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D’Hollywood à Monaco, le roman d’une légendegrace kelly

Présentation de l’éditeur : Fille de millionnaire, comédienne obstinée, reine du cinéma, éternelle amoureuse, mélancolique chronique, mère accomplie et princesse au grand cœur, Grace Kelly est une icône et son destin est une légende, celle d’une reine d’Hollywood devenue souveraine après avoir trouvé son prince charmant. Elle a passé tant de temps dans la lumière qu’on croit connaître d’elle le moindre secret. Mais les images ne disent pas tout. Grace Kelly a tout au long de son existence incarné un idéal qui n’était qu’un trompe-l’œil. Voici une plongée dans les profondeurs floues du protocole monégasque et des plateaux hollywoodiens, une invitation à découvrir l’envers de tous les décors d’une vie passée devant les objectifs et mise en scène sur pellicule. Grace Kelly est un iceberg dont la légende s’écrit comme un roman. Ce portrait, brossé d’une plume remarquable, ressuscite la femme et fait fondre la glace.

Éditions Premium – 233 pages

Depuis le 24 janvier 2014 en librairie.

Ma note : 4,5 / 5

Broché : 18,90 euros

Moi qui pensais « connaître » Grace Kelly, quelle surprise ! Mais comme le dit Sophie Adriansen dans son préambule, écrire sur Grace Kelly, c’est s’attaquer à un iceberg. Alors oui, il y a la vision réductrice de l’actrice-princesse froide et distanciée vue et revue en films, interviews ou photographies. Autant de supports qui procèdent du fantasme et contribuent à ériger le mythe.

Mais la belle et parfaite Grace ne disait-elle pas elle-même que « l’idée même que ma vie est un conte de fées relève elle-même du conte de fées » ? Un jeu de mots qui, sous couvert d’humour, semble traduire une réalité bien moins pailletée, pour ne pas dire sombre…

Grace Kelly, d’Hollywood à Monaco, le roman d’une légende retrace donc bien évidemment les facettes actrice et princesse de Grace Kelly, mais s’attarde davantage sur la petite fille mal aimée qui n’obtiendra jamais la reconnaissance paternelle tant espérée, l’ambitieuse déterminée épanouie quand elle tourne mais déçue par la mentalité de cet Hollywood tant convoité, la femme libre mangeuse d’hommes, l’amie fidèle, l’épouse délaissée et bafouée enfermée dans une cage dorée et la mère attentionnée.

Tout ceci raconté en sept dates clés de son existence (1947 : La comédie, une vocation ; 1954 : La déferlante Kelly ; 1956 : Le mariage du siècle ; 1962 : La tentation Hitchcock ; 1965 : Le plus beau rôle ; 1978 : Le coeur d’une princesse ; 1982 : Le clap de fin) accompagnées de nombreux flash-back nécessaires pour tout cerner et d’un superbe cahier central de photographies, toujours trop court à mon goût. Le parallèle entre la filmographie et l’existence de Grace Kelly est fascinant. Sa carrière pourrait-on dire prophétique semble n’avoir été que la répétition générale avant d’interpréter son vrai grand premier rôle, celui de la vie…

Cette biographie qui se lit comme un roman est un très bel hommage, sincère et respectueux, à une femme bien moins lisse que le papier glacé des innombrables couvertures de magazines qu’elle fit. Et finalement, la partie immergée de l’iceberg, la réalité de cette magnifique femme, est encore plus captivante que celle de la saga construite pas les médias.

Vous aimerez sûrement :

The Guitry’s d’Éric-Emmanuel Schmitt, Cosima, femme électrique de Christophe Fiat, Madame Hemingway de Paula McLain, Accordez-moi cette valse de Zelda Fitzgerald, Ciseaux de Stéphane Michaka, Loving Frank de Nancy Horan…

Extraits :

Sur les plateaux des feuilletons, Grace avait été remarquée et respectée pour son talent autant que pour sa beauté. Toujours dans la maîtrise, elle se rendait aux studios vêtue d’un manteau de vison. N’était-ce pas là ce que faisaient les actrices renommées ? Il est parfois nécessaire de ressembler à la personne que l’on veut devenir pour devenir la personne à qui l’on veut ressembler.

« La liberté de la presse est telle qu’elle prive les individus de la leur. », dirait Grace des années plus tard, évoquant le traumatisme qu’aura constitué l’intrusion permanente des caméras dans son intimité. Mais il fallait aussi se méfier de ses proches – Grace l’avait appris à ses dépens en découvrant, peu après l’annonce de ses fiançailles avec Rainier, que Margaret Kelly, sa mère, avait dressé la liste de ses conquêtes précédentes, de Clark Gable à Oleg Cassini en passant par Jean-Pierre Aumont et Gene Lyons, pour un reporter curieux. Elle lui avait affirmé que Rainier était au moins le cinquantième homme qui demandait Grace en mariage. Les articles avaient été publiés dans toute l’Amérique et avaient même traversé l’Atlantique.

« On ne doit pas parler de l’avenir, c’est la meilleure façon de le rater. »

La princesse, quoi qu’ayant à sa disposition une batterie de nurses, était une mère presque comme les autres, qui lisait – en français – Alice au pays des merveilles et les Contes d’Andersen à ses enfants attentifs. « On peut ouvrir les enfants au monde de bien des manières. Leur donner l’amour des livres me semble la meilleure. » Avant d’accoucher dans la bibliothèque du palais, elle-même n’y avait-elle pas si souvent trouvé refuge ?

Un grand merci aux Éditions Premium et tout particulièrement à l’auteur Sophie Adriansen pour m’avoir offert l’opportunité de découvrir ce livre dédicacé.

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