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Psecond portrait d'irenarésentation de l’éditeur : Lorsque Darius apprend la mort de Zagraw, il doit rentrer en Pologne pour régler sa succession. Il revient dans ce pays qui n’est plus le sien, dans la ville de Poznan qu’il a quittée, et retrouve le froid, la noirceur des après-midi dans le quartier de Solasc. Ce sera l’occasion pour lui de renouer avec son amour de jeunesse, Irena, et de se confronter brutalement à ce qu’il a fui.

Naïve éditions – 138 pages

Depuis le 6 février 2014 en librairie.

Ma note : 2 / 5

Broché : 17 euros

Et puis parfois, malgré même mon attachement tout particulier aux premiers romans, la rencontre n’a pas lieu. S’il est toujours délicat de dire qu’on n’a pas aimé un livre, cet exercice est d’autant plus difficile pour une première oeuvre dont on sait que l’auteur novice, plus que tout autre, sera sans doute à l’affût et certainement beaucoup plus sensible à la critique qu’un vieux briscard de la plume. Bref, en un mot comme en cent, j’ai beau respecter le travail qu’a fourni l’auteur, je n’ai pas aimé son livre.

C’est l’histoire d’un retour au pays – la Pologne – pour régler une succession d’un homme exilé à Paris depuis des années. Occasion pour Darius de se confronter à ses racines, sa culture, sa famille, son amour destructeur de jeunesse. Et de se rendre compte que tout lui semble étranger. Pas étonnant à mon sens étant donné les portraits rebutants des gens qu’il a laissé derrière lui, sans compter le climat slave que s’en mêle. Le héros laisse indifférent et les personnages secondaires au mieux ne créent pas d’empathie, au pire agacent.

Diplômée de l’École de photographie d’Arles et photographe indépendante au sein d’une agence, l’auteur réalise des portraits et des reportages pour la presse. Elle est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages sur la photo. Je trouve d’ailleurs très étrange que la photographie de couverture ne soit pas un cliché de l’auteur ; celle choisie étant au demeurant magnifique. Déformation professionnelle oblige, l’art de Laura Berg prend une place importante dans Second portrait d’Irena qui est sa première fiction. Là est d’ailleurs à mon sens le point fort de ce roman : l’oeil de la photographe transpire dans l’écriture ; l’on voit comme sur un cliché ce qu’elle décrit.

Au-delà de ça, cela reste pour moi un livre étrange dont je me demande encore ce qu’il cherche vraiment à raconter. Il y a plusieurs pistes et rien de réellement étayé à la fois, une sorte de tourbillon mais qui rebute plus qu’il entraîne.

J’arrête là le massacre, vous m’aurez comprise, je n’ai pas accroché.

Vous aimerez sûrement :

La femme du tigre de Léa Obreht, Pigeon, vole de Melinda Nadj Abonji, Femmes de Mihail Sebastian, Les étrangers de Sandor Marai…

Un grand merci aux Éditions Naïve et à Babelio pour m’avoir offert l’opportunité de découvrir ce livre.

3 réflexions sur “Second portrait d’Irena de Laura Berg

  1. En effet, c est toujours difficile, mais ça a le mérite d être franc et honnête.
    malgré son côté négatif, j ai aimé ta critique.
    et puis parfois c est la petite claque qui fait qu un auteur devient meilleur par la suite!

    Aimé par 1 personne

    • Merci pour ton commentaire rassurant. Je culpabilise toujours un peu quand je fais une critique négative mais je préfère effectivement être honnête avec moi-même et les gens qui me lisent. Merci pour ta visite et à très bientôt j’espère !

      J'aime

  2. Pingback: Malabourg de Perrine Leblanc | Adepte du livre

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