bouleversée par l’arrivée d’une troublante voisine. Une plongée dans les affres du désir, de la perversité.
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Extraits :

Les femmes disent trop souvent pardon. Nous le disons quand ce n’est pas à nous de le dire.

Partout ailleurs dans le wagon, des doigts manipulaient des gadgets, quelques têtes étaient reliées à des écouteurs blancs. (…)

Tant d’énergie potentielle exprimée dans ce rassemblement de personnes et d’appareils, conçus pour affirmer le droit à l’intimité en public, pour détourner le regard et plus. Seul un homme tenait un Daily News. Plus de livres aujourd’hui. Avant, j’espionnais ce que les gens lisaient : Dean Koontz, Patricia Cornwell, Nelson DeMille, Stephen King. J’avais vu Woolf aussi, Virginia, et Tchekov, Calvino, mais moins souvent, il faut le reconnaître ; et puis, il y avait tellement de livres que je n’étais pas capable de cataloguer, beaucoup dans des langues étrangères, d’autres alphabets. Je travaillais dans l’édition à l’époque, pour une petite maison, et je croyais, avec la conviction de la jeunesse, que certains livres, les bons livres, permettaient de mesurer le désir d’une personne d’affronter la vie au lieu de s’en retirer.

Merci aux Éditions Stock et à Libfly de m’avoir offert l’opportunité de découvrir ce livre.

4 réflexions sur “Le bruit des autres d’Amy Grace Loyd

  1. Pingback: Les douze tribus d’Hattie d’Ayana Mathis | Adepte du livre

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