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pigeon, volePrésentation de l’éditeur : Née en 1968 en Voïvodine (alors yougoslave, aujourd’hui en Serbie), Melinda Nadj Abonji a d’abord été élevée en hongrois par sa grand-mère. Elle a rejoint à six ans ses parents à Küsnacht, en Suisse. Deux patries, deux langues, deux libertés. C’est sur cette expérience que repose Pigeon, vole. La narratrice Ildikó Kocsis y raconte alternativement des histoires d’émigration et des anecdotes de Voïvodine. La famille Kocsis a trouvé son bonheur en Suisse. En 1993, elle ouvre son propre restaurant au village. Mais pour en arriver là, il aura fallu aux parents, Rosza et Miklós, de la force, de la patience et de l’humilité. Les deux filles, Nomi et Ildikó, donnent un coup de main mais aspirent à conquérir leur liberté. Elles ne veulent plus se laisser humilier et insulter parce que étrangères. Sur un ton vivace, coloré et plein d’esprit, Melinda Nadj Abonji raconte ces deux aspects d’une émigration et d’une intégration réussies. L’auteur démontre une grande virtuosité stylistique, capable de construire une forme musicale et un style extrêmement souple tout en conservant la limpidité de sa narration. Elle maîtrise ses différentes langues et en utilise musique et images pour élaborer ainsi une structure rythmique subtile, et pourtant facile à lire, elle nous conduit entre humour et tendresse à la fois à la recherche du secret du grand-père et à la poursuite des aspirations des deux soeurs. Le lecteur est aussi fasciné par la vitalité et la modernité de ces jeunes femmes que par le rythme de l’écriture. En 2010, elle a reçu le Buch Price de Francfort (Prix allemand du livre) pour Pigeon, vole.

Éditions Métailié – 238 pages

Depuis le 23 août 2012 en librairie.

Archive du blog Gwordia

Ma note :

Broché : 20 euros

Ebook : 13,99 euros

Abandon en page 78. Ce récit, en lice parmi les trente romans initialement sélectionnés pour le Prix Fnac, ne m’a pas convaincue. Les souvenirs d’enfance de l’auteur n’ont à mes yeux que peu de saveur et le style, des phrases interminables et confuses du fait d’un entremêlement des dialogues, des réflexions de la narratrice et des descriptions, a eu raison de ma volonté. Les éclairages sur la guerre en Yougoslavie et sur l’intégration réussie dans un pays – la Suisse – connu pour sa politique migratoire plutôt fermée étaient pourtant des matières riches à exploiter…

Ma bonne foi m’oblige toutefois à souligner que ce livre à certainement plus que souffert de passer entre mes mains directement après Trois fois le loyer, l’extraordinaire pépite signée Julien Capron de la rentrée littéraire 2012.

Un grand merci aux Éditions Métailié pour m’avoir offert l’opportunité de découvrir ce livre en avant-première.

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